Mission scientifique du Cap Hor
ouvrage pubîié*en 1887-1891 sous les auspices
, 18H2-IHSii ; — Ois, lins le tome VI, Zoologie, is Ministères de la Mari
J’ai dressé le catalogue et établi la synonymie et la répartition géographique de toutes les espèces, au nombre de 102, qui avaient été obtenues à Santa-Cruz, à la baie Orange et sur d’autres points do la Patagonie et delà Fuégie par MM. Hyades. Lebrun et Sauvinetet, pour rendre mon travail plus complet, j’ai relevé en outre toutes les espèces que les membres de la mission n avaientpu observer, maisquiavaient été rencontrées antérieurement par d’autres voyageui's français dans l’archipel des Malouines et sur les bords du détroit de Magellan. Orâce k cette addition, mon Mémoire offre linventaire exact, à la date de 1891, de la faune ornithologique de l’Amérique australe. Dans des tableaux synoptiques, j’ai indiqué les relations de la faune de la Fuégie avec celles de la Patagonie, du Chili, du Pérou, etc. Sixplanchesen couleur, jointesàmonMémoire, donnentles Hgures du Tinamotis Ingoufi : et de quelques espèces peu connues : Rallus rhytirhynchus, Larus Scoreshyt, Phalacrocorax carunculatus, Microptcrus patachonicus et M. cinereus, Dans le texte, j’avais déjà soigneusement indiqué les caractères distinctifs de ces deux dernières espèces
de Palmipèdes que l’on a presque toujours confondues et que l’on désigne sous le nom vulgaire de Canards à vapeur à cause de la rapidité avec laquelle ces Oiseaux glissent sur l’eau en s’aidant de leurs pattes et de leurs ailes. Grâce aux matériaux que j’ai eus entre les mains j’ai pu, en effet, faire mon étude comparative non seulement des dépouilles mais des squelettes du Microptems cinereus et de ü/. pataehonimis.
112. — Notice sur quelques Pélicans nouveaux et peu connus de l'Amérique méridionale.
(JiMetin de la Société philomathique de Parie, 1877-1878, 7- sério, l. II, p. 208.)
Dans cette Notice, j’ai montré que la diagnose donnée parMolina de son Pelecanus thxujus ne s’appliquait à aucun Pélican américain actuellement connu et que certains caractères indiqués par l’auteur semblaient empruntés àun Oiseau du genre Fou (Sula). Aussin’avaisje pu rapporter ni au Pelecanus thayus de Molina, ni même au P. thagus de Tschudi, dont la description est moins vague, un Pélican tué à Ancon (Pérou) par M. le D'' Barbier. J’avais même hésité â considérer cet Oiseau comme l'adulte du P. Molinæ Elliot, et je l’avais provisoirement désigné sous le nom de Pelecanus Barhieri.
113. — Descripjtion .d’une nouvelle, espèce de Manchot {Eudyptula serresiana).
Annales des Sciences naturelles, Zoologie, 1879, 6« série, t. VIII, art. n* 4.)
Au retour d’une croisière effectuée, en 1873, à bord de la Magicienne, sur les côtes de l'Amérique méridionale, M. l’amiral Serres voulut bien remettre au Muséum une série d’Oiseaux recueillis principalement sur les côtes du Chili et de la Patagonie et parmi lesquels se trouvaient non seulement des exemplaires d’espèces rares, niais un petit Manchot qui me parut appartenir ii une espèce nouvelle. Ce Manchot, qui a été obtenu à Churruca (Terre-do-Feu) et que j ai décrit sous le nom à’Eudijptula serresiana, a été figuré depuis, par M. A. Milne Edwards, dans ses Recherches sur la faune des régions austraies, süus le nom de Micrody})tes serresianus {Annales des Smences naturelles, Zoologie, 6'^ série, t. IX, pL 20).
114, — Notice sur quelques esqjèces d’Oiseaux, actuellenient éteintes, qui se trouvent représentées dans les collections du Mmèum d’Histoire naturelle.
bans ce Mémoire, rédigé en collaboration avec M. A. Milne Edwards, nous avons appelé l’attention dos naturalistes sur quelques spécimens d’Oiscaux qui figurent dans tes galeries du Muséum d’iiistoiro naturelle et qui présentent une valeur exceptionnelle, les espèces auxquelles ces exemplaii'cs appartiennent et dont quelques-uns d’entre eux constituent les types ayant été anéanties et ne se trouvant plus mémo représentées dans la plupart des Musées de l’Europe. Ces espèces dont l’extinction date des temps historiques, parfois même d’une époque assez rapprochée de nous, sont le Perroquet mascarin {Mascarinus Duboisi], la Huppe du Cap (Fregilupus varius), la Colombe hérissée (Alectrœnas nitidissima), le Cana'rd du Labrador (Camptolœmus lahradorius), le grand Pingouin impennis), et l’Emeu noir (Dromœus ou Dromaius ater).
