PREMIÈRE PARTIE
PHYSIOLOGIE NORMALE. PSYCHOLOGIE PHYSIOLOGIQUE XXV. — RECHERCHES SUR LES ACTIONS NERVEUSES D’ARRÊT
trique sur le cœur {Soc. de Biol., !•' Lût 1883). *' ^
2. Actions d’arrêt sur la sécrétion de la glande sous-maxillaire {Ibid., 8 décembre
3. Innervation de la glande sous-maxillaire. Sur la suspension d’actions nerveuses excito-sécrétoires (Mémoire détaillé : Arch. dePhysioL, janvier 1889).
Par une série de recherches, dont le détail a été donné dans le mémoire indiqué ci-dessus des Archives de Physiologie, j’ai pu montrer que les phénomènes sécrétoires, comme les actions motrices, sont soumis h des iuGuences suspensives ou d’arrêt. Je n’entends pas dire par là que cette notion générale est résultée de toutes pièces de ces expériences. On savait, au contraire, parfaitement que les glandes salivaires, dans différents cas, subissent des influences nerveuses, d’ordre psychique, par exemple, qui suspendent leur fonctionnement. C’est même là un fait d’observation courante. Mais la détermination expérimentale précise d’influences de cette nature et celle des voies nerveuses que pouvaient suivre ces influences n’avaient jamais encore été tentées. C’est grâce à l’emploi systématique dans ces recherches de la méthode graphique, au moyen d’un compte-gouttes iuscriptour qui permet l’enregistrement commode et exact de la sécrétion, que j’ai réussi à résoudre ces questions.
Si Ton excite sur des chiens modérément curarisés la corde du tympan de façon à obtenir une sécrétion assez abondante de la glande sous-maxillaire, et si, pendant que celte sécrétion est en pleine activité, on excite par un courant plus fort le bout central du nerf sciatique, — cette seconde excitation, contrairement
Brown-Séquard et ceux de François-Franck.
C’est d’ailleurs à celle notion générale que j’avais eu déjà recours pour essayer d’expliquer le fait de la suspension de l’action modératrice du nerf pneumogastrique sur le cœur, chez les lapins dont le cœur est extrêmement ralenti par le refroidissement progressif. Dans la note consacrée à la relation des expériences assez détaillées que j’ai faites sur ce point, j’ai très explicitement émis cette idée et j’en ai montré toute la portée générale.
XXVI. — RECHERCHES SUR LA SÉCRÉTION SALIVAIRE RÉFLEXE (Soc. de Biol, 20 février 1886.)
La sécrétion de la glande sous-maxillaire, sous l’influence de l’excitation d’un nerf sensitif, est un phénomène bien connu, depuis les expériences de Ovsjannikov et Tschiriev (1872), relatives à cet elTot de l’excitation du bout central du nerf
sciatique. En 1878 Vulpian a fait voir que ce réflexe est indépendant de toute action vaso-motrice et qu’il persiste après la section de la corde du tympan.
J’ai repris l’étude de ce réflexe, et j’ai montré que la voie suivie par l’excitation du sciatique est effectivement double : médullo-bulbaire, et alors c’est la corde du tympan qui est le nerf excito-sécréteur, et médullo-sympathique, et alors le nerf excito-sécréteur est constitué par les filets sympathiques émanant du ganglion cervical supérieur qui vont à la glande sons-maxillaire. L’effet de ce réflexe, tel qu’on l’obtient d’abord, résulte sans doute de la mise en jeu simultauée de ces deux appareils. Mais l’expérimentation peut aisément distinguer la double voie nerveuse que suit l’excitation.
Au cours de ces recherches, j’ai eu l’occasion de constater un réflexe salivaire, encore inconnu, