XIX. — SÉCRÉTIONS EN GÉNÉRAL
1. Action des substances anticoagulantes du groupe de la propeptone sur les sécrétions (5uH. du Muséum d'hist. natur., 28,inin 1897).
2. Sur le mode d’action des substances anticoagulantes du groupe de la propeptone. Action de ces substances snr les sécrétions (Cinquantenaire de la Soc. de Biol., p. 701-713, Paris, Masson et C‘% 1899).
J’ai montré que la peptone et les substances anticoagulantes du même groupe, telles que l’extrait de muscles d’écrevisses et de sérum d’anguille, sont en même temps des substances excito-sécrétoires ; elles font sécréter toutes les glandes, foie, estomac, pancréas, glandes salivaires, lacrymales, nasales, trachéales. Ce fait a été retrouvé, pour la sécrétion de la bile, par Asher et Barbêra (Z. für Biol, 1898). Récemment, j’ai repris, avec L. Camus, Tétude de l’action de la peptone sur la sécrétion pancréatique (Voy. XII, p. 27).
3. Sur l’antagonisme des produits de sécrétion déversés dans le sang par diverses glandes (avec J.-P. Langlois) (Soc. de Biol., 29 janvier 1898).
Expériences sur l’antagonisme entre l’action vaso-constrjctive de l’extrait de capsules surrénales et l’action dilatatrice de l’extrait thyroïdien. « L’on est amené à se demander, avait déjà écrit Gley (VArmée iiol, 1897), si les petites quantités des produits des glandes dites à sécrétion interne, qui passent à diiférents moments ou d’une façon continue dans le sang, n’agissent pas sur les centres nerveux vaso-moteurs... »
4. Conception et classification physiologiques des glandes (leçon faite à la Faculté de médecine, 7 mars 1893. Berne scientifique, 1" juillet 1893).
6. Exposé des données expérimentales sur les corrélations fonctionnelles chez les animaux (L'Année biologique, I, p. 313-330,1897).
L’auteur s’est appliqué à montrer la genèse de nos connaissances sur la structure et sur le fonctionnement des glandes. Du point de vue descriptif, le physiologiste doit s’élever progressivement au point de vue explicatif, à la connaissance de la destination et de l’adaptation des fonctions qui constituent, en définitive, leur raison dernière. C’est à ce point de vue causal, véritablement physiologique, de l’adaptation fonctionnelle glandulaire, que je me suis placé pour établir une
nouvelle classification des glandes. Celles-ci sont divisées en deux grands groupes : glandes à rôle nutritif, glandes à rôle défensif. Il n’y a pas à entrer ici dans le détail de celte classification. Celle-ci, en tout cas, n’a pas été seulement accueillie avec faveur par les physiologistes (Langlois et H. de Varigny, 1900, par exemple, et Wertheimer, 1901), elle a aussi recueilli les suffrages de plusieurs histologistes, comme Laguesse(Semaine méd., H mai 189S) et A. Pettit (Conférences d’histologie du Laboratoire d’anatomie comparée, au Muséum, 1900-1901).
SECONDE PARTIE