Nous avons retracé l’histoire de ces six espèces, déterminé, d’après les documents les plus authentiques, les limites de leur ancienne aire d’habitat, l’époque et les causes de leur destruction. Nous avons, d'autre part, rectifié, sur certains points, les descriptions qui ont été données de ces Oiseaux éteints, nous avons publié des figures, aussi exactes que possible, des exemplaires que possède le Muséum ; enfin, nous avons dressé l'inventaire de tous les spécimens qui existent dans d’autres Musées.
115. — Description de quelques espièces nouvelles de là collection ornithologique du Muséum.
(BuUetinde la Société jiliilomathigue do Paris, 1870-1877, 7« série,!. I, n*:i, p. i)8.)
Des espèces décrites dans cette Note la plus remarquable assurément est celle que j’ai nommée Loxioides Bailleui. C’est un Passereau dont j’ai trouvé plusiejirs exemplaires dans une collection rapportée, on 1876, des îles Sandwich par M. Bailleu et qui, au premier abord, pouvait être pris pour un Psittirostra dont il porte la livrée.
mais qui on diffère complètement par son bec, épais comme celui d un Bouvreuil, et par sa langue qui n’est pas pénicillée comme chez lesMéliphages.
Une collection formée sur les îles Seychelles par M. de l’Isle, naturaliste attaché à 1 expédition chargée d’observer le passage du Vénus sur l(î Soleil, m’a fourni le type d’une nouvelle espèce de Fauvette (EUisia sechellensis) ; enfin, parmi de nombreux Oiseaux tués au Gabon par M. Alfred Marche, j’ai trouvé une Glaréole que j’ai cru devoir distinguer do la (Udreola michalis &ci la nommant Glweola Marchei.
110. — Descnptwn de quelques esjjèces noutelles de kl Cochinchine et de la Nouvelle-Guinée.
(Bulletin de la Société philomatique de Paris, 1877-1878, 7' Urie, 1. 11, p. 50.)
En réunissant des matériaux pour l’ouvrage sur les Oiseaux de la Chine que j’ai publié en collaben’ation avec M. A. David, j’ai été dans la nécessité de m’occuper des Oiseaux des régions avoisinantes, et particulièrement de l’Inde et de l’Indo-Chine. De la Cochinchine, du Laos et du Cambodge, le Muséum a reçu, dans le cours de ces dernières années, des collections si nombreuses qu’il est actuellement rétablissement le plus riche en Europe, pour tout ce qui concerne la faune indo-chinoise. En attendant la publication, aujourd’hui commencée, d’un travail d’ensemble sur cette faune, j’ni lait connaître, de temps en temps, les observations que j’ai pu faire sur diverses espèces. Ainsi, dans la Notice publiée on 1897 dans le Bulletin de la Société philoma- Ihique, j’ai décrit un nouveau Martinet îi queue épinou.se (Chœlura cochinchinensis) qui vitaux environs de Saigon et une .sorte d’/.i;-«s. très répandue en Basso-Cochinchine {Ixus Oermaini).
Dans une autre partie du même travail, j’ai dé.signé sous le nom do Pachycephala squalidawno nouvelle espèce de Pie-grièche de la Nouvelle-Guinée, et j’ai montré que o’ôtait do cette dernière contrée qu’était probablement originaire, le Gobe-Mouche que Quoy et Gaimard avaient appelé Hypotkxjmis menedmsis et qu’ils avaient eiai provenir do Célèbes. Pcut-êtiv mémo cette espèce est-elle identique iiMonorcéa
117. — Description de deux Oiseaux noiweaux de la collection du Muséum d’Histoire naturelle de Paris.
(Le Naturaliste, 1880 , 2» année, n« 41, p. 323.)
L’un de ces Oiseaux est un Martin-pêcheur de la Nouvelle-Guinée (Cyanalcyon quadricolor) remarquable par les quatre couleurs nettement tranchées de son plumage ; l’autre un Pigeon du groupe des Plilopus (Rhamphiculus Marchei) qui a été pris sur l’île de Luçon par M. Alfred Marche et qui diffère nettement do tou.s les autres Turverts.
118. — Description de deux espèces muoelles faisant qiartie de la collection ornitholoyique du Muséum d’Histoire naturelle de Paris.
