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Premier aperçu de la végétation du Congo français

(i Complet rendus de l’Académie des Sciences, séance du 2 août 1886.)

Les premières notions sur la végétation du Congo français nous ont été fournies par deux herbiers provenant de la Mission de l’ouest africain, et recueillis, l’un par MM. Thollon et Schwébish, l’autre par MM. J. de Brazza èt Pecile. Les principaux endroits explorés au point de vue botanique sont : les environs de Franceville, de Brazzaville, d’Ossika, des postes de Diélé, de Lékéti et je Nganchou. Ces collections comprennent 599 espèces. La famille la plus riche est celle des Légumineuses. Parmi les Graminées, qui viennent au second rang, 6 espèces se retrouvent en Amérique. C’est un fait qui soulève d’importantes questions de géographie botanique. Une famille ordinairement très réduite, celle des Chailletiacées, présente 7 espèces. Les Orchidées, au nombre de 12, sont presque toutes épiphytes, mais sans pseudo-bulbes renflés. Les Fougères sont rares, comme dans toutes les flores africaines.

20. — Description d'un Dorstenia nouveau de l'Afrique équatoriale.

{Bulletin de la Société botanique de France, t. XXXfft, janvier 1886.)

Ce Dorstenia est une espèce gigantesque. Un des individus cultivés dans les serres du Muséum atteint 2 mètres de haut. Les réceptacles, vus de profil, ont à peu près la forme d’une moitié longitudinale d’un fer de flèche; ils ont deux cornes : l’une inférieure, courte; l’autre supérieure, appendiculée. Cette espèce, par son port et la configuration particulière de ses réceptacles, vient se placer près des D. Psilurus Welw. et bicuspis Schwemf., qui sont aussi de l’Afrique tropicale; l’autèur la dédie, sous le nom de Dorstenia Massoni, à M. le commandant Masson, gouverneur du Gabon, qui l’a fait parvenir au Muséum avec beaucoup d’autres plantes vivantes de cette colonie.

ir l’herbier de l’Amérique du Nord > d’Histoire naturelle.

Après unè courte notice biographique sur Élie Durand, l’auteur donne

la traduction d’un document inédit d'une certaine importance. C’est la préface d’un manuscrit rédigé par ce savant et généreux botaniste, et intitulé : Catalogue général des plantes croissant dans l'Amérique du Nord, du 26' degré de latitude aux régions polaires et de l’Océan Atlantique au Pacifique, avec un précis de l'histoire de l'herbier Durand. Ce précis nous indique toutes les collections nord-américaines qui sont venues enrichir le Muséum, grâce au don de M. Durand. Nous pouvons citer celles de Nuttal, Torrey, Raflnesque, Muhlenberg, Bigelow, Elliott, etc. Ces collections, jointes à celles de Michaux, Gray, Engelmann, Trécul, etc., que nous possédions déjà, forment un ensemble qu’on ne pourrait trouver dans aucun autre musée d’Europe.

\d floram Brasüiœ. centrales cognoscendam.

les tiges stériles grimpent appliquées contre les rochers, sur lesquels elles sont maintenues par des ventouses qui terminent les vrilles de leurs feuilles. Les folioles de ces mêmes feuilles sont fortement inéquilatérales. Les rameaux qui portent les fleurs sont au contraire étalés ; ils ont des feuilles à folioles beaucoup plus grandes et presque régulières.

25. — Description du genre nouveau Saldanhæa de l'ordre des Bignoniacées.

(Adansonia, 1868, t. VIII, p. 358, pl. 7,11 et 12.)

« L’étude des fruits des Bignoniacées envoyées du Brésil à M. Bureau par divers explorateurs, et notamment par M. Corrèa deMéllo, lui a prouvé que l’ancien groupe Cuspidaria DC. renferme au moins quatre genres, qui non seulement ont des caractères bien distincts, mais qui devront même être fort éloignés les uns des autres dans une classification naturelle des Bignoniacées. L’un d’eux, le genre Saldanhæa, dédié à M. de Saldanha de Gama, commissaire du gouvernement brésilien à l’Exposition internationale de 1867, est fondé sur le Cuspidaria? lateriflora DC. L’auteur en décrit Une seconde espèce, S. confertiflora n. Sp. Ce genre est. caractérisé par : « fructus siliquæformis, valvis septo parallelis, septo piano; ovula in « utrôque loculo 4-seriata. »

« M. Bureau, indique un autre groupe générique, dont le type est le Cuspidaria callistegioidès DC. M. Miers a, lui aussi, reconnu ce nouveau genre, et lui a; donné lé nbm de Clytostoma. M. Bureau a pu voir dans les herbiers neuf ou dix espèces de Clytostoma, dont cinq en fruits. Ces fruits sont fort remarquables; iis se rapprochent par leurs valves épineuses de ceux des Pithecoctenium, avec lesquels on pourrait les confondre au premier abord ; mais leurs graines sont épaisses, irrégulières et imbriquées sur deux rangs seulement dans chaque.loge; tandis que celles de Pithecoctenium sont très minces, à contour presque orbiculaire, et disposées sur un grand nombre de rangs dé chaque côté dé la cloison. » (Bulletin de la Société botanique de France, t. XVI, 1869 : Revue bibliographique, p. 11.)

26. — Descripçâo do genero Saldanhæa creado na ordem. das Bignoniaceas.

(Rime de'l'Institut historique et géographique du Brésil, 1868, une planche.)

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