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Les Antilopes Kobs

Dans cette Notice, j’ai résumé les caractères distinctifs et les données que l’on possède sur les mœurs et la distribution géographique des diverses Antilopes que l’on fait maintenant rentrer dans le genre Kobus de Smith, telles que le Waterbuok (Kobas ellipsiprymniis), le Sing-sing (Kobus sing-sing), le Puku (Kobus Wardoni) et le Léché (K. leche) et j’ai particulièrement insisté sur la seconde espèce que j’ai pu observer au Jardin des plantes, où elle s’est rejDroduite.

89. — Description d’une nouvelle espèce de Merle (Bulletin de l'Association scientifique de France, 1878, n‘530, 8t Bulletin de la, Société philomathique de Pans, 1878, 7»

bronzé (Coccycolius iris).

p. 158, n® du 15 dt'cembre 1878

90. — Ifole sur mie petite collection d'ûiseaux provenant des îles Loss (Afrique occidentale).

(Xouvelles Archices du Muséum, 1879, t. II, p. 149 et suiv.)

Dan.s un lot d’Oiseaux destinés à la parure et provenant des îles Loos, situées en face de la côte de Sierra-Leone, j’ai pu faire, il y a une vingtaine d'année.s, l’acquisition, pour le Muséum, d’un certain nombre de spécimens parmi lesquels se trouvaient plusieurs de ces Oiseaux, au plumage métallique, qu’on désigne vulgairement sous le nom de Merles bronzés et qui appartiennent en réalité à la famille des Lamprotornithidés, voisine du groupe des Etourneaux. Quelques-uns de ces Merles bronzés se rapportaient à une espèce très remarquable inconnue des naturalistes et constituait même le type d’un genre particulier. Je l’ai décrite .sous le nom de Coccycolius iris.

91. — Catalogue des Oiseaux du Dahomey remis au Muséum par M.

Miegemurque au Muséum d’Histoire naturelle, en 1895.

(liulleUn du Muséum dHistoire naturelle, 1898,’t. IV, n" 8, p. 361.)

Au retour d’un voyage au Dahomey, M. Miegemarque remit au Muséum une collection d’Oiseaux que j’étudiai avec d’autant plus d’empressement que la faune ornithologique de cette contrée n’était guère connue que par une courte notice puMée en 1887 par M. de Souza. Dans la série que j’ai examinée, j’ai rencontré S8 espèces ; j’en avais déjà trouvé 5 autres dans une collection rapportée par M. Dybowski, enfin en ajoutant à ces 33 espèces celles qui ont été recueillies dans le même pays par P. Newton et par Fraser, je suis arrivé à un total do 48 espèces qui ne représentent qu’une partie de la population ornithologique du Dahomey, mais qui peuvent déjà donner une idée de sa composition.

Sous le nom Namida Marchei, j'ai cru de voir, distingueruneespèce nouvelle de Pintade, découverte par M. Marche sur les bords de l’Ogoüué. au Gabon, et primitivement confondue avec la Pintade ordinaire [Numida meleagris).

— Catalogue méthodique des Oiseaux recueillis par M. Marche, pendant son voyage sur VOgoôué, avec description d'espèces nouvelles. .

En raison de la constitution physique du sol, la partie du continent africain qui s’étend au sud du grand désert saharien ne possède pas des faunes ornithologiques aussi diverses, aussi tranchées, que l’Asie, et certaines espèces d’animaux s'y trouvent répandues de l’estàl’ouest, de l’Abyssinie au Sénégal et de Zanzibar au Congo ; d’autres du nord au sud, depuis la Sénégambie jusqu’au pws d’Angola, depuis les côtes de la mer Rouge jusqu’au Cap de Bonne-Espérance. L’extension dans le sens horizontal est toutefois généralement plus forte que dans le sens vertical, et cela pour deux raisons : la première, c’est que la température est à peu près uniforme dans les régions traversées par le même parallèle; la seconde, c’est que de gèands fleuves, comme le Niger et le Congo, opposentune barrière infranchissable à ladiffusion de quelques Mamm ifères et Oiseaux, Singes et Perroquets, Rongeurs, Insectivores et Passereaux.

