Die Geographische Verbreitung der Tiere
(Traduction allemande du précédent, avec 2 cartes, 1892.)
Dans ce traité, j’ai conservé les grandes Régions Zoologiques établies par Wallace et qui sont aujourd’hui classiques, mais j’ai cru devoir y ajouter une Région Arctique et une Région Antarctique. Dans le Chap. II, j’indique les caractères de ces deux régions en faisant ressortir leur importance, surtout au point de vue paléontolog'ique, et je discute l’hypothèse d’un grand continent austral ayant existé pendant la période mésozoïque.
Dans les Chap. III-V, je donne les caractères des autres grandes Régions nommées parWALLACE : Palearctique. NearcUque. Ethiopienne. Orientale, Néotropicale et Australienne et je montre qu’on pourrait les réunir deux à deux, dans l’ordre que je viens d’indiquer. Ces grandes régions se subdivisent en sous-régions dont je donne également les caractères.
Dans le Chap. YI, j’étudie les moyens de dispersion des Animaux en passant en revue chaque classe, et je montre l’influence que le mode de locomotion a sur leur Distribution géographique : c’est ainsi que les Oiseaux sont nombreux et variés dans les archipels de la Polynésie, tandis que les Mammifères n’y sont guère représentés que par des Chiroptères. — J’étudie ensuite les caractères fauniques des Régions et sous-régions, et je termine en indiquant les méthodes
graphiques les plus pratiques pour dresser des cartes figurant la distribution géographique des Animaux, ou des diagrammes schématiques résumant ces caries.
Le Chap. Vil est consacré à l’étude de la distribution des Animaux terrestres. Je montre que les Régions Herpétologiques ne concordent pas avec les Régions Mammalogiques (qui sont les régions de ■Wall.ace), et qu’un nouveau facteur doit entrer en considération lorsqu’il s’agit des animaux inférieurs, à savoir : l’époque d’apparition sur le globe du type considéré. De même, les Régions Entomologiques terrestres ne concordent pas avec les précédentes, et je mets le fait en évidence par la comparaison des diagrammes propres à ces différents groupes; en même temps, je donne des tableaux schématiques indiquant la distribution des familles de chaque groupe dans les Régions zoologiques.
Les Animaux d’eau douce (Ciiap. VllI) ont aussi leur mode de distribution particulier, et c’est peut-être celui qui présente le plus de fixité. Au contraire, la distribution des Animaux ailés ou aériens (Chiroptères, Oiseaux, Lépidoptères), est très vaste, de telle sorte que les animaux appartenant à ces groupes sont beaucoup moins caractéristiques d'une région donnée.
Le Chap. X traite de la répartition des Animaux marins et j’insiste sur le rôle des Courants dans cette distribution, comparable jusqu’à un certain point à celle des Animaux aériens. Je définis les Zones marines, les Faunes littorale, pélagique, et j’indique les animaux caractéristiques de ces grandes divisions zoogéographiques. — Le Chap. XI est consacré à la Distribution bathymétrique et hypsométrique des Animaux, et j’y étudie successivement la faune des Grandes Profondeurs des Océans, celle des Hauts Sommets, les faunes lacustres et souterraines.
Le dernier Chapitee montre les relations de la Paléontologie avec la Géographie Zoologique et je passe successivement en revue les différentes classes du Règne Animal en indiquant les migrations des faunes et les origines de la faune qui peuple actuellement le Globe terrestre.
164. - Au bord- de la mer, Géologie, Faune et Flore des Côtes de France (de Dunkerque à Biarritz).
Cet ouvrage dè vulgarisation a pour but de mettre à la portée des gens du monde les notions d’histoire naturelle néeessaires pour se
faire une idée de la Géologie de nos côtes et déterminer les Animaux marins et les Algues que l’on peut avoir l’occasion d'observer pendant un séjour aux bains de mer.
Après avoir étudié la Géologie de nos côtes de l’Océan en supposant qu’on les côtoie sur un navire et donné des notions sur la formation des falaises, des plages de sable et de galets, des dunes, etc,, j’aborde l’étude des Algues marines et des autres plantes maritimes, puis celle des Animaux marins ou habitants des plages, depuis les Protozoaires jusqu’aux Mammifères. Les figures, multipliées autant que le format du livre le permet, facilitent la détermination de ces types nombreux qui sont rapidement passés en revue, en insistant sur ceux qui se présentent le plus ordinairement aux yeux de l’observateur, ou qui ont un intérêt spécial par leur rôle utile ou nuisible.
165. — Du rôle des courants marins dans la distribution géographique des Mammiières amphibies et particulièrement des Phoques et des Otaries.
(C.-M. Académie des Sciences de Paris, XCtl, 188-1, p, 1118 ; - Bull. Soc. cCEludes Scient. d'Angers, XI, 1881, p. 21 ; Le Naturaliste, 1,1881, p. 429; - Extrait ; Annals and Magasine of Naturel Hislory (5), VIII, p. 70.)
La distribution géographique des Otaries présente des particularités qui semblent au premier abord difficiles à expliquer ; c'est ainsi que les espèces des côtes de Californie appartiennent à un genre bien distinct de celles des îles Gallapagos. Je montre que la connaissance des courants marins jointe è celle de la distribution paléontologique du groupe permettent d’expliquer très nettement sa répartition gtegraphique actuelle.
Les Otaries sont originaires du Pôle Sud, d’où les courants marins les ont portés vers le Nord. Mais dans l'Océan Pacifique, ces animaux n’ont jamais pu franchir l’Equateur, d’où ils étaient repoussés par des courants chauds. C’est par l’Océan Indien, en suivant les côtes de l’Australie et franchissant enfin le détroit de Macassar, que les Otaries ont pénétré dans le Nord-Pacifique où l’orientation de leurs migrations annuelles s’est trouvée forcément changée.
Je montre que des considérations analogues expliquent la distribution géographique des Phoques, originaires du Pôle Nord et des autres types du groupe des Pinnipèdes.
169. — De la nécessité d’une Zoographie, à propos de la Phytographie de M. A. de Candolle.
(Le Naltiralisle, II, 1880.)
La plupart des descriptions d’Animaux faites par des auteurs différents, quelquefois même par le même auteur, ne sont pas comparables faute de règles et de méthode dans le choix et l’énumération des caractères. D’où la nécessité d’une Zoographie qui fixerait des règles à