La cirrhose alcoolique graisseuse
48. — De l’intoxication par les spiritueux alcooliques ; rhum, cognac, eau-de-vie.
49. — De l’intoxication par les boissons avec essences : amers, apéritifs, etc.
Le D'Lancereaux a fourni, pour l’histoire do celte maladie, un grand nombre de documents personnels. De plus, il a mis en relief des faits pou ou pas connus, pour lesquels il a donné des interprétations que l’avenir n’a pas démenties.
Dès 1861, il avait précisé les caractères anatomiques des productions syphilitiques; il avait montré que la syphilis n’est pas une maladie de suppuration et que la gomme subissait un ramollissement, mais ne suppurait pas.
Puis, il s’est appliqué à faire connaître les caractères généraux de la syphilis.
1” La syphilis, si on excepte les symptômes prodromiques, la fièvre du début, se traduit invariablement par des lésions matérielles, qui entraînent des troubles fonctionnels subordonnés à leur siège et à leur étendue.
2» Elle ne frappe directement que les tissus provenant du feuillet moyen du
vant SC nourrir, dégénèrent et disparaissent par résorption ou par élimination, tantôt s’organisent eu tissus définitifs homologues (tissu osseux dans l’os, lymphatique dans les ganglions, cicatriciel dans la substance conjonctive).
4“ Elle évolue en plusieurs temps. Après la période d’incubation, s’ouvre la période d’éruption locale, suivie bientôt de la période d’éruption générale. Les lésions de cette période disparaissent sans laisser de trace. La dernière période, celle des productions gommeuses, est caractérisée, au contraire, par des lésions circonscrites profondes, suivies de pertes de substance et de cicatrices.
5“ La syphilis peut cesser spontanément son évolution, à la fin d'une de ses phases naturelles.
La famé syphilitique, notée par les observateurs anciens, mais négligée par Ricord, Bassereau, Gibert, Bazin, Hardy qui en parlent à peine, est décrite par le D' Lancereaux d’une façon précise et détaillée.
On soupçonnait l’existence de \arthrite syphilitique : il prouve cette existence par l’examen de pièces anatomiques.
De nombreux observateurs avaient rencontré des lésions diverses chez les sujets syphilitiques; mais chacun les avait décrites isolément, sans établir de liens entre elles, sans mettre en évidence leurs caractères communs. L’auteur réunit ces descriptions disséminées, y joint ses observations personnelles et les coordonne. 11 groupe ensemble les altérations qui sont semblables et regarde si elles offrent les caractères spéciaux à toute lésion syphilitique; s’il leur trouve le cachet de la spécificité, il les rattache à la syphilis. — C’est ainsi qu’il a pu, dès 4866, écrire complètement l’histoire des manifestations viscérales de la syphilis.
C’est aussi grâce â cette méthode qu’il a prouvé, le premier, l’existence des artérites encéphaliques (carotide et ses branches) et de Vartérite médullaire.
Dès 1866 également, guidé par les mêmes principes, le D' Lancereaux admet non seulement la syphilis héréditaire précoce, « hâtive », mais la syphilis héré-
« Il est des cas, dlt-11, où la syphilis héréditaire restée latente pendant nn certain nombre d’années se révèle, comme il arrive pour la plupart des maladies constitutionnelles, par des manifestations tardives. » Dans ces cas, les accidents spécifiques « sont semblables aux accidents tertiaires de la syphilis acquise ».
Et l’auteur décru longuement la syphilis héréditaire de l’adulte, comme il a décrit la syphilis fœtale et la syphilis héréditaire de l’enfant.
BIBLIOGRAPHIE