‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 3 sur 27 · La Genèse du Pus · texte numérisé non relu

La Genèse du Pus

Dans ce travail, j’étudie la formation du pus en tenant compte de la théorie de Schiff sur le retour à l’état embryonnaire des cellules endothéliales des capillaires' et de celle de Cohniieim désignée sous le nom de Diapédèse.

ïec les nouvelles méthodes onnelles des émissions sanj ;ie du proce- u mil mr à peu de chose près le l'exsudât étant cependai ie les différentes formes fication des formes clinic îur la nature des exsudât; dir le lien de modalité pl

inflammatoire examiné au point de vue anatomique et physiologique. Il n’y a indication réelle de la saignée que pour combattre les congestion.s collatérales résultant de la compression produite par l’exsudât. Par contre, étant donné que le nombre des globules diminue dans l’inflammation (plus d’un tiers en moins dans la Pneumonie, d’après Bouchard), la saignée est plutôt nuisible. Mais on produit un appel de lymphe, on délaie le sang dans une plus grande quantité de sérum, ce qui se traduit par la sensation de soif éprouvée par le malade. Quel que soit le soulagement constaté chez celui-ci à la suite d’une déplétion sanguine, on s’aperçoit facilement que ce soulagement n’est que passager et .obtenu aux dépens de l'appauvrissement du sang et de l’épuisement des forces.

Dans le dernier Chapitre, j’arrive aux indications thérapeutiques et rationnelles de la saignée, en prenant pour base la doctrine de VExpectation qui considère toute mflammalion franche comme ayant une marche cyclique, et, par suite, se borne au traitement des symptômes. A ce point de vue, la saignée est le traitement anliplélhorique par excellence et l’on doit l’employer lorsqu’il y a, dans la pneumonie, par exemple, menace d’asphyxie, congestion violente, transport au cerveau. .Mais le résultat est aussi fugace que rapide et seulement palliatif. Je compare ensuite la saignée aux autres méthodes dites antiphlogistiques telles que l’application du froid, l’emploi de la Digitale, de la Vératrine, etc. — .Aujourd’hui, il y aurait lieu de comparer, au point de vue clinique, les effets des émissions sanguines

Les Antiseptiques de nature minérale font l'objet du Chap. l'f. J’insiste sur ce fait d’observation que les antiseptiques les plus énergiques sont des composés de ce que les chimistes appellent les métaux nobles, c’est-à-dire de ceux qui sont peu altérables par l’air. De même, pour les métalloïdes, c'est le plus ou moins d'affinité pour l’hydrogène, qui paraît servir de règle à leur pouvoir antiseptique. Quant aux sels, leur pouvoir antiseptique est manifestement en rapport inverse de leur abondance dans la nature et plus particuherement dans les tissus des animaux et des végétaux.

Je passe ensuite en revue les Métalloïdes et les Métaux, ainsi que leurs composés, en m’arrêtant surtout à ceux qui sont employés en médecine et en indiquant leurs propriétés physiques, chimiques et physiologiques, ainsi que leur équivalent antiseptique.

Dans le Chap. 11, j’étudie, en suivant la même méthode, les Antiseptiques empruntés à la chimie organique et qui sont plus nombreux et souvent plus intéressants que les précédents. Ici, le pouvoir antiseptique du composé dépend du groupement des atomes (Carbone, Hydrogène, Oxygène, Azote), mais surtout du nombre de ces atomes, de telle sorte que la formule d’un composé permet de prévoir à l’avance, presque à coup sfir, son action sur l’organisme et de déterminer approximativement son équivalent antiseptique.

De même que le mélange de plusieurs antiseptiques minéraux donne un produit plus antiseptique sans êtfe plus toxique, les composés empruntés à la chimie organique nous fournissent, mais ici sous forme de produits chimiques bien définis, des corps présentant les mêmes avantages au point de vue de la thérapeutique. Ainsi l’Iodoforme, à dose égale, est bien moins toxique que l’Iode, et peut être donné à l’intérieur à des doses bien supérieures à celles où ce dernier serait toxique, bien qu’il renferme en réalité 90 d’iode.

Je passe en revue successivement tous les produits pharmaceutiques empruntés à la chimie organique en les classant d’après leur composition, et suivant l’ordre adopté dans les traités de Chimie. Cette revue, si rapide qu’elle soit, est destinée à servir de guide au praticien en lui indiquant la véritable nature d’une foule de produits d’un emploi journalier mais dont le nom n’indique nullement la composition chimique (Vaseline, Glycérine, Résorcine, Antipyrine, etc.).

