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La Mouette à la tète noire en Vendée

(Omis, Bulletin du Comité ornithologi^ inlermiional, 1899, t. X, n" 3, publié en mai

Note .sur la présence sur les côtes de l’Océan du Larus melanoceohalus qui est plutôt une espèce méditerranéenne.

81. — A Ole sur la distribution géographique de la Mouette de Sabine (Xema Sabinei).

(Omis, Bulletin du Comité ornithologique international, 1897-1898, t. IX, n" publié en avril 1899, p. 261.)

A propos d’une Note, publiée dans le môme recueil, de M. le baron L. d’Ilamonville sur la pi'ésence de la Mouette de Sabinesur les côtes de Bretagt e, en 1896, j’ai cité toutes les captures d’individus de cette espèce qui avaient été laites, à diverses époques, sur nos côtes de la Manche et de l’Océan; puis j’ai relevé les principales localités où la Xema Sabinei a été observée, en d’autres pays de l’Europe et j’ai essayé de donner une idée de sa distribution géographique, et de l’étendre des déplacements qu’elle effectue à certaines saisons.

88. — Liste des oiseaux recueillis dans le cours de la dernière campagne scientifique de S. A. S. le prince Albert Isr de Monaco.

(.Bulletin du Muséum d'Hisloire naturelle, 1899, t.V, n" 1, p. Il et Omis, Bulletin du Comité ornithologique international, 1807-1898, t. IX, n* 4., publié en août 189D, p. 303.)

Cette liste comprend 15 espèces avec indication des localités (Spitzberg, île aux Ours, île Amsterdam, etc., où elles ont été rencontrées.

83. — Sur une nouvelle espèce de Télraogalle {Tetraogallus Challayei). (Bulletin de la Société philomathiqm de Ports, 1876, 6» série, t. IX, p. 54, séance du

Un Tétraogallerapportéd’ErzéroumiTurquied’Asie) parM.de Lhallaye, consul de France, était resté pendantlongternps confondu ,dans la collection du Muséum, avec des Tetraogallus himalayensis dont il of-

- Si

fi’ait les dimensions, mais non le système de coloration, certaines parties de son plumage rappellant au contraire le, Tétraogallas aliaicas. Jo l’ai distingué sous le nom do T. Challayei.

S4. — Note sur les collections rapportées par M. Ernest Chantre de son voyage au Caucase et en Orient.

{Annales des Sciences naturelles, Zoologie, 1882, 52» année, 6e série, t. XIII, art. n* 7.)

M. Ernest Chantre, sous-directeur du Musée de Lyon, ayant été chargé, par M. le ministre de l’Instruction publique, d’une mission dans la Caucase et l’Asie occidentale, recueillit, dans le cours de son voyage, une nombreuse collection de Mammifères et d’Oiseaux dont une partie fut remi.se au Muséum où j’ai pu l’étudier.Les Oiseaux, au nombre de 200 environ, se répartissaient entre 80 espèces dont une quarantaine provenait des environs de Tiflis, tandis qu&le reste avait été pris dans les districts d’Orfa, d’Alep et d’Antioche.

La première catégorie offrait moins d’intérêt que la seconde, puisqu’elle provenait d’une région aujourd’hui bien connue grâce aux travaux du D' G. Radde; néanmoins elle m’a fourni la preuve de l’extension vers l’est d’un certain nombre de nos espèces françaises. Dans la seconde catégorie, j’ai remarqué surtout dos Perdrix tuées à Bitlis (Kurdistan), deslbischevelus (Ibis comata) provenant de Biredjik,dans la vallée de l’Euphrate et des Anhingas (Plotns Chantrei) pris sur le lac d’Antioche. A propos de VIbis, j’ai fait ob.server que c’est également à Biredjik que M. Blanford avait obtenu, peu d’années auparavant, des exemplaires de la même espèce et que cette localité paraissait être le seul point de la vallée de l’Euphrate où les Ibis chevelus, qui sont plutôt des Oiseaux africains, établissent des colonies. Enfin à propos des Perdrix de Bitlis, j’ai montré que la PaccaWs smafhca Ch.-L. Bonaparte, la C. saxtihs Tristr. et la G. chukar Gr. passent les unes dansles autres par des gradations insensibles.