D’un autre côté, il existe, soit au nord de la colonie du Cap, dans le Transvaal, soit dans le nord-est de l’Afrique, en Abyssinie et en Ethiopie, de grands massifs montagneux où vivent des animaux différents do ceux des plaines et des vallées. En dépit de runiform'ité apparente de la faune africaine considérée dans son ensemble, on peut donc, même pour les Oiseaux qui se déplacent plusfaoilement que les Mammifères et sont, par suite, moins cantonnés, distinguer quelques faunes locales, propres à telle ou telle région, à l’Abyssinie, à l’Afrique australe, à la Sénégambie, au Gabon-Congo, etc. Mais, pour établir les caractères de ces faunes, il est nécessaire d’avoir à sa disposi-

tion des spécimens parfaitement déterminés, l'oeueillis par des voyageurs qui ont noté exactement la station, le sexe, la date de capture do chaque individu. Ces conditions favorables m'ont été fournies par l’entrée dans les collections du Muséum d’histoire naturelle de Paris, on 1877 et 1878, d'une très nombreuse série d’Oiseaux rapportés par M. Alfred Marche du voyage qu’il venait d’accomplir sur l’Ogôoué, en compagniede MM. S'avorgnan dcBrazzact du D’’ liallay. Grâce aux matériaux recueillis par ce voyageur, j’ai pu dresser un catalogue méthodique de 107 espèces, parmi lesquelles il y en avait quelques-unes qui étaient nouvelles pour la science, et d’autres qui n’avaient pas encore ôté signalées dans cette région de l’Afrique. Pour les espèces bien connues, Jeme suis contenté de donner de courtes référencessynonymiques et bibliographiques, mais j’ai insisté .sur la distribution géographique ; pour les autres, j’ai donné des descriptions accompagnées parfois de figures coloriées et d’observations plus étendues. En outre, j’ai relevé toutes les espèces du Gabon qni ne figuraient pas dans les collections de M. Marcne, et dont le Muséum d’histoire naturelle possédait déjà des spécimens, toutes celles enfin qui manquaient à cet établissement et que J. Gassin avait mentionnées comme ayant été rencontrées au Gabon par le voyageur P. du Chaillii. De la sorte, j’ai pu dresser, à la date de 1873, l’inventaire, aus.si complet que possible, de la faune ornithologique du Gabon, inventaire qui servira de base au travail beaucoup plus étendu que je prépare sur les Oiseaux du Gabon-Congo.

t)4. — Description d’un Oiseau nouveau de l’Afriquè occidentale.

(Le NaturaLste, 1884, ft. année, n- Ci, p. 508.)

5. — Liste des Oiseaux recueillis par le R. P. Buléon dans le pays des Escklras, en 1896, 1897, 1898.

(Bulletin du Muséum d'Histoire naturell >, 1898, t. IV. n< 8, p. 356.)

Cette liste comprend 19 espèces. A propos de l’une d’elles, Himantojjiis hcematopusTem., je reconnais que c’est à cette forme, peu connue des naturalistes, que doit être identifié le Rallidé que j’avais décrit, dans la Note précédente, sous le nom de Psammocrex Petiti et que par conséquent, l’aire d’habitat de l’Himantopvs hœmatopus ne comprend pas seulement la République de Libéria et le Gabon, mais s’étend jusqu’au Congo.

f**’’ ~ Description de nouvelles espèces d’Oiseaux provenant du Congo. {Annales des Scienees naturelles, Zoolcgie, 1881, 6« série, l. XVH, n“ 5 et 6, art. no 8.)

Les espèces décrites dans cette Note ont été trouvées par M. Petit aux environs de Landana (Congo). Doux d’entre elles (Campophaeja Petüi etc. cœrulea) sont des Campophagidés voisins des Chouoaris, une autre (Ixcnotus Landanœ) appiirtiont à la famille dos Timéliidés.

97. — Notice sur quelques Oiseaux du Congo rapportés par les naturalistes attachés d la mission de M. le comte Sarvognan de Brazza.

(I« Naturaliste, 1886, 8- année, n" .38, p. 298.)

J’ai fait connaître dans cette Note deux CoucousfCewtrojiîéi (S'aBorgnani et Coccystes Brazzæ) un Pic (Dendropicus Pecilei), un Traquet (Saxicola ThoUoni), un Timéliidô (Cossypha Pecilei) et une Hirondelle {Phedina Brazzæ).

i. — Sur quelques Oiseaux recueillis par M. J. DybowsM dans le cours de son expédition à travers la région de l’Oubangui.

{LeNaturaliste, 1893, 14' année, 9« séri-, n" 133 ot 13i, p. 318).