La Seconde Partie est consacrée aux applications cliniques des notions contenues dans la première partie. Je traite, en autant de Chapitres, du traitement antiseptique des maladies de VAppareil respiratoire, de VAppareil digestif, de l’Appareil circulatoire, de VAppor

n dans les accouchements

iu nez, de la rjorge et des oreilles, inécologie.

ROisiÈME Partie traite de Vhygiè . .

et des personnes qui sont appelées à leur donner des soins; de la désinfection des habitations, des objets de literie et des vêtements. — L’Appendice renferme un certain nombre de tableaux, d’un usage, pratique, sur les Doses antiseptiques des principaux médicaments usités, - leur classification d’après \em Pouvoir antiseptique, — leur Equivalent toxique, etc., et je donne, à titre de memento, une classification abrégée des Bactéries pathogènes.

Cet ouvrage de vulgarisation scientifique a été rédigé à une époque où les traités de Bactériologie étaient encore assez rares et où le rôle des Microbes dans les maladies était très vivement discute par la grande majorité des médecins. Son plan général fut approuvé par Pasteur qui voulut bien le dép'bser lui-même sur le bureau de l’Académie des Sciences, le 9 novembre 1885.

Les Bactéries étant des végétaux inférieurs du groupe des Cryptogames, visibles seulement au microscope, je prends comme point de départ les Champignons parasites et les, moisissures, qui sont bien visibles à l’œil nu, mais dont l’organisation et les propriétés nuisibles à l’égard des organismes supérieurs permettent de mieux comprendre le rôle biologique des Bactéries. Je passe successivement en revue ta Rouille du blé, l’Ergot de seigle, \’Aspergillus glaucus, l'Oidium, le Peronospora infestans, le Mildiou, puis la Muscardine et enfin les Teignes des maladies de la peau chez l’Homme, la Pelade, le Muguet, etc.

A leur suite viennent les Ferments figurés qui constituent un autre groupe de végétaux cryptogames, et je décris les ferments ou levures des fermentations alcoolique, acétique, lactique, butyrique, etc., qui se rapprochent déjà des Bactéries beaucoup plus que les précédents, ou leur appartiennent ; tes microbes des maladies des vins sont

J’aborde ensuite l’étude des Bactéries (ou Schizomycétes), et je donne une idée aussi nette que possible de leurs formes, de leurs dimensions, de leur mode de nutrition et de reproduction à l’état libre ou dans l’organisme des animaux et des végétaux. La fermentation putride ou cadavérique, les bactéries aérobies et anaérobies, les microbes des eaux sulfureuses, du salpêtre, les microbes fossiles de la houille, les microbes chromogènes, etc., sont successivement passés en revue ; puis les bactéries des maladies des animaux domestiques sont l’objet d’un chapitre spécial, sans oublier la Baye dont le microbe était encore inconnu, mais dont Pasteur venait d’inventer le traitement par vaccination après morsure, applicable i l’homme.

Le Chapitre suivant est consacré aux Microbes des maladies de l’Homme. Je rappelle les espériences de Pasteur qui ont démontré la présence des germes d’un très grand nombre de Bactéries dans Pair, et anéanti la théorie des générations spontanées. Je décris les microbes que l’on trouve, à l’état de santé, dans la bouche et le canal digestif et ceux de la carie dentaire, puis les prétendus Bacilles des fièvres intermittentes décrits par Klebs et Cecci et les Hématozoaires, reconnus depuis seuls coupables, découverts par L.averan. La Fièvre récurrente, la Fièvre jaune, la Fièvre typhoïde, le Choléra, la Diphtérie sont étudiés au même point de vue, ainsi que d’autres maladies dont le microbe est encore douteux (Scarlatine, Variole, Vaccine, Bougeole, Coqueluche).

