‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 17 sur 29 · II. — DÉRIVÉS DE LA QDINOLÉINE ÉT DE LA PTRIDINE · texte numérisé non relu

II. — DÉRIVÉS DE LA QDINOLÉINE ÉT DE LA PTRIDINE

p. 85; 1882, mutin de la Société- chimique, y XXXVIII, p. 124; 1882). -

M. Claus et d’autres chimistes avaient affirmé que la quinoléine ne peut pas fournir de produits d’addition avec le brome. Je montre qu’il n’en est pas ainsi et qu’on obtient, dans des conditions spéciales, un produit d’addition stable, le bromhydrate de bromure de quinoléine C'’H’AzBr^HBr. J.a pyridine et la lutidine donnent également des produits d’addition. Ces corps sont analogues, par leur aspect et leurs réactions, aux produits d’addition du brome à la nicotine, étudiés par M. Huber et par MM. Cabours et Étard. Il est ainsi démontré que la nicotine se rapproche de la pyridine et de la quinoléine, et renferme comme elles un noyau pyridique non hydrogéné.

La quinoléine présente dos relations remarquables avec un grand nombre d’alcaloïdes naturels, et l’étude de ses dérivés doit apporter des notions importantes pour la connaissance de leur constitution; c’est ce qui m’a engagé à quelques recherches sur la production des quinoléines.

M. Skraup ayant fait la synthèse de la quinoléine au moyen de la glycérine, de l’aniline et de l’acide sulfurique, il y avait lieu d’admettre que, dans une première phase de la réaction, la glycérine donnait d’abord de l’acroléine, qui réagissait ensuite sur l’aniline. S’il en était ainsi, on devait obtenir une phénylquinoléine au moyen de l’aldéhyde cinnamique, qu’on peut considérer comme de la phénylacroléinc. L’expérience a vérifié cette prévision; l’aldéhyde cinnamique, chaulfée avec de l’acide sulfurique et de l’aniline, a donné la phénylquinoléine C'HL CH'Az, cristallisable et fusible à 83°.

rechekciies

SUBSTANCES COLLOÏDALES

E. - RECHERCHES SUR LES SUBSTANCES COLLOÏDALES ET LA SYNTHÈSE DES ALBUMINOÏDES.

mine et d'un colloïde azoté obtenu par la synthèse {Comptes rendus^ t. XCVllI, p. i3i et i336; 1884. BuUetin de la Société chimique, l. XLII, p.;4; ■884- Comptes rendus de la Société de Biologie). — 51. Sur l'étbylate lemque et l’hydrate ferrique colloïdal {Comptes rendus, t. XCVlll, p. io5; 1884. Bulletin de la .Société chimique, l. XLlt, p. i55; 1884). — 52. Sur diverses substances colloïdales {Comptes rendus, t. XCVIII, p. i434; 1884. Btdletin de la Société chi-

de^l'hydrate ferrique {Comptes rendus, t. XCVIU, p. i485 cl 1S40; .884. Bidletin de la Société chimique, t. XUl, p. aoO; 1884). — 54. Théorie de la coagu-

Les matières albuminoïdes ontjongtemps formé, dans la science, un groupement isolé, dont on ne connaissait pas d’analogues. La complexité de leur molécule, dont il n’est pas possible de déterminer le poids, la facile coagulation d’un grand nombre sous de faibles influences, leurs transformations réciproques, leur donnent, pour ainsi dire, un caractère mystérieux. Les premiers travaux qui nous ont donné des connaissances précises sur la nature de ces corps sont les recberches magistrales de M. Schützenberger, qui a dédoublé l’édifice complexe des molécules albuminoïdes et a montré que, par hydratation, elles se résolvent en acides amidés,'en ammoniaque et en urée. C est en me basant sur ce dédoublement que j’ai pensé à donner une définition des albuminoïdes, de même que la définition des corps gras est établie d’après leur dédoublement en acides gras et en glycérine.

De plus, il m’a semblé que leurs caractères d’instabilité et de coagulabilité venaient de leur nature colloïdale, due au poids élevé de la molécule. J’ai donc défini les albuminoïdes de la façon suivante : Les matières protéiques sont des colloïdes azotés se dédoublant par hydratation en acide carbonique, ammoniaque et acides amidés. Je me suis occupé de préparer des composés répondant à cette définition et qui constitueraient, pour ainsi dire, des albuminoïdes de synthèse. J’ai d’abord obtenu un composé colloïdal azoté d’un poids moléculaire élevé C”H*'’Az"'0’‘', qui se forme par l’action de l’urée sur l’anhydride aspartique. Ce corps répond à la définition précédente; il se coagule par les acides, les sels alcalins, les sels métalliques, et il donne, avec le sulfate de cuivre et la potasse, la coloration bleu violet qu’on observe dans les mêmes conditions avec les albuminoïdes; mais il ne se coagule pas par la chaleur, et, pour bien marquer l’analogie des colloïdes azotés synthétiques avec l’albumine, il était important d’en obtenir qui auraient, comme elle, la propriété de se coaguler par la chaleur. J’y suis arrivé, et j’ai préparé un colloïde organique azoté qui possède les caractères de coagulabilité de l'albumine et qui peut être considéré comme un albuminoïde élémentaire obtenu par voie de synthèse. Ce colloïde, qui s’obtient par l’action de l’ammoniaque sur l’anhydride amidobenzoïque, donne des solutions qui se comportent comme des solutions étendues d’albumine. Additionnées de différents sels, elles se coagulent par l’action de la chaleur à des températures variant avec la quantité de sel ajouté. J’ai déterminé l’influence de la dilution sur la coagulation, fait voir que ce dernier phénomène exige une quantité d’autant plus grande du sel que la solution est plus étendue; la coagulation dépend tout à la fois de la dilution et de la proportion des sels.

Les solutions étendues d’albumine et celles du colloïde amidobenzoïque se comportent de la même façon sous l’influence de la chaleur et des sels. Quand elles sont assez diluées pour ne pas se coaguler par la chaleur, elles présentent un même ordre de réactions intéressantes ; elles précipitent à froid par un courant d'acide carbonique en donnant un précipité qui se redissout dans un courant d’air. Cette propriété n’avait été constatée que pour les globulines, dont le colloïde de synthèse se rapproche ainsi.

Précipite à chaud par l’addition de sel marin, de sulfate de chaux, de sulfate de magnésie, de chlorhydrate

e se coagule pas par l’ébullii ienl trouble après quelques es d’ébullition.

après saturation Après addition d’une quantité in 5 carbonique. suffisante de chlorure de sodium poi la coaguler, la solution devient co{

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