S5. — Description d'espèces nouvelles d’ûisèausc provenant des îles du Cap Vert

(Annales des Sciences natureiles, Zoologie, 1883, 6* série, t. XVI, art. n- 5.)

L’expédition du lalisman a rapporté des îles du Cap-Vert quelques Oiseaux parmi lesquels se trouvaient un Moineau et un Puffin pris

sur l’îlotBranco. Le Moineau, quej’avais cru pouvoir rapporter aune espèce nouvelle (Passer brancoensis) devra, sans doute, après examen d’un plus grand nombre de spécimens, être rapporté au Passer hispàniolensis ; au contraire le Puffin (PaJJtnas Edwardsi) représente une espèce parfaitement définie que M. Âlepnder a décrite de nouveau, en Angleterre, plusieurs années aprèsmoi, sous le nom de PuJJims Marks.

S(i. — iVoiie sur V(Estrelata Eeœ, Proullarien des iles du Cap Vert.

[BuUelin du Muséum âtHistoire mtarelk, 1900, t, V, n" 4, p. 1Ü7.)

M. Armand do Montrond, propriétaire à Fogo, dans l’archipel du Cap Vert, avait envoyé au Directeur du Muséum la dépouille d’un Oiseau de mer dont il ignorait le nom mais que j’ai pu rapporter immédiatement kl’Œstrelata /<>«;, Procellarien qui venait d’être décritparM. le comte T. Salvador!, j’ai donné quelques renseignements sur les caractères qui séparent cette espèce de Tékstre/ala mollis et sur la répartition géographique des deux formes. J’y ai joint des extraits d une lettre de M. de Montrond renfermant des détails intéressants sur les mœurs de l’Oiseau qu’il a eu l’occasion d’observer.

S7. — mie sur la collection d'Oisenux recueillie par M. .1. Di/boicski dans le Sahara.

(Bulletin de la Société zoolonique de France, 1891, t. XVf, n) a; p. 59.)

Dans une collection d’Oiseaux recueillie par M. J. Dybowski dans le Sahara algérien et remise par lui au Muséum, j’ai constaté la présence de 33 espèces dont 22 appartenaient à la catégorie des Oiseaux insectivores. J’ai fait remarquer que, parmi ces Insectivores, il y en avait un grand nombre dans l’alimentation desquels les Orthoptères devaient entrer pour une large part et qui deviendraient, s’ils étaient protégés, do précieux auxiliaires dans la lutte que l’homme poursuit contre les Acridiens.

En ajoutant aux 33 espèces rapportées par M. Dybowski celles que ce voyageur a observées au cours do son expédition, mais dont il n’a pu obtenir ou conserver de spécimens, on obtient un chiffre do 42 espèces qui ne représente certes pas la totalité des espèces sahariennes, mais dont l’examen peut déjà donner une idée satisfaisante de la corn-

position de la faune ornithologique do l’Erg. Cette faune est particulièrement riche en Alouettes, enTraquets, enRubiettes, en Fauvettes, en Fringillos ;mais les Falconidés, les Guêpiers, les Merles de Roche, les Pies-grièches y tiennent aussi une assez large place. Elleprésente, comme je l’ai indiqué, des relations d’une part avec la faune européenne, d’autre part avec la faune de l’Asie centrale. Les éléments qui la constituent se trouvent associés, ai-jo dit, dans les proportions suivantes :

85 pour cent appartiennent à la catégorie des espèces largement répandues dans l’Aiioien-Monde; 85 pour cent à la catégorie des espèces plus particulièrement méditerranéennes; 5pour cent à un groupe d’espèces asiatiques et africaines ; 45 pour cent à la faune des déserts et des steppes qui s’étend de l’ouest h l’est, sur une large zône presque continue, allant du Maroc ti la Mongolie.

En Afrique, cette zône, qui correspond au lit d’une ancienne mer, vients’interposer entre la région éthiopienne dont locaractère est bien tranché et la zône du littoral méditerranéen, dont le creusement, relativement récent, n’a pu rompre les affinités avec l’Europe. Mais pas plus du côté du nord, que du côté du sud, le Sahara n’est protégé par des barrières infranchissables, surtout pour des animaux pourvus de. moyensde locomotion aérienne ; aussi, à certaines .saisons, leoaractère désertique de la faune ornithologique du Sahara se trouve-t-il mitigé par l’intrusion d’espèces de physionomie européenne.

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