Remarques sur l’Ibis sinensis A. Dav
(Nomelles Archhcs du Muséum, 1872, Bulletin, p. 129 el pl. 6.)
Dans une lettre datée de Shanghaï 10 mars 1872 etadre.ssée àM.le professeur Milne Edwards, lettre dont un extrait a été publié dans les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences (8 juillet 1872), M. A.David avait donné une description succincte d’un Ibis qui lui avait paru différer, par sa livrée constamment grise et par quelques autres particularités, de i’ibis nippon du Japon. 11 avait,en conséquence, proposé de désigner l’Oiseau sous le nom à’Ibis sinensis; mais en comparant avec le type même do cotte nouvelle e.spèce la description, la figure et des exemplaires d’Ibis nippon, quelques doutes me .sont venus sur la validité de Xlbis sinensis, et, pour diverses raisons que j’ai exposées en détail, j’ai été porté à considérer cette forme comme étant probablement identique au fond à l’Ibis nippon, oonime représentant soit une variété locale, soit une simple phase de plumage de ce dernier, phase grise pendant laquelle l’Oiséàu serait apte à se reproduire. Si cette hypothèse est reconnue exacte, il faudra étendre considérablement l’aire d’habitatde Xlhis nippon Aw Japon au l'ohékiang, h travers la Sibérie et la Chine septentrionale. ■
14. — Collections rapportées du Turkestan oriental et du Tibet par l'expédition de M. Bonvalot et du prince Henri d’Orléans.
(La Nature, 1891, n«- 948 et 951, !•' août et 98 aoûl 1891 avec figures.)
15, Contributions à la faune de la Chine et du Tibet : description d’espèces et de raeesnouvelles d’Oiseaux donnés récemment au Muséum par le prince Henri d’Orléans.
16. Catalogue des Oiseaux provenant du voyage de M. Bonvalot et
du prince Henri d’Orléans, à travers h- Turkestan, le Tibet et la
Chine occidentale.
(Nouvelles Archives du Muséum, ISM et 1894,^3*^année, t. V, p. 114 et pl. 3, 4 et 5 et
Dans le cours du voyage qu’il a accompli, en compagnie de‘M. Bonvalot et du P. Dedekens, à travers le Turkestan, le Tibet,le Setchuan, le Yun-Nan et le Tonkin, le prince Henri d’0"léans put recueillir, malgré les difficultés de toutes sortes que l’expédition rencontra sur sa route, d’importantes collections d histoire naturelle auxquelles vint s’ajouter ‘une série de spécimens récoltés par les missionnaires du Setchuan. Ces collections furent généreusement offertes au Muséum d’histoire naturelle et j’ai essayé de donner une idée de leur intérêt et de leur importance dans un article spécial accompagné de figures représentant quelques-uns des types les plus remarquables, entre autres le Yack sauvage:
Les Oiseaux étaient représentés par plusieurs centaines de spécimens. M’étant chargé de leur étude, j’ai lait connaître, dans une notice préliminaire, plusieurs espèces et variétés nouvelles de Passereaux Troohalopteron Henrici, Trochalopteron Ellioti'v&r. Bonvaloti. Alcippe Bieti, Acredula Bonvaloti; Leptopreode Henrici, Zosterops Mussoti, Uragus Henrici, Eurhinospiza Henrici, etc.), appartenant aux famille.? des Timéliidés, des Paridés, des Fringillidôs, etc., et une magnifique espèce de Gallinacé, le Tetraogallus Henrici, qui vit sur le glacier de Tatsien-Lou (Setchuan), à ufie altitude do 4000 mètres. J’ai donné en même temps quelques indications sur les variations de taille et de plumage et sur la distribution, dans l’Asie centrale et méridionale,des Trochalopleron et àèsPomatorhinus etsur les changements de livrée des Zosterops, assez marqués pour qu’on ait pu décrire comme les types de deux espèces des individus tués dans deux saisons différentes et appartenant en réalité au mêrne type.
Le Mémoire beaucoup plus étendu que j’ai publié dans les Archives (lu Muséum constitue un travail d’ensemble sur la faune ornithologique de l’Asie centrale, travail dans lequel j’ai passé en revue plus de 200 espèces en présentant à propos de chacune d’elles des observations sur les caractères zoologiques, les affinités et la répartition géographique. Parmi ces espèces, il y en al5 qui. n’avaient pas été signalées antérieurement comme vivant dans les limites duCéleste-Empire et qui viennent s’ajouter aux 807 espèces que M. David et moi avons
mentionnées ou déci-ites en 1877, dans nos Oiseaux de la Chine. De tous ces Oiseaux, les plus remarquables sont assurément ceux qui proviennent du Tibet chinois et du Setchuan. Le voyagede M. Bonvalot et du prince Henri d’Orléans, les envois faits parles missionnaires de Tatsien-louetles explorations effectuées, de 1889 iil890, surles monts Tian-Chan et dans le Kansou par deux naturalistes russes, les frères Grun>Grzimaïlo ont confirmé sous ce rapport les recherches de M. l’abbé A. David, on montrant que cette région niontagneuse de l’Asie ccnlraie possède une faune et une flore aussi riches que variées, et réserve probablement bien dos surprises aux naturalistes qui seraient tentés de marcher sur les traces des explorateurs dont je viens de citer les noms.
Mon Mémoire est accompagné de planches en couleur représentant quol(|ues types remarquables de la faune tibétaine, entre autres le Tetfaogallus Henrici.
17. ('ontnbution à la faune de la Chine et du Tibet (5' série).
[Annales des Sciences naturelles. Zoologie. 1893. 7® série, t. XV, p. 108.)
Dans une autre collection provenant des environs de Tatsien-lou (Setchuan) et remise au Mu.séum par Mgr Biet, évêque de Diana, j’ai trouvé, à côté de formes déjà signalées dans cette partie de la Chine, plusieurs Oiseaux qui n’avaient été rencontrés jusqu’alors que dans le Kamsou ou le Tibet .septentrional et d’autres qui n’avaient pas même été observés dans les limites de l’empire chinois. L’examen de nombreuses séries d’exemplaires m’a conduit à réduire quelque peu le chiffre des espèces que j’avais admises dans les genres Baba.x et Trochalopteron.
18. — Sur quelques Oiseaux de l’Inde, du Tibet et de la Chine.
(BitUelM de la, Sociéti soologique de France, 18!», t. XVIII, n- i, p. 17.)
Description d’une espèce nouvelle de Perroquet du Tibet et du Setchuan, Palœornis Salvadorii. voisin du P. derbyanus, et de deux variétés nouvelles de Lophophores, Lophophorus impeijanus obsourus. et L. impeyanus Mantoui.