SUR LES MACHINES A AIR COMPRIMÉ
L’emploi de l’air comprimé comme moteur et surtout comme transmetteur de l’énergie tend de plus en plus à se développer dans l’exploitation des mines, qu’il a pour ainsi dire transformée. En 1867, cette tendance commençait déjà à se laisser pressentir, et j’ai consacré à cette époque un Mémoire étendu (') à établir la théorie des machines à air comprimé.
En partant des lois de la Thermodynamique, j’ai posé les lois générales qui règlent le fonctionnement d’une machine à air comprimé et j’en ai tiré les formules qui doivent être employées dans chaque cas particulier, soit qu’on n’utilise pas la détente, soit qu’on l’utilise d’une manière plus ou moins complète. J’ai étudié séparément la marche de la machine passive qui utilise un travail extérieur à comprimer l'air, et celle de la machine motrice qui utilise la compression de l’air à produire un travail moteur extérieur. J’ai donné dans chaque cas la température finale à laquelle est porté l’air, le volume que doit avoir le cylindre, le calcul de la distribution, enfin le rendement obtenu.
Une épure placée à la fin du Mémoire permet de se rendre compte, presque à simple vue, du rendement qu’on peut obtenir, en fonction de la pression à laquelle l’air est porté et du degré de détente qu’on lui fait subir.
J’ai enfin montré l’influencé de la conduite qui amène l’air de la machine passive à la machine motrice, ainsi que celle, plus compliquée et plus intéressante, qu’exerce la quantité de vapeur d’eau melangee avec l’air. J’ai fait voir l’avantage que présente cette vapeur et l’intérêt qu’il y a à l’augmenter.
Enfin, dans une dernière Partie, j’ai fait voir que la quantité de chaleur