Seconde note sur le même sujet
(C.-B. Semcea Soc. de Jtlologie, 3 eoM 1900, p. 742 ,■ — 9 novembre 1900, p. 893.)
Les Sarcoptides détriticoles (Tyroglyphinœ) peuvent s’introduire accidentellement dans l’organisme de l’Homme et s’y reproduire. Ces cas, dits de faux parasitisme, sont assez rares et il importe de les étudier avec soin, afin desavoir jusqu’à quel point ces Acariens doivent être
ainsi qu’on l’a admis jusqu’ici. Je fais exception, bien entendu, pour les Linguatules qui, d’après moi, ne sont pas des Acariens et doivent constituer tout au moins un Ordre à part.
Le cas que je signale est intéressant en ce que, malgré quelques lacunes inhérentes à ce genre de recherches, son histoire est plus complète que celle de tous les autres cas analogues enregistrés dans les recueils de médecine. 11 se rattache aux précédents en montrant avec quelle facilité les Sarcoptides détriticoles s’accomodent des habitats les
Un jeune médecin anglais, ayant séjourné plusieurs années dans rinde, présente un kyste du pli de l’aîne, remontant à six ans ; ponctionné le 30 juillet 1899, parle D' Pye Smith, à Shefficld (Angleterre),
il en sort environ 71 grammes d’un liquide clair (pesanteur spécilique : 1008), renfermant de nombreux spermatozoïdes encore actifs et de nombreux Acariens vivants. Une seule goutte étalée sur une lame de verre, montre en moyenne, au microscope, 10 Acariens au grossissement de 100 diamètres, ce qui suppose plus de 900 individus pour le contenu entier du kyste ; il existe en outre des peaux de mues et des
Ces Acariens m’ayant été communiqués par M. C.-M. Hector, du Laboratoire de Pathologie de VVniveniiy College de Shelfield, je les ai déterminés comme une espèce nouvelle de Tyroglyphinœ du genre Hisliogaster, que j’ai décrit sous le nom A'Histiogaster spermaltcus, et, à défaut de renseignements précis, j’ai émis l’hypothèse quel’Acarien avait été introduit par une sonde.
Les renseignements obtenus ultérieurement du patient lui-même prouvent que mon hypothèse était exacte. 11 avait été sondé dans l’Inde, au cours d’un accès pernicieux, et si l’Acarien en question est nouveau pour la science, c’est qu’il appartient à la faune de l’Inde, en-
Ce fait, rapproché de ceux que j’ai signalés précédemment, prouve que les Sarcoptides détriticoles peuvent vivre dans un milieu liquide et dans un milieu plus ou moins privé d’air respirable, tel que ce kyste, remontant à six ans, et qui s’était développé peu à peu. On a le droit de se demander si l’irritation produite par les Acariens n’a pas été la principale cause de l’accroissement du kyste. Ce qui est certain, c’e.st que l’infestation a eu lieu, très probablement, du fait d’une seule femelle pleine d’œufs, introduite par la sonde et qui n’en a pas moins produit, dans ces conditions plutôt défavorables, une colonie de près d’un millier d’individus. Nous savons d’ailleurs, par ce qui se passe chez les Sarcoptides plumicoles, que les Acariens pénètrent facilement par les canaux les plus étroits, et que leurs fortes chélicères leur permettent de franchir, par effraction, les impasses dans lesquelles ils se trouvent accidentellement enfermés. Dans le cas présent, le commensalisme du Sarcoptide détriticole pourrait donc, après mûr examen, se compliquer d’un véritable parasitisme.
24. — Les Parasites des Habitations Humaines et des denrées alimentaires et commerciales.
(1 vol., Bibliothèquedes Aides-Mémoires avec 53 fig ; -1895.)
Ce livre est en quelque sorte un résumé des recherches analysées sous les numéros précédents. Dans la Première Partie, j’étudie suc-
connaître leurs formes larvaires, car c’est sous cette forme qu’ils commettent généralement leurs dégâts et j’indique les caractères qui permettent de les distinguer.
Dans la Deuxième Partie, j’indique les moyens de défense et d'abord les insecticides, mais j’insiste surtout sur les procédés propres à préserver les locaux d’après leur nature et les habitudes des parasites qui les fréquentent, puis sur ceux qu’il convient d’employer pour protéger les substances alimentaires, les vêtements, les fourrures, les objets d’histoire naturelle, les bois de construction, etc. Je termine par quelques renseignements sur les Laboratoires d’Entomologie pratique qui sont à la disposition du public.
25. — Note sur les Acariens parasites des fosses nasales des Oiseaux.
[C.-R. des Séances de la Société de Biologie, 17 novembre 1894 ; — Bulletin de la
Les Acariens parasites que l’on trouve dans les fosses nasales des Oiseaux appartiennent k la famille des Gamasidæ et doivent former
variées (genres : Rhinonyssus, dans lequel rentre le Denmnyssus Nitzcki deGiebel ; PHlonyssus et Sternosiomum). On devra probablement y joindre le genre Halaracime (Allmann) qui vit dans les fosses
ît Sternoston
lérinaires allemands, Weber et Zürn (1882), qui n’en ont pas donné les caractères, bien qu’ils aient constaté qu’il provoque par sa présence une inflammation catarrhale de la pituitaire. Ceux que j’ai étudiés avaient l’estomac gorgé de sang. On ne connaît pas encore l’adulte, tous les individus observés étant des nymphes encore dépourvues d’organes génitaux (Voyez 25).