Dans les importantes collections formées par M. J. Dybowski, dans le ba.ssin du Congo, de l’Oubangui et do la Kémo, j’ai trouvé plusieurs espèces nouvelles de Passereaux, appartenant aux familles des Sylviidés, des ïiméliidés, des Alaudidôs ot dos Plocéidés et un Gallinaoé du genre Francolin. Ces Oiseaux ont été décrits par moi sous les noms de Di/howskia kemoensis, X<nocichla Xavieri, Andropadus Alexandri, Lagonosticta Dyhowskn et prancoUnus Byhowskii. L’un d’eux, Dybowskia kemoensis constitue le type d’un genre nouveau, voisin des Prinia.

99 Note préliminaire sur les collections zoologiques recueillies par M. J. Dybovjshi dans son expédition à travers le Congo et la région de rOubangui.

(r.e Naturaliste, ISia, 15’ année, n-140, 1«, 150, p 6, 69 et 185, avec flg. et La Nature’ 1892, 83” année, n” 1189, p. 1 i8, avec Og.)

J’ai essayé dans cette Notice de donner une idée de l’irriportance que présentaient, au point de vue zoologique, les collections réunies par M. Dybowski et que l’on a pu voir exposées, il y a quelques années, dans une des salles des galeries du Muséum. Elles renfermaient, à côté de formes spéciales au Congo, des Mammifères et des Oiseaux déjà connus de l’Alrique orientale, ce qui confirmait l’opinion que j’avais exprimée relativement à la vaste extension de maintes espèces à travers le continent africain, de l’ouest à l’est, dans le sens de la latitude. La comparaison dos récoltes de M. Dybowski avec celles du célèbre Emin Pacha démontrait, en outre, la présence d’une même faune dont cette partie de l’Afrique intérieure, où les bassins du Congo et du Nil arrivent presque en contact. De cette région, quelques espèces ont coulé, pour ainsi dire, dans le sens des grands fleuves, les unes, sur le ver.sant do l’Atlantique, les autres, sur le versant de laMéditei’ranée, parle Soudan et la Haute-Egypte.

100. — Catalogue des Oiseaux recueillis par M. Foa dans la région des Grands Lacs, immédiatement au Nord du Zambèze moyen.

(bulletin du Muséum a Histoire naturelle, 1898, t. IV, n- 2, p. 53.)

Liste de 54 espèces dont les noms sont suivis de renseignements lournis par le voyageur et d’observations dues ii l’auteur du Catalogue.

101. — Une nouvelle espèce de Zèbre, le Zèbre de Grévy (Equus Grevyi) ILa mture, 1888, 10” annéo, .n” 470, p.l2, avec deui llg,, d’après des photographies.)

En 1882, l’empereur Ménélick envoya au Président de la République un Zèbre vivant, qui fut remis aussitôt au Jardin des Plantes, où M. Milne Edwards reconnut immédiatement que l’animal appartenait à une espèce nouvelle. Malheureusement, par suite des conditions défavorables dans lesquelles il avait été expédié, ce Zèbre no vécut

que très peu de temps ti la ménagerie du Muséum ; mais des photographies purent en être prises et sa dépouille figure maintenant dans les galeries de Zoologie. L’espèce avait été nommée Equus Orevyi par M. Milne Edwards, qui se propo.sait d’en donner plus tard une description détaillée accompagnée d’nne planche coloriée. Ce projet n’ayant jamais été réalisé,la Notice que j’ai consacrée au Zèbre de Grévy dans la, Nature, reste, avec la figure qui l’accompagne, la seule description originale de l’espèce, encore très rare dans les collections.

t02. — Oiseaux nouveaux de VA frique orientale.

( BuUtUn de la .‘Société philomaUvque de Paris, 1880-1881, "• série, t. V, n" 1, p. llil).

J’ai décrit, sous les noms de Tockvs Bocagei ci d'Eupoilolisgindiunu. un Calao et une Outarde acquis parle Muséum d’un voyageur égyptien, M. Abdou Gindi qui les avait obtenus dans la partie de l’Afrique orientale comprise entre Zanzibar, le pays des Gallas et celui des Çomalis.

lO'Z. ■- Description de deux nouvelles espèces d’Olseaux de VAfrique orientale (Chœtura Gierrœ et Psendostruthus gongonensis).

■ (LeNaturaliste, 1800, i 8' année, 2» série, n» 00, p. 274).