{Le Naturalisiez 1885, 7® année, n® 14, p. 108.)
L’une de ces espèces {Chrysolampis Qigliolii) qui, d’après l’étude plus complète que j’en ai fait depuis, ne devra pas être,conservée, m’avait été donnée comme originaire de Colombie ; l’autre [Anthraceros Marchei) provient de l’île de Paragua ou Palawan où elle a été rencontrée par M. Alfred Marche.
119. — Notices .sur quelques espèces d’Oiseuux nouvelles ou peu connues de la collection du Muséum d’Histoire naturelle.
(Nomelles Archives du usium, 1886, 2* série, t. Vill, 1“ fascicule, p. av. et pl. 12, 13 et 14.)
Dans ce Mémoire j’ai donné une description complète, avec figure à l’appui, des magnifiques spécimens de Rheinartius ocellatus que possède le Muséum d’histoire naturelle et j’ai lait Thistorique de la découverte de cette espèce qui était alors extrêmement rare et dont, même à l’heure actuelle, beaucoup deMuséesdc l’Europene possèdent encore aucun exemplaire. Cette description et ces observations sont suivies du catalogue d’une petite collection d’Oiseaux recueillis en Annam par M. le D' Phillip et ayant fourni les premières données sur la faune ornithologique de cette partie de l’Indo-Chine. J’ai donné, à propos
de chaque espèce, des indications détaillées sur les variations dont elle est susceptible, sur l’amplitude et le sens des migrations qu’elle efleotuo et sur sa répartition tant en Indo-Chine que dans d’autres contrées.
Un autre chapitre est consacré à la description détaillée, accompagnée de figures, du Cydopsittaciis Salmdorii. du Rhamphiculun Marchi’.i et de la Numida Marchei.
120. — Description de deux especes numelles d’Oiseaux appartenant aux faDiilles des Paradiseidce et des Trogonida^.
(£e Naturaliste, 1891, 13* année, 2* série, n" 113, p. 260.)
L'un de ces Oiseaux, le Paradisier ('CVasprrfe^/tom Mantoui) est originaire de la Nouvelle-Guinée et vient se placer à côté du Proméfil (C. magnifica''{ l’autre, le Couroucou ou Calurus HargitÜ)^vç>-
vient du Vénézuela.
121. ■— Notice sur quelques espèces noucelles ou peu connues de la collection ornithologique du Muséum d’Histoire naturelle.
(Nomelles Arc/iives du Muséum d'Hisloire naturelle, 1892, 8“ année, t. IV, p. 211. et pis 14 et 15.)
Cinq espèces, de provenances diverses, sont décrites ou figurées dans cette notice, savoir:
V Halcyon [Cyanalcyon) jirarfnro/or dont j’avais donnéen 1880 une diagnose!succincte ; 2° Ampelis Maesi, Jaseur originaire du Japon et qui était resté ignoré des naturalistes, quoiqu’il ait dû être fréquemment représenté dans les collections d’Oiseaux expédiées de l’Extrême- Orient pour l’industrie de la parure; 3“ Elminia tichwebischi, Gobe- Mouche du Congo à, la livrée bleu d’azur ; 4° Anœretes Sclateri, petit Tyrannidédu Chili au plumage de couleurs vives; 6° Craspedophora y/antoui, Paradisier que j’avais signalé brièvement, en 1891, dans le Naturaliste.
1,02. — d'ornüholü(jk {l’% i»' et .T séries).
Buitetin de la Soc'élé pliilomathiijus de Paris, 18?8'1879, 7» s^rie, t. III, p. 212 ; 1880.1881, 7« série. 1. IV, p. 03, 1881-1882,7» série, t. VI, p.254,)
Ces Notes ont été recueillies au jour le jour, en étudiant et en rangeant les collections ornithologiques du Muséum, en visitant les Musées de Londres et de Lcyde, et en réunissant les matériaux de diverses monographies. Elles s’appliquent, par conséquent, à des Oiseaux aussi différents par leurs formes extérieures que par leurs mœurs et leurs habitats. Ainsi, après avoir étudié divers Oiseaux du Tibet, do la Chine, de l’Inde et de l’Indo-Chine (Bubo sineasis, B. coromanchis, Ihisgiijimtea, etc.) et donné le diagnose d’une nouvelle espèce de Pic (Picus Harmandi) du Laos et d’une nouvelle variété de Garrulax {Garmlaæ chinensis liajens), j’ai présenté quelques remarques sur des Oiseaux de la Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides, dont j’ai rectifié la synonymie ou indiqué la répartition géographique.
