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XI. - FAITS RELATIFS A LA PHYSIOLOGIE DE L’INTESTIN

1. Dédoublement du salol dans l’intestin des chiens privés de pancréas (Soc. de Biol., 9 avril 1892).

J’ai montré que les ferments de l’intestin suffisent à dédoubler le salol, sans qu’il soit besoin du pancréas. Depuis, Nobécourt et P. Merklen (Soc. de Biol., » février 1901) ont vu que beaucoup d’autres organes possèdent la même propriété. Celle-ci ne peut donc servir à constater l’état de la fonction pancréatique, comme l’avaient dit Sahli (de Berne) (1886), Lépine (1886-1887), Ewald (de Berlin) (1887).

suc protéolytique. II y a donc lieu de distinguer entre les excitants de la sécrétion et les excitants de la sécrétion active (protéolytique).

Ces résultats sont les mêmes chez les animaux préalablement dératés (depuis plus d’un mois). Nous n’avons cependant pas conclu de cette série d’expériences

Nous avons posé, et plusieurs autres physiologistes aussi ont posé, à propos de nos expériences, diverses questions qu’il ne serait guère à propos d’examiner ici, puisqu’il s’agit de questions tout à fait en suspens, et d’ailleurs soumises encore à l’investigation.

alcaline très nette des parois. Nous concluons de ces faits que, dans le duodénum et dans une partie de l’intestin grêle, la persistance de l’acidité gastrique suffit pour annihiler l’action des microorganismes qui pullulent dans toi it bol alimentaire. Plus bas, quand cette acidité s’atténue et tend à devenir insuffisante, la présence de la bile peut continuer à assurer pendant quelque temps l’antisepsie de la

Dans ce travail, l’apparii tion et la marche de la putréfaction étaient appréciées par l’odeur, par l’examen microscopique et par la recherche de l’iudol, dont la présence se manifeste dès les premières heures de la putréfaction des albuminoïdes.

B) Fonction glycogénique.

Infiuence des injections de propeptone sur la fonction glycogénique du foie (Bull, du Muséum d’hist. natur., 28 novembre 1899).

Ces injections augmentent, chez le chien et chez le lapin, la quantité de sucre du sang. Cette augmentation résulte d’une excitation par la peptone de la fonction glycogénique. De même que la fonction anticoagulante (voy. Section I, I, p. 9) et la fonction biliaire (voy. XIX, p. iO), toutes les fonctions du foie sont excitées par cette substance.

C) Kôle antitoxique du foie.

1. De la toxicité de l’antipyrine suivant les voies d’introduction (avec L. Capitan) (Soc, de Biol., 26 novembre 1887).

2. Action du foie sur la cocaïne (Soc. de Biol, 4 juillet 1891 et in Recherches sur l'action antitoxique du foie sur la cocaïne, par Eon du Val, Thèse, Paris, 1891).

3. A propos de l’action du foie sur la cocaïne (Soc. de Biol, 28 juillet 1891).

Ces recherches constituent une contribution à la démonstration du rôle antitoxique du foie : la toxicité de l’antipyrine ou de la cocaïne, introduites par une veine de la circulation porte, est moindre que si on les injecte par une veine de la circulation générale. De plus, les accidents sont moins violents.

Fouction anticoagulante.

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de l’hypophyse, des troubles tropl le j’ai observée chez le chien, dar

)ins pour quelque temps, chez h hyroïdectomie par l’injection in

la glande thyroïde de ces animai iisse, il ne faut pas attendre que h stte action de l’extrait thyroïdien

42. Résumé des preuves des relalions qui exislent entre la glande thyroïde et les glandules parathyroïdes (communication faite au V" Congrès intern. de physiol., Turin, 18 septembre 1901. Ành. ilalimnet de Biol., XXXVl, p. 57,1901).

Quand j’ai commencé à m’occuper de la glande thyroïde, en 1890, cet organe passait pour simple dans l’opinion générale des anatomistes et des physiologistes. Il suffit d’ouvrir n’importe quel traité d’anatomie ou de physiologie pour s’en assurer. On savait bien qu’il existe quelquefois des thyroïdes accessoires, mais ce sont là de simples lobules erratiques de la glande principale, comme il en existe pour la rate et pour les capsules surrénales, et on les entendait réellement ainsi. La découverte, que j’ai faite,en 1891, du rôle des très petites glandules, que l'anatomiste suédois SandstrOm, dans un travail resté ignoré avant mes recherches et qui a d'ailleurs été remis en lumière par moi-même, avait appelées parathyroïdes, mena à la conception d’un appareil ou système thyroïdien.

De cette constatation est né un double mouvement, morphologique et physiologique. L’appellation de « glandules de Gley ;> (die Gley’schen Nebenschilddrüsen, Sandstrflm-Gley’s Glandulæ), fréquemment employée à l’étranger, montre assez que l’importance du courant de recherches expérimentales sorti de mes expériences a été reconnue. Il en a été de même du mouvement morphologique. Je n’en apporterai ici qu’une justification : « La question, a écrit P. Verdun dans sa remarquable thèse de doctorat ès sciences sur les dérivées branchiaux (Paris, 1898), est entrée dans une phase décisive à la suite d’une note de Gley, qui avait remarqué, au cours de ses expériences de thyroïdectomie chez le lapin, deux petites glandules thyroïdiennes placées au dessous des lobes de la thyroïde. Ce physiologiste ne tarda pas à se convaincre qu’il avait simplement retrouvé les glandules paralhyroïdiennes décrites dès 1880 par SandstrOm, chez l’homme et divers mammifères, et nettement différenciées par lui du groupe inconstant et confus des thyroïdes accessoires. L’intérêt qui s’attachait aux observations de Gley, au point de vue expé rimental, suscita dès lors une série de publications, et, par contre-coup, les recherches embryologiques en reçurent une impulsion féconde » {loc. cit., p. 11).

