Picobia villosa is Syringophilus bipectinatus
(,The American Natumlist, 1898, p. 682.)
Dans cette note, j’établis que l’Acarien décrit et figuré dans ce même journal sous le nom de Picobia vülosa, est identique à Syringophilus iipeclinalus, espèce probablement cosmopolite et que l’on trouve dans le tuyau des plumes d’un grand nombre d’Oiseaux (Voyez 58,59).
Le genre Picobia doit être considéré comme synonyme de Syringophilus, bien qu’il ait la priorité, ses caractères élant inexacts ou fondés sur une déformation accidentelle.
77.— Description d’un nouveau genre et d’une nouvelle espèce de la sous-famille des Cheylétiens.
{Bull. Soc. d’Etades Scient. d'Angers, 1885.)
Cette très petite espèce {Cheylurus socialis) est très commune dans les Musées d’histoire naturelle, et se trouve notamment sur les peaux d’Oiseaux préparées, où elle paraît vivre, à la manière des Sarcoptides détriticoles, de matières organiques en décomposition. Elle a été identifiée depuis avec Tarsonemus floricolus, décrit en 1875 par Fanzxgo et Canestrini, d’après des individus trouvés sur les fleurs et les feuilles des végétaux vivants.
78. — Sur le Stylogamasus lampyridis, Grovel. (Bull. Soc. Zoologigue de France, XX, 1895, p. 178.)
. Cette prétendue espèce nouvelle, type d’un genre nouveau, n’est qu’une nymphe asexuée, à peu près indéterminable sous cette forme.
83. — Description de trois Acariens marins (Halacaridæ) provenant de Côtes de la Terre de Feu.
Sur des Algues marines rapportées par M. Hakiot au Muséum de Paris et conservées dans l’alcool, j’ai trouvé trois espèces nouvelles à’Halacaridæ: Rhombogmthus magnirostris plumifer, ~ Halacarus paroirostris (considéré ultérieurement comme un Agaue), — el Halacarus Harioti ; — les premières de cette famille décrites comme provenant de l’Amérique du Sud.
sont : Simognathus leiomems, Halacarus anomalus, H. tabellio, H. gihbtis Var. britannica, Leptognathus Kervillei, qui sont décrits et figurés.
Dans les généralités, je décris la forme très spéciale de l'Ovi&capte (ou Omposuor) chez Bhombognalhns pascens et Halacarus actenos (lig. dO).
Je montre que ['Halacarus spinifer n’est adulte qu’en hiver ; en Juillet-Août, on ne trouve que des nymphes ; d’Octohre au printemps,
Halacariens des grandes profondeurs, avec 3 pl. d’après les dessins de M. G. Neumans.
91 ''■s. — Note préliminaire sur les Acariens Marins dragués à de grandes profondeurs par M. KŒHLER dans le Golfe de Gascogne (Août-Septembre 1895).
Ces Acariens sont les premiers que l’on connaisse des grandes profondeurs : on en a recueilli jusqu’à 1410 mètres. Ils vivent sur les Coralliaires {Amphihelia proliféra et Solenosmilia variabilis), qui forment de véritables buissons dans le Golfe de Gascogne.
La plupart des espèces sont propres à ces grandes profondeurs et nouvelles pour la science. Telles sont : Halaamis abyssorum, H. Caudani, Agatie aculeala, Aielopsalis Incuspis, Coloboceras Kœhlm. D’autres se retrouvent dans la zone littorale, mais sont en minorité.
Les espèces .abyssales sont caractérisées par la faible épaisseur et la pubescence de leurs téguments ; leurs poils tactiles sont souvent en forme de plume décomposée. Leur rostre est faible et à palpes styliformes, dépourvus de dents ou piquants propres à saisir les proies de forte taille. Le développement des yeux est variable, ce qui est d’accord avec ce que l’on observe dans d’autres groupes habitant également les grandes profondeurs.