Ensuite viennent dos observations sur les Barbus [Megahemn, Xantholœm/i, etc.j de la Cochinchine, du Laos et du royaume de Siam,dos remarques critiques .sur dos espèces décrites par ‘Vieillot,Lesson, Levaillant, Rarasay, Gould, et la do.scription de plusieurs espèces nouvelles, dont les unes {Mijuyra FreycinetieXRhqndura .-Is/rofaJijsontoriginaii’os des îles Mariannes d’où elles ont été rapportées, il y a bien des années, par les naturalistes attachés :i l’expédition de \‘Uranie, une autre (Hiphia Rucki) de Malaoca, une autre (Pinarolestes sanghirensis) de l’île Sanghir.
Dans la troisième série de mes Notes, j’ai apporté quelques rectifications il la description du Rlmnartius oeellatus, fait connaître le jeune d’une Brève des Philippines [Pitta Kochi) et la femelle d’un Souiy[Mtga.{Aithopggaflagràm) et indiquôlavéritablo patrie de l Eperonnier de Napoléon {Polyplectron Xapoleonis)-,yà\ donné la liste des Oiseaux que M. Harmand, alors consul do France à Bangkok, venait do faire parvenir au Muséum et qui avaient, pour la plupart, été recueillies dans l’isthme de Kra (ou Krau); enfin j’ai passé en revue les spécimens ornithologiques rapportés des îles Canaries parM. loD’’Verneau.
123. —.Recherches sur les organes de la resjnration ches les larves fies Libellules
(ArchiMS des Sciences naturelles. Zoologie, 1809, 5» séria, t. XF, p. 377 et Bibliothèque de VEcoie des Hautes-Etudes, Sciences naturelles, 1809, 1 . 1, p. 1.33.)
Je me suis adonné d’abord à l’étude des Insectes et j’ai entrepris, dès mon entrée dans le Laboratoire do Zoologie anatomique de l’Ecole des Hautes-Etudes, dirigée par H. et A. Milne Edwards, des recherches sur la structure et la disposition de l’appareil respiratoire chez les larves et les nymphes des Libellules. Les ré.sultats de ces recherches ont été consignés dans un Mémoire, accompagné de planches, publié en 1869, dans les Annales des. Sciences Naturelles et dans la Bibliothèque de l’Ecole des Hautes-Etudes. En disséquant des larves et des nymphes de Libellula depressa, A’Aischna maculatissima et d’autres espèces, j’ai pu rcctifler, sur plusieui’s points, les indications de Léon Dufour sifr le nombre des stigmates, la disposition des troncs trachéens et de leurs branches. A l’aide de grossissements considérables, j’ai pu reconnaître la structure intime des trachées pneumatiques qui sont situées dans le rectum de la larve. J’ai vu que ces branches étaient formées, en dernières analyse, par des lamelles creuses ou des tubes hyalins, dans lesquelles les dernières ramifications des trachées ne se terminent pas brusquement, comme on le supposait jusqu’alors, mais viennent s’anastomoser les unes dans les autres à plein canal, en formant des ansès continues. Enfin, j’ai pu établir quel était le mécanisme de la respiration chez la larve et comment l’appareil de respiration aquatique se modifiait pour donner l’appareil de respiration aérienne de l’adulte.
M, Cabot sur les la
ris, 1873, t. X, -, -., - ....
les Uomphinos, publié dans VlUusimted Catalogue of th '.oology of the Harieard College, l””"'
■ quelques TÂhellules rapiwtèes des Iles du Cap yert. 'etin de la Société philomathique de Paris, 1872, t. IX, p. 173.)
Dan.s une petite collection d’Odonates rapportée par M. Bouvier de.s îles du Cap-Vert, j’ai trouvé des exemplaires de quatre espèces, plus ou moins largement distribuées, mais qui n’avaient pas moins élé signalées dans cet archipel.
126. — Recherches sur les Insectes fossiljes des terrains tertiaires de la France.
(Annales des Sciences géologiques. 1871-1874-, Bibliothèques de l’Ecole des Hautes-Etudes.
Soieooes nntui-elles, 1871, t. IV, art. n* 7 et t. XI, art, n» 1 et Thèse pour le doctorat ès-
scienoes naturelles. Paris 1874.)