Au point de vue anatomique j’ai décrit, d’après dissections sur trente-trois animaux, ces organes chez le chien. J’ai montré, d’une part avec Phisalix, chez cet animal, d'autre part avec le professeur A. Nicolas (de Nancy), chez le lapin, les

modifications de texture qu’ils subissent après l’extirpation de la glande proprement dite; celte dernière question n’est d’ailleurs pas complètement éclaircie encore.

Au point de vne physiologique, j’ai réalisé sur le chien, malgré des difficultés techniques assez grandes tenant h la situation de ces organes, enchâssés presque toujours dans la glande, une opération consistant à séparer celle-ci des glandules et à l’extirper en conservant ces dernières; les animaux survivent sans accidents. Si ensuite on enlève les glandules, que l’on trouve hypertrophiées, ils meurent avec les accidents habituels de la thyroïdectomie complète en un temps. L’importance du rôle des glandules était ainsi établie pour le chien, comme pour le lapin.

Mais, entre temps, les anatomistes, le professeur Nicolas, d'abord, puis Kohn (de Prague), avaient montré que les glandules sont, non pas au nombre de deux, comme Sandstrôm et moi l’avions cru, mais de quatre, deux par lobe,

toujours profondément incluse dans le lobe correspondant de la glande et par conséquent invisible. Cotte découverte des glandules internes devait engager les expérimentateurs à enlever à la fois les quatre glandules. J’avais vu précédemment que l’extirpation des glandules, dites désormais externes, ne détermine point d’accidents. Il se pouvait que la suppression de celles-ci et des deux glandules internes, faite en même temps, amenât des troubles. Les premiers. Vassale et General! (1896), sur le chien et sur le chat, puis, en France, Gley, Moussu, Rouxeau, â peu près en même temps (1897), réalisèrent celte expérience; les animaux opérés succombent en général comme après la thyroïdectomie tolale en un temps. Deux interprétations do ce fait se présentèrent tout de suite : !• la glande et les glandules ont des fonctions absolument distinctes et sont des organes différents ; 2“ ce sont deux parties d’un même appareil entre lesquelles il y a des relations fonctionnelles.

Je crois avoir montré que les faits ne sont pas encore suffisants, à l’heure qu’il est, pour décider en faveur de l’une de ces opinions, à l’exclusion définitive de l’autre. Ceci dit, j’ai jusqu’ici soutenu la seconde pour les raisons suivantes ; f il y a des chiens qui survivent à l’extirpation de toutes les glandules (Gley, Walter Edmunds) ; d’autres, après cette opération, ne présentent que des troubles cachectiques à évolution lente, comme après la thyroïdectomie (Gley); 2" les glandules contiennent de l’iode (Gley) comme la glande; 3‘ la suppression des parathyroïdes modifie la structure de la thyroïde (Walter Edmunds), de même que l’extirpation de la thyroïde modifie la structure des parathyroïdes.

43. Remarques sur quelques travaux récents concernant la physiologie de la glande thyroïde {Arch. de Pkysid., octobre 1892).

44 et 45. Des effets de la thyroïdectomie (Soc. de Biol., 17 et 24 décembre 1892).

48. Remarques sur quelques faits nouveaux relatifs à la physiologie de la glande t thyroïde (Arch. de Physiol., janvier 1894).

47. Remarques à propos du travail de A. ver Eccke : « Influence de la sécrétion interne du corps thyroïde sur les échanges organiques » {Arch. intern. de Pharmacodynamie, IV, p. 347, 1898).

Série de notes d’histoire ou de critique.

XIV 6is. — PATHOLOGIE DE LA GLANDE THYROÏDE

48. Sur le fonctionnement de la glande thyroïde et la maladie de Basedow (6' Congrès des médecins aliénistes et neurologistes de France et des pays de langue française. Bordeaux, 2 août 1896),

49. Présence de l’iode dans le goitre exophtalmique (Soc. de Biol., 20 avril 1901).

60. The pathogeny of exophtalmic goitre (communication faite à la 69* réunion de TAssociat. méd. britannique, Cheltenham, 1" août 1901 [British med. Journal, 21 septembre 1901]). Trad. fr. in Meme générale des sciences, 30 octobre 1901.

51. Etude historique et critique sur le traitement du myxœdème par les injections de liquide thyroïdien (Thèse pour le doctorat en méd., par A. Derrien, Paris, 1893).

62. Physiologie pathologique du myxœdème (rapport présenté au 12» congrès intern. de méd., Moscou, 1897 [Comptes rendus du 12“ congrès intern. de méd., t. II, p. 177-194, Moscou, 1899]).

63. Les relations actuelles entre la physiologie et la pathologie de la glande thyroïde. Physiologie pathologique du myxœdème (Reo. générale des Sc., 16 janvier 1898).

En partant des données physiologiques et m’y appuyant sans cesse, j’ai essayé, soit comme rapporteur au congrès de Moscou, soit sur l’invitation du congrès des aliénistes français ou de la British med. Association, d’expliquer les deux grands syndromes qui résultent de l’altération de l’appareil thyroïdien, le myxœdème et le goitre exophtalmique.

J’ai constaté (en même temps qu’Oswald, de Zurich) que, dans cette dernière maladie, la glande thyroïde contient moins d’iode qu’à l’état normal.

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