‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 7 sur 17 · SILICE CRISTALLISÉE · texte numérisé non relu

SILICE CRISTALLISÉE

Quartz. — En examinant des lames minces préparées par M. Werlein, j’ai montré (') que le quartz, outre les deux clivages p et e\ possède aussi les clivages m et a'.

Tridymite. — La cristallisation de la tridymite était mal connue et les observations paraissaient sur certains points contradictoires. J’ai montré ( 2 ) que la difficulté venait de ce qu’on avait considéré comme formés par la tridymite des cristaux qui ne sont que des pseudomorphoses, d’ailleurs très curieuses, de tridymite en quartz. Ce point établi, tous les autres faits connus s’accordent à faire regarder comme orthorhombique la vraie symétrie cristalline de la tridymite, et j’ai pu indiquer, pour la première fois, les données optiques qui caractérisent cette importante espèce.

J’ai montré, en outre, que la tridymite éprouve à i3o° environ une transformation réversible qui la fait passer de la symétrie rhombique à la symétrie hexagonale.

Christobalite. — G. vom Rath avait donné ce nom h des cristaux trouvés

(!) Sur les clivages du quartz (Bulletin de la Société minéralogique, t. XIII, p. 60; 1890).

( ! ) Sur la tridymite et la christobalite ( Comptes rendus, t. CX, p. 964 ; 1890, et Bulletin de

>fece de siliee cristallisée cubique. La presque îd cliristobalite et de celles de la tridymite avait g e la christobalite n’était qu’une variété de tridyi ’istobalite est une espèce réellement distincte, di ;udo-cubiquo, éprouvant k ij 5 ° un changemer mène à l’état cubique. J’ai déterminé les propi s intéressante espèce, qui établit un rapprochi rieux entre SiO* etTiO 5 .

Lussatile. — J’ai donné (') ce nom à une es) dratée cristallisée que j’ai découverte enveloppi artz ou certaines concrétions de calcédoine. La fo mue, car la substance ne se trouve qu’en fibres nent optiquement positif. J’en ai déterminé la c tiques. M. H. Le Chatelier en a fait connaître la sine, comme pour l’opale amorphe, de 3SiO ! , H !

Hvalite. — On désiune sons ce nom une substa

me est constituée par des fibres la surface, et ayant un allongetr ion pas colloïdale, mais cristallin.

verbale que je

principalement de silice, avec une faible quantité d’eau, de soufre et de carbone.

J ai montré (') que l’étude en avait été compliquée par l’erreur qui avait fait confondre avec la mélanophlogite le quartz fibreux, presque toujours intimement enchevêtré avec cette substance singulière.

J’ai donné ( 2 ) ce nom à une espèce minérale nouvelle qui est une argile très potassique, présentant ce singulier caractère d’être formée* uniquement par des fibres cristallines dont le parallélisme est assez parfait pour que j’aie pu mesurer, sur une plaque mince parallèle aux fibres, l’angle des axes optiques. J’ai trouvé pour la première fois cette substance en couches dans les strates du bassin houiller de Noyant (Allier). M. Richard, préparateur à l’École des Mines, l’a récemment retrouvée dans des échantillons provenant de l’Uruguay.

I On désignait sous ce nom' des cristaux microscopiques disséminés dans l’apatite de Kragerôe. Par l’étude cristallographique et optique, j’ai montré ( 3 ) que ces cristaux doivent être identifiés à la monazite.

Le phosphurede fer, désigné sous le nom de rhabdile, et qui n’avait été rencontré que dans les météorites, n’était pas connu cristallisé.

En étudiant (*) des roches fondues par les incendies des houillères de Commentry, j’ai constaté qu’elles sont formées principalement d’anorthite et de pyroxène, avec une structure qui rappelle certaines météorites, telles

(’) Sur la mélanophlogite (Bulletin de i (-) Sur la bravaisito, substance minéral p.5-8; 1878).

(s) Sur la cryptolite do Norvège, t. X, (*) Sur la production d’un phosphure de

minéralogique, t. IV, p. n3o-u36; 1881).

que celle de Juvinas. J’y ai rencontré également des noyaux plus ou moins cristallisés de rhabdite, formés vraisemblablement par la réduction des rognons de fer carbonaté disséminés dans les schistes houillers. J’ai pu déterminer la forme cristalline de cette espèce, qui est quadratique. J’ai conclu de mes observations que la vivianite (phosphate de fer hydraté), que l’on trouve dans les roches fondues de Commentry et d’autres houillères, provient de l’oxydation de la rhabdite.

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