‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 2 sur 12 · PALÉONTOLOGIE · texte numérisé non relu

PALÉONTOLOGIE

supérieul mi. sL. Géol. Fr., 3> séi-., t. XII, p. 346456, pl. XIII-XV. Paris, 1884.

2. Beitrâge zu einer Monographie der Ammonitengattung Harpoccras. Nenes

Jahrh. f. Miner., Geol, Pal, Beil.-Bd. III, p. 585-322, pl. XI-XII. Stuttgart, i885.

3. Ueber die « Polymorphidae », eine neue Ainmonitenfamilie aus dem Lias.

Ibid., 1883, II, p. 89-163, pl. IV-V. Stuttgart, 1883.

4. Beitrag zur Kenntniss der oberneocomen Ammomtenfauna der Puezalpe bel

Corvara (Südtirol). Beitr. -z. Pal CEsterreich-Ungarns. t. VU, n» 3, 89 p., 6pl. dont 4 doubles. Gr. in-4". Vienne, 1888.

5. Note sur le péristome du Phylloceras mediterraneum. Bull Soc. Géol Fr.,

3» sér„ t. XVIII, p. 328-333, pl. IV. Paris. 1890.

6. Études sur les Ammonites des étages moyens du système jurassique, I. Genre

Sonninia. II. Genre Witchellia. Ibid., 3' sér., t. XX, p. 233-333, pl. VIII-X. Paris, 1893.

3. Les Ammonites du Permien et du Trias, remarques sur leur classiücation. Ibid.,^ sér., t. XXII, p. 385-4i2. Paris, 1894.

8. Classification et phylogénie des Goniatites. G. R. Ac. Sc., 14 juin 1893.

9. Élude sur les Goniatites. Mém. Soc. Géol Fr. Paléont., n« 18, 112 p.,

2 tableaux, l pl. In-4». Paris, 1898.

10. La classification des Ammonites deM. Alpheus Hyatt. Résumé et Remarques critiques. Reçue critique de Paléozool, 4''ann., p. 38-86. Paris, 1900.

distinguer les étapes successives de l’évolution dans des séries parallèles. A cet effet il fallait tout d’abord décrire un certain nombre d’espèces nouvelles et établir la synonymie rigoureuse des formes antérieurement décrites. C’est ainsi que, dans plusieurs mémoires publiés de 1884 à 1898 (1, i ; I, 2 ; I, 3; I, 6), je fis connaître diverses espèces nouvelles et que je fus conduit à établir plusieurs genres, démembrés de l’ancien genre Harpoceras, notamment Dumortieria et Ochetoceras, qui sont aujourd’hui généralement adoptés.

Séries génétiques et convergences. — Dans le Lias moyen et supérieur ainsi que dans le Bajocien, on rencontre une multitude d’Ammonites carénées, à côtes falciformes ou simplement incurvées en avant, que Waagen avait réunies sous le nom üHarpoceras. Une révision approfondie de ces formes me montra bientôt que ce genre était essentiellement hétérogène; les coupures proposées par Hyatt étaient en partie fondées, quoique pour la plupart très artificielles • il

un caractère unique, tel que la carène, la forme des côtes, la cloison, on suit les formes d’un même groupe dans plusieurs horizons successifs, on les voit se modifier graduellement et Ton constate que les diverses séries génétiques évoluent parallèlement dans une même direction. On voit par exemple la carène s’accentuer, les tours devenir plus embrassants, les ornements s’atténuer. Les termes extrêmes de chaque série finissent par se ressembler beaucoup, de telle sorte que l’on pourrait être tenté de les réunir dans un même groupe, alors qu’ils appartiennent à des séries parallèles.- Ils se ressemblent même bien davantage

éloignés les uns des autres. On a donné le nom de convergence à ce parallélisme dans l’évolution. Neumayr avait déjà cité des exemples de ce

de formes chez lesquelles les convergences soient aussi complètes que chez les

seul distinguer, grâce à certains détails de l’ornementation ou des cloisons. Dans les Ægocératidés, Platypleuroceras donne naissance à Tropido;ceras ; Derocera^, à Hammatoceras. Dans les Ariétidés, Lîllia est la forme ancestrale à'Haugîa ; Amaltheiis, àt Sonninia et de Witchellia (Buckman); Echioceras, de Dumor- “ tieria. Dans les Polymorphidés (I, 3), Arnioceras conduit à Seguenziceras, souche de Grammoceras et d'Harpoceras s. str. Or, les formes extrêmes d’Ham-

tizlum reproduit presque exactement la forme extérieure de Tropidoceras Actœon, que l’on retrouve encore réalisée dans Dumortiera grammoceroides et dans Witchellia deltafalcata. De même, Witohellia coinplanata offre la plus grande ressemblance avec Harpoceras aalense.

Par l’étude de ces convergences, j’ai été conduit à démontrer l’hétérogénéité.

Dimorphisme sexuel. — En 1892, MuniepChalmas avait proposé l'hypothèse d’un dimorphisme sexuel chez les Ammono'idés dans le but d'expliquer le parallélisme qui existe entre certaines formes de grande taille, à enroulement normal, avec péristome simple, envisagées comme les femelles, et d’autres formes de petite taille, à enroulement anormal et péristome muni d’apophyses jugales, considérées comme les mâles. 11 avait pris la plupart de ses exemples dans les deux familles des Oppéliidés et des Cœlocératidés, où le dimorphisme sexuel paraît être particulièrement accentué. J’ai cité de nouveaux exemples, empruntés notamment aux Polymorphidés et aux Amalthéidés, où le dimorphisme ne se traduit guère que par des différeuces dans la taille des individus et dans la forme des cloisons. Parmi les Polymorphidés j’ai fait connaître les

Agassiceras Scipioniamim — personatum Arnioceras semicostatum — miserabile Oxjrnoticeras oxj-notum — accipitris.

Dans les Amalthéidés, j’ai reconnu l’existence du dimorphisme chez certaines espèces de Sonninia et de Witchellia (1, 6), en particulier chez :

Sonninia propinqaans — sulcpta Witchellia Jüdouardiana — regrediens.

Il est à remarquer que la femelle (noms à gauche) et le mâle (noms à droite) d’une même espèce ont été décrits tout d’abord comme des espèces distinctes. . Dans certains groupes même (i), les deux sexes ont été placés dans deux genres difi'érents. Tous les zoologistes savent que le même fait s’est jiroduit pour beaucoup d’animaux qui présentent un dimorphisme sexuel fortement

blement de même pour certains genres d’Ammonites. Cependant il faudrait bien se garder d'envisager comme des mâles toutes les Ammonites dont le dernier tour est réfracté et dont les cloisons ont subi un arrêt dans le développement. Les mâles pygmées sont, comme chez certains Céphalopodes actuels, des formes régressives, mais la régression peut s’étendre aux deux sexes dans un genre entier. J’ai précisément montré que l’existence d’un

les mâles de certaines espèces, par exemple chez les mâles de Witchellia Bdonardiana, et dans certains genres, tels que Scaphites et Baculites, qui, par leur enroulement partiel, se révèlent comme des types régressifs (I, 6).

De même, la présence d’apophyses jugales au péristome ne permet pas, à elle seule, d’affirmer que l’on se trouve en présence d'un mâle. C’est

ainsi que j’ai observé sur plusieurs individus de grande taille de Phj'Uooeras mediterraneum, provenant du Bajocien supérieur de Chaudon (Basses- Alpes), des apophyses latérales très développées, sans que l’enroulement ou les cloisons indiquent que l’on ait afl’aire à une forme régressive (I, 5).

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