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RECHERCHES SUR LES COMBINAISONS DU TITANE

Sur les combinaison du chlorure de titane et des éthers.

Le titane présente un certain nombre d’analogies avec le silicium et l’étain, tant par son oxyde acide Ti Ô“ qpi le rapproche de la silice Si 0“ et de l’anhydride stanniqueSnOLquepar son chlorure volatil (TiCl‘, SiCl*, SnCl*). Le chlorure d’étain formant de nombreuses combinaisons avec les éthers, il était intéressant de voir si le chlorure de titane se comporterait de même. Il s’est trouvé que cescombinaisons fort nombreuses correspondaient en partie à celles de l’étain et en partie étaient sans analogues parmi ces dernières. C’est ainsi qu’avec les éthers des acides monoatomiques j’ai obtenu trois séries de combinaisons formées par l’union d’une molécule de chlorure de titane avec une demi, une ou deux molécules d’éther. Les éthers des acides hibasiques donnent des combinaisons toutes semblables. On peut enfin obtenir des combinaisons du chlorure de titane avec une ou deux molécules

de sullliydrate ou de sulfures alcooliques et des combinaisons mixtes renfermant à la fois des éthers et des sulfures.

J’ai considéré ces composés comme des chlorures doubles formés par l’union d’une chlorhydrine ti ,tanique,TiCP(OC=H'), par exemple avec du chlorure d’acétyle C^H’OCl; en effet,

TiCl>OC‘H*-(-C'H>OCI = TiCl‘C«H*0>C’H*.

Pour confirmer cette opinion,j’ai reproduit, àl’aide de la trichlorhydrinetitanique découverte par MM. Friedel et Crafts et du chlorure d’acétyle, la combinaison du chlorure de titane et de l’éther acétique.

Depuis M. Bertrand a confirmé ce point de vue en montrant que le chlorure de titane se combinait aussi au chlorure d’acétyle.

Sur les éthers titaniques.

MM. Friedel et Crafts, en faisant réagir l’éther sur le chlorure de titane, avaient pu obtenir la trichlorhydrine titanique, mais le titanate d’éthyle correspondant au silicate d’éthyle Si(OC“H‘)* était encore inconnu. Je suis parvenu à le produire en décomposant dans certaines conditions l’éthylate de sodium par le chlorhydrate de la monochlorhydrine titanique préparé pour la première fois à cette occasion.

Ainsi s’est trouvée établie une nouvelle ressemblance entre le titane et le silicium. Toutefois l’éther titanique diffère considérablement, par diverses propriétés physiques et chimiques, du composé silicique correspondant; pendant que ce dernier est assez stable en présence de l’eau, l’autre est instantanément décomposé par elle.

Recherches sur le sulfure d’azote; sur un dérivé du sulfure d’azote; sur quelques composés complexes du soufre et de l’azote.

Le sulfure d’azote, qui avait été découvert par Fordos et Gélis, n’avait été que fort peu étudié par ces savants. Il était presque de suite tombé dans un oubli singulier si l’on considère l’importance d’un composé qui est pour le soufre l’analogue du bioxyde d’azote pour l’oxygène.

A l’occasion de recherches sur le chlorure de soufre, je fus amené à examiner ce corps et quelques combinaisons que Fordoset Gélisavaient signalées

cadmium s’est volatilisé à 160“, le zinc à 190“, l’étain à 360°, de même que le bismuth. Ces limites ne paraissent pas devoir être les plus basses qu’on puisse atteindre, et les métaux purs, platine, or, etc., ont donné'également des indices de volatilisation à des températures relativement très basses.

Sur fe suZ/ate de thorium.

Le sulfate de thorium appartient à la catégorie de ces sels qui présentent une solubilité décroissant avec la température. Ayant commencé des études sur ces composés, j’ai reconnu que la solubilité du sulfate de thorium était fort complexe et n’était définie à une température donnée que si l’on fixait l’hydrate d’où l’on était parti et, dans une mesure, la série des températures par laquelle on était passé. C’est ainsi que le sulfate à 9 molécules d’eau possède une solubilité croissante jusque vers 60°, température à laquelle il se décompose même au sein de l’eau. Au contraire, l’hydrate à 4 molécules d’eau, auquel il donne alors naissance, possède une solubilité croissante depuis 100“ jusqu’à 16°, température à laquelle il s’unit presque toujours à l’eau en reproduisant l’hydrate à 9 molécules d’eau.

L’eau même agit sur le sulfate de thorium, surtout à chaud, pour le décomposer en donnant naissance à un sel basique, pris antérieurement pour un sulfate monohydraté, ce qui complique encore l’évaluation de la solubilité de ce sulfate si l’on n’a pas soin de prendre les précautions nécessaires. Le sulfate de thorium, avant ces recherches, passait pour avoir une solubilité régulièrement décroissante avec la température. On voit qu’il n’en est rien.

Ce travail, comme le précédent, est encore inachevé.

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