Les types de ces deux espèces proviennent des environs de Mombas (ou Mombassa) et de Gongoni (Afrique orientale). La Chœtura Gierrœ est un Martinet à queue épineuse voisin des Ch. Sahinei, CassinietSœhmi et le Pseudostruthus gongonensis est le type d’un nouveau geni'e de la famille des Fringillidés, ayant le bec plus robuste que celui des Ploceipasser etrappelant par ses couleurs le Moineau commun de l’Afrique orientale, le Passer diffusus.

104. — Notes sur les Oiseaux recueillis dans le pays des Çoinatis par M. G. Bévoil.

(Voyage de M. Georges

La première collection formée par M. G. Révoil dans le Çomal en 1881 comprenait 21 espèces dont j’a.i donné la liste, avec quelques

reraarquos i-elatives aux mœurs et à riiabit:it et [janui lesquelles tigurait un Guêpier nouveau [Merops Revoili) appartenant au sous-genre Melittophagns.

105. — CaUilogm des Oiseaux rapporUs par M. G. Hèeoü de sou deuxième voyage, au pays des ÇomaKs.

[Bibliothèque de l'Ecole des Hautes-Etudes, Seieneis naturelles, 1883, 1 . XXXI, arl. n> 10.)

M. G. Révoil, qui avait été chargé, en 1884, d’une nouvelle mission dans le pays des Çomalis, rapporta une nombreuse série de spécimens d’histoire naturelle. Parmi les Oiseaux il y avait plusieurs espèces qui n’avaient pas encore été décrites ou qui n’avaient pas été signalées dans cette région de l’Afrique. J’ai donc cru devoir donner un supplément au Catalogue que j’avais publié en 1882, supplément dans lequel j’ai eu soin d’indiquer les espèces qui avaient été rencontrées récemment dans le pays par M. E. Lort Phillips et par d’autres voyageurs. L’Oiseau le plus remarquable de la collection réunie par M. Révoil était un Rapace diurne, un Machærhamphus que j’ai nommé Macheerhamphus Revoili et qui vient se placer entre le M. alcinus de Malacoa et le M. Andersoni A& Madagascar. La découverte inattendue do ce Rapace étend singulièrement vers l’ouest l’aire d’habitat du genre Machærhamphus dont la présence avait déjà été constatée en Nouvelle- Guinée, dans la péninsule malaise, au Tenasserim, à Bornéo et à Madagascar et que l’on peut espérer maintenant rencontrer dans une partie de l’Est africain.

106. — Les Mammifères et les Oiseaux d'Ohoe.k et du pays des Onmalis (!'• partiel.

[Mémoires de la Soeiélé zoologique de France, 1891, t. VII, p. 73.)

En étudiant, dans cotte première partie de mon travail, les Mammifères qui ont été pris aux environs d’Obock par M. Maurice Maindron j’ai été amené à rectifier, à propos du Xerus rutilus, l’indication d’habitat qui avait été donnée constamment pour un autre Ecureuil terrestre du même genre, Xerus ftavm. J’ai montré que le type du Xerus fluvus avait été rapporté par Guislain non pas du Gabon, comme on le supposait, mais du pays des Çomalis et qu’ainsi disparaissaitune ano-

raalie apparente dans la distribution géographique des Xerm. Toutes les espèces actuellement connues dans ce groupe, espèces dont plusieurs devront être revisées, spnt originaires de l’Afrique orientale.

107. Catalogue des Oiseaux rapportés par la mission de Bonchamps {Bulletin du Muséum, 1000, t. VI, n" 5, p. 222).

Ce Catalogue comprend 6S espèces d’Oiseaux qui ont été tués par losmembres delà mission de Bonchamps dans le pays de Bouré, situé par 32°B8’ long. Est et8“14’ lat. Nord, sur les rives du Sabat ou Baro dans la vallée de la Didessa,affluent du Nil Bleu. Une de ces espèces, nouvelle pour la science, est décrite sous le nom de Bocagia Potteri. C’estune sorte de Pie-grièche.

108. — Note sur une espèce i-emarquable de la famille des Trogonidés {Pharotmcrus xanthogaster Tur. et Salvad).

{Nouvelles Archives du Muséum d’hisloire naturelle, 1895, 3- série, t. VII, p. 230 et pl. 8.)

Cette belle espèce de Couroucou, qui est sans doute originaire de l’intérieur du Venezuela ou de la Colombie, était encore fort mal connue : j’en ai donné une description accompagnée d’une planche colo-

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