Diagnoses préliminaires d’espèces nouvelles d’Aca
riens plumlcoles (l"-® et 2® note); additions et corrections à la sous-lamllle des Analgésinés.
(Bull. Soc. i'Etudsa sdentif. d'Angers, 1898.)
Ce Mémoire (qui fait suite aux n”* 62, 63, 66, 67, 69, 70) contient, dans ses deux parties, la description d’environ 95 espèces nouvelles. Je fais, en outre, plusieurs corrections â la classification du groupe ; le genre Prololichus et son sous-genre Mesolichus, qui est nouveau, sont mieux circonscrits ; j’indique les caractères qui distinguent les femelles des quatre genres : Alloptes, Plerocolus, Pterodecles et Proo (op/iÿtWes; je montre que deux espèces ont été confondues sous le nom spécifique « lambda » : l’une sera Pseudalloptes lambda (sur Coracopsis comorensis), l’autre : Alloptes lambda (sur Nettapus
En tenant compte de ces nouvelles additions, le nombre des espèces nouvelles que j’ai décrites, de 1885 à -1898, dans la famille des Sarcoptides dépasse 350, et le nombre des genres ou sous-genres nouveaux est de 20. Cette famille renferme actuellement environ 68 genres et 520 espèces. Les sous-espèces ou variétés ne sont pas comprises dans ce chiffre.
72. — Sur les Métamorphoses du genre Myobia et diagnoses d’espèces nouvelles d’Acarlens (Myobia Poppei, M. panlopus, Labidocarpus megalonyx mâle.)
A propos d’une espèce nouvelle (Myobia Poppei) que j’ai trouvée sur une Chauve-Souris {Vesperugo abramus), je décris la nymphe qui
présente des particularités qui n’avaient pas encore été signalées, et qui semblent en rapport avec les mœurs ; celte nymphe, en effet, s’enfonce, pendant sa métamorphose, dans le follicule pileux et ne présente plus Informe des pattes qui est en rapport, chez la larve et chez l’adulte, avec la station sur les poils. Je décris cette espèce, une seconde espèce (MyoMa yantopus), vivant sur Stjnolus barbasïellus, et le mâle de Labidocarpus megalonyac (Voyez 50), dont la femelle seule était connue.
73, — Les grands Trombidions des pays chauds.
SodM Enlomologique de France, 1894, avec flgures.)
Je décris, d’après les spécimens appartenant au Muséum de Paris, trois grandes espèces de Trombidions provenant des régions intertropicales. Ce sont : Trombidium linetorium, l., espèce la plus anciennement connue (d’Afrique et d’Asie méridionale); Tr. pipas (de l’Inde); et Tr. Dugesi (du Mexique). Ces deux dernières sont nouvelles. J’indique les caractères distinctifs qui permettent de déterminer ces trois espèces.
74. — Sur l’organe appelé Crête (Crista) chez les Tromhididui.
— Les Trombidions sont carnassiers.
{Bull. Soc. Entomologigue de France, 1894, p. 44 et 46.)
De l’examen approfondi de cet organe, situé à la partie supéroantérieure médiane du céphalothorax, au-dessus du ganglion cérébral, je conclus qu’il représente un double appareil sensoriel. La cupule externe est un organe auditif, homologue de l’organe pseudo-stigmatique des Oribatidés ; la partie interne représente les yeux médians antérieurs plus ou moins atrophiés.
Dans une note additionnelle, j’établis que les Trombidions, contrairement à l’opinion admise par certains naturalistes, sont carnassiers à Tâge adulte.
’VS. — Note sur une grande espèce de Bdelle maritime originaire d’Islande (Bdella sanguinea).
{Journal de l'Anatomie et de la P/tysiologie, 1894, p. 117,1 ««.)
Cette espèce {Bdella sanguinea] est commune sur tous les rivages de l’hémisphère septentrional. D'après les exemplaires que je possède, on
la trouve en France, en Islande, au Spilzberg ; il est probable qu’elle existe dans d’autres localités intermédiaires, notamment en Angleterre, où elle a été décrite sous un autre nom. Elle se nourrit de Podurelles {Amtrida maritima) que l’on trouve, avec elle, au Croisic, à la surface des marais salants. Elle appartient au sous-genre Molgus.
Je donne un tableau des sous-genres admis dans le genre Bdella, je passe en revue les autres espèces du genre connues des régions arctiques, et j’en indique la synonymie aussi complète que possible. Une comparaison directe sera nécessaire pour savoir jusqu’à quel point ces diverses espèces diffèrent l’une de l’autre. Je termine en donnant la description méthodique de l’espèce et quelques détails sur ses mœurs.