Les Insectes qui ont laissé leurs empreintes dans les couches éocènes et miocènes de la France n’avaient pas été l’objet que de quelques notes éparses et étaient presque entièrement inconnus à l’époque où j’ai commencé à m’en occuper. Ayant recueilli moimême un très grand nombre d’empreinteS d’insectes fossiles en Auvergne et dans la Provence; ayant eu à ma disposition les magniliques séries du même ordre, conservées dans les Musées de Paris, de Lyon, de Marseille et dans quelques collections particulières, j’ai pu comparer ces échantillons d’une part avec les formes actuelles, de ■ l’autre avec les spécimens qui avaient été découverts dans des couches tertiaires à Radoboj, à Œningen ou dans l’Amérique du Nord et qui avaient été décrits et figurés par M. 0. Heer et M. S. Scuddér. Successivement j’ai fait paraître deux. Mémoires consacrés, le premier aux Insectes fossiles de r.Auvergne, le second aux Insectes fossiles d’Aix-en-P)'Qvence et, plus tard, j’ai réuni ces deux travaux sous forme de thèse pour le Doctorat,, en y ajoutant une étude rapide sur les Insectes appartenant à des groupes que je n’avais pas eu le temps d’étudier avec autant de détail que les autres et des considérations générales .sur l’ensemble de la faune entomologique de nos terrains tertiaires.
Des rapports zoologiques que j’avais constatés , entre les Insectes actuels et les Insectes de la période tertiaire, J’ai essayé de tirer des conclusions sur la distribution géographique de ceux-ci, sur leurs mœurs et sur les relations qu’ils pourraient avoir avec les végétaux de la période correspondante, magistralement étudiés par le professeur Heer et par M. de Saporta.
En 1877, l’Académie des sciences a décerné le prix Thore à mes Recherches sur les Insectes fossiles.
127. — Sur l'empreinte d'une aile de Diptère trouvée dans les marnes du gypse des environs de Paris.
{Bulletin de la Soeiélé philomatigue de Paris, 187C, t. IX, p. IBi.)
L’empreinte que j’ai décrite dans cette Note avait été trouvée par M. Ohapuis dans les marnes supérieures au gypse, aux Buttes-Chaumont (Paris), Elle m’a paru provenir d’une sorte deBibion(i?îïî£) Chapuisî).
188. — Sur les Insectes trouvés avec un Geckotien dans un morceau d’ambre jaune.
{Bulletin de la SocMé philomathique de Paris, 1873, t. X, p. 97.)
Deux morceaux d’ambre jaune présentés par M. le professeur L. Vaillant à la Société philomathique dans la séance du 86 juillet et du 13 décembre 1873 renfermaient des restes de Geckotiens. L’un de ces fragments contenait, en outre, des débris /égétaux, quelques Acariens et des Insectes parmi lesquels je reconnus dès Coléoptères du groupe des Mycétophagides, un Orthoptère de la famille des Blattides, un Hémiptère du groupe des Cîcadelles, un Hyménoptère de la famille des Chalcidides et plusieurs Diptères,
189. Sur quelques espèces fossiles de l’ordre des Thysanoptères.
(Bulleün de la Société philomatique de Paris, 1873, t. X, p. 20.)
Parmi les échantillons d’insectes fossiles provenant des terrains tertiaires de la France et de la Sui.ssc que j’ai eu l’occasion d’étudier.
coLix ([ui ni’üiit pi'os'jiitù les empreintes les plus nettes so i-appoi'taient souvent à des espèces de très petite taille. C’étaient aussi ceux qui, en raison môme do leurs dimensions exiguës, se prôtaiont le mieux ir l’étude microscopique et révélaient le plus nettement les détails de la structure des pattes, des ailes et des antennes. Ainsi de petits Insectes fossiles du gypse d’Aix ont pu être aisément déterminés comme des Thysanoptéres d’espèces particulières {r/iri}as' ohxohla, Thnps formicoides) ou môme de genre spécial {('alothrips lirudderi). D’autres Tlirips {Thrips antiqm et Palœolhrips fosdtis) avaient du reste déjè été sign.alés par M. Heer et pai'M. Scudder dans les couches tei'tiaires de la Suisse et des États-Unis. Comme je l’ai fait remarquer, la présence de ces Insectes dans divers gisements éocôiies et miocènes indique l’existence de Heurs variées aux époques correspondantes.
130. — Sur un Hèiniptt’rc fassili' de la famille des Peii’u'iunides.
(Butteiin de la Société philamalhiquc de Paris, XI. p. 14.)
Dans les collectionsd’Insoctosfossilesappartonant, soitaux Musées do Lyon et de Marseille, soit fi M. le professeur Hoor, de Zurich, j’ai rencontré trois empreintes d’Héiniplores se l'appoi’tant à une espèce médite de Ci/dnopsis que j'ai appelée, Ci/dnopsis Heeri.el qui se place à côté du (ii/diiopsis tertiurm Heer.