Les microbes de la Tuberculose, de la Lèpre, de la Pneumonie, des Suppurations, de l’Erysipèle, etc., mieux connus, complètent cette

Je passe ensuite à l’étude des Ptomaïnes et des Toxines qui sont les principes actifs nuisibles secrétés par les bactéries, et je compare leur

Dans les Chap. suivants, je traite des moyens de défense que l’on possède contre les microbes et particulièrement de l’Antisepsie et de l’Asepsie ; de l’hygiène des eaux potables et je décris le filtre Chamberland ; enfin j’indique les principaux antiseptiques connus. Un chapitre est destiné à donner une idée des méthodes de recherche et de culture des Bactéries usitées dans les laboratoires. Les deux derniers traitent la question du polymorphisme des microbes et celle de l’origine des maladies contagieuses en comparant la théorie microbienne aux autres théories que l’on proposait encore de lui opposer, à cette époque. La terminologie et la classification des microbes fait l’objet d’un court appendice.

ceux relatifs à la Rage, aux Fiivns intermittmles, au Cheléra, à la Grippe épidémique, à la Pneumonie, au Tétanos qui peuvent être considérés comme entièrement nouveaux. Les théories récentes sur la Phagoajlose, la Non-spéeifieité de certains microbes et sur les Associations microbiennes, sont exposées ici pour la première fois. Le volume renferme 25 figures de plus que la 1" édition.

9. — Guide pratique du Diagnostic Bactériologique des maladies microbiennes, à l’usage des Médecins

(t vol. in.l2, avec 39 lig., Paris, 1896.)

Ce petit volume a été rédigé pour mettre le diagnostic bactériologique à la portée des médecins qui exerçent loin des grands centres scientifiques seuls pourvus de laboratoires de micrographie. J’ai voulu montrer, en me basant sur mon expérience personnelle, qu’il était possible de faire delà bactériologie pratique en s’organisant, à peu de frais, un laboratoire rudimentaire dans un coin de son cabinet de travail. Pour tenter cet essai, comme je le dis dans la Préface, Je m’autorise des conclusions adoptées par l'Académie de Médecine, le 30 juillet 1895, sur la proposition de M. Cadet de Gassicourt, et formulées par lui dans les termes suivants :

» L’Académie de Médecine, convaincue que le seul moyen d’assurer

le diagnostic et d'enrajer la propagation de la diphtérie est de s’éclairer de toutes les lumières de la science moderne, émet le vœu :

4 1° Que des laboratoires d’examen bactériologique, dirigés par des savants spéciaux, soient ouverts dans le plus bref délai et que tous les médecins en soient avisés par la plus large publicité ;

c 2“ Que les facultés de médecine, les écoles de plein exercice et les écoles secondaires de médecine et de pharmacie soient pourvues de laboratoires bactériologiques destinés à faire, dès maintenant, les examens et à instruire les médecins et les pharmaciens dans ces recherches spéciales ».

Dans la Première PARTiEde ce guide, j'indique les instruments et les manipulations qui constituent la technique générale delà Bactériologie en me bornant au strict nécessaire. Je décris l’installation d’un laboratoire élémentaire telle qu’elle peut être faite dans l’embrasure d’une fenêtre du cabinet de travail. Je donne quelques notions de microscopie et de micrographie et j’énumère les accessoires et les réactifs que je considère comme indispensables.

Le Ch.ap. 111 indique les méthodes générales communes à tous les examens bactériologiques : récolte au lit du malade, préparation extemporanée ou définitive, coloration, cultures, inoculations aux animaux, et je termine par des notions générales sur la forme des Bactéries et sur les indications cliniques que l’on peut en déduire.

La Deuxième partie décrit la technique spéciale à chaque genre d’examen bactériologique : produits pathologiques de la bouche et du poumon, fausses membranes, crachats, salive buccale, mucus nasal ; sang, pus, urine, liquides de la pleurésie, de la méningite, de la péritonite, etc. ; évacuations alvines, sécrétions des organes génitaux, éruptions cutanées, etc. Pour chaque genre d’examen, on suit une méthode systématique toujours la même (renseignements préliminaires; examen et recherche du microbe spécifique ou des microbes associés ; diagnostic, renseignements cliniques et indications thérapeutiques). Les figures, dessinées sous mes yeux d’après des photographies microscopiques, sont disposées de telle sorte que l’on peut embrasser d’un seul coup d’œil tous les microbes que l’on est susceptible de rencontrer dans chaque examen (fausse membrane, crachat, etc.), ce qui facilite le diagnostic et le rend plus pratique.

La Troisième Partie donne le catalogue systématique, descriptif et raisonné des Bactéries pathogènes, en indiquant pour chacune d’elles les particularités de coloration et de cultures qui permettent un diagnostic exact. L'ne table analytique détaillée relie les trois parties entre

Page 1