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Notice sur les travaux scientifiques

La théorie du navire est encore si peu avancée que, dans la plupart des cas, l’étude des propriétés mécaniques des bâtiments n’a pu être abordée qu’en recourant à des hypothèses simplifiant mais dénaturant les phénomènes, ou en introduisant des coefficients empiriques déduits d’expériences qui ne peuvent malheureusement être exécutées que dans des conditions différentes de la réalité.

Les questions énumérées ci-après font partie du petit nombre de celles qui ont pu être traitées en toute rigueur et dont, par suite, les solutions sont définitivement acquises. J’ai appliqué à la plupart d’entre elles des méthodes géométriques; c’est ainsi que, dans la théorie de la stabilité des corps

flottants, et dans celle de la houle, au lieu de recourir aux équations de l’hydrodynamique et à leur intégration, j’ai pris pour point de départ les propriété cinématiques et dynamiques qu’elles traduisent pour les éléments des systèmes, et j’en ai constitué la synthèse directement à l’aide des théorèmes généraux de la mécanique.

Outre l’avantage d’éviter les longs calculs qu’entraîne l’application de l’analyse à ces problèmes, ces méthodes m’ont paru offrir celui de parler aux yeux et de n’exiger du lecteur que des connaissances élémentaires. Tous ces sujets ont été reproduits dans les ouvrages classiques de l’École du génie maritime’, et la plupart d’entre eux sont enseignés aujourd’hui à l’École navale.

Dans l’ouvrage d’ensemble publié en dflS? (Théorie du navire, Berger-Levrault et C"), j’ai étendu ces méthodes à toutes les parties du sujet, et contribué, je crois, dans une mesure importante, à la vulgarisation parmi les officiers de marine d’une science du plus haut intérêt pour eux, et qui était restée jusqu’alors du domaine exclusif de l’ingénieur.

Parmi les questions de navigation citées plus loin, celles qui se rapportent aux sujets compris dans les programmes de l’École navale (courbes de hauteur, distances lunaires) sont également devenues classiques.

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