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Les Oiseaux de la Chine

Avant les recherches du naturaliste anglais R. Swinhoe les connaissances relatives aux animaux de la Chine se réduisaient à bien peu de chose; encore ces recherches avaient-elles porté presque exclusivement sur les animaux dus îles do Haïnan et de Formose et des côtes méridionales et orientales du Céloste-Empire. Les explorations effectuées, de 1862 à 1874, à travers les provinces occidentales, centrales et orientales do la Chine par un savant missionnaire dont le nom est universellement connu, M. l’abbé Armand David, furent beaucoup plus fructueuses et enrichirent le Muséum d’histoire naturelle de magnifiques séries de Mammifères, d’Oiseaux, d’insectes, de Plantes, etc. Beaucoup de spécimens ne pouvaient être rapportés ni aux espèces, ni môme aux genres que l’on connaissait déjà, soit de la même contrée, soit de l’Inde et de l’Indo-Chine et représentaient des types absolument nouveaux.

Les Mammifères ayant.été décrits par M. A. Milno Edwards, l’étude des Oiseaux qui n’avait pu être qu’ébauchée par mon prédécesseur Jules Verreaux nous fut confiée. Elle donna des résultats tellement intéressants que M. David et moi saisîmes avec joie l’occasion qui nous était offerte de publier, avec le bienveillant appui du Ministère de l’Instruction publique, non pas seulement comme nous en avions eu primitivement l’intention, un simple catalogue des matériaux que nous avions entre les mains, mais un livre au.ssi complot qne possible sur la faune ornithologique de la Chine. Pour ce travail, mon collaborateur apporta, outre les spécimens qu’il avait recueillis, les observations qu’il avait laites sur le régime et les moeurs des Oiseaux; de mon côté j’eus la tâche de rechercher toutes les espèces chinoises précédemment existantes dans les collections du Muséum, de les comparer, ainsi que les espèces récemment obtenues, avec celles de i’Inde, de l’Indo-Chino et du Turkestan, d’établir la synonymie et la

distribution géographique, de rédiger de concert, aveoM. l’abbé David, les descriptions de toutes les formes nouvelles ou imparfaitement connues, et d’en faire exécuter les figures coloriées d’après mes cro-

Pendant que nous achevions notre travail paraissait, en Angleterre, le Catalogue descriptif des espèces nouvelles recueillies par le lieutenant-colonel (depuis général) russe Pizevvalski dans le cours du voyage qu’il avait effectué à travers l’Asie centrale et les provinces occidentales de la Chine, et dont la relation avait été publiée, quelque temps auparavant, en langue russe. Nous pûmes donc tenir compte de ce Catalogue et ajouter aux espèces dont nous avions eu entre les mains des exemplaires celles que le voyageur russe avait été seul à observer : nous arrivâmes ainsi à un chiffre total de 807 espèces que nous ne nous contentâmes pas de passer toutes en revue, mais dont nous indiquâmes la distribution géographique à travers l’empire chinois ou d’autres régions du globe. Nous montrâmes que ces 807 espèces auxquels devaient, par la suite, venir s’ajouter beaucoup de formes nouvelles, 249 seulement devaient être considérées comme représentant la faune indigène autochtone, les autres se retrouvant en Europe (158), dans l’Inde, rindo-Chine, l’Indo-Malaisie,. l’Océanie, le Japon ou même l’Amérique du Nord, au moins à certaines époques, ces Oiseaux étrangers à la faune chinoise appartenant les uns à des espèces presque cosmopolites, les autres à la catégorie des Oiseaux migrateurs. Nous avons constaté d’autre part que sur les 249 espèces autochtones, le quart environ provenait du Kansou, du Setohuan, de la principauté de Moupin, en un mot de ce que l’on peut appeler le Tibet chinois. C’est cette région qui doit être considérée comme le berceau de la faune chinoise, c’est elle qui avait fourni à M. A. David et au colonel Przewalski les formes les plus tranchées, les plus caractéristiques et c’est elle encore qui, comme je le prévoyais, devait, per la suite, livrer à d’autres explorateurs des types extrêmement remarquables qu’il m’a été donné d’étudier et de faire connaître.

e nouvelle espèce de lanlhocinola.

l. Bulletin de la Société philomathique de Paris,

Parmi les Oiseaux remis au Muséum d’histoire naturelle par M. A. David se trouvait une sorte de Garrulax que l’on avait, â première

vue, cru pouvoir identifier au Oarrulax pcecilorkynchus ou lanthocinclapœcüorhyncha figuré par J. Gould, dans ses Birds of Asia. En examinant plus attentivement cet Oiseau et en le comparant avec des lanthocinclapœcUorhyncha do Formose, j’ai reconnu, d’accord avec M. David, qu’il appartenait à une espèce nouvelle nommée par nous lanthocincla Berthemyi.

10. — Description d'une nouvelle espèce du genre Sibia (Sibia Desgodinsi.)

(Bulletin de la Société philomathique de Paris, 1876-1817, 7* série l. 1, n" 3, [i. 139.)

En 1877, le Muséum d’histoire naturelle reçut de M. Desgodins, missionnaire, une petite collection de Mammifères et d’Oisoaux formée à Yer-ka-lo, localité située sur le Haut-Mékong, par 29“ 3’ 30” do latitude nord. A côté d’espèces que M. A. David avait recontréos précédemment dans ses explorations sur les confins du Tibet, j’ai trouvé dans cette collection un Pa.sscreau de la famille des Timéliidés qui m’a paru devoir être distingué de la Sibia gracUjis Mac Cloll. sous le nom de Sibia Desgodinsi. Je puis ajouter aujoui'd'hui que l’arrivée au Muséum do nouveaux exemplaires recueillis dans le nord du Yun-nan est venue démontrer la validité de cotte espèce.

11. — Description a’une nouvelle pièce du genre Trochalopteron provenant de Tchékiang (Chine.)

(en commun avec M. l'abbé David. Le Naturaliste, 1890, 18« année, 3» série, n» 83, p. 180).

Cette espèce de Timéliidé (Trochalopteron ningpoense) a été découverte par M. A. David aux environs de Ning-Po, dans le Tchékiang.

12. — Desdiption de quelques Oiseaux nouveaux de la Chine et du Tibet

(Le Naturaliste, 1880, 8“ année, n-35, p. 273.)

Cette notice renferme ; 1“ la description du Tetraophasis Desgodinsi, Gallmacé d espèce nouvelle dont le type a été envoyé de Yer-Ka-Lo (Haut-Mékong) au Muséum par M. l’abbé Desgodins; 2“ la liste des

espèces qui ont été recueillies par ce missionnaire zélé dans la même région et parmi lesquelles figurent deux oiseaux Tetrastes Severtzovi et Sibia Desqodinsi qui n’avaient pas été rencontrées par M. A. David dans les provinces occidentales de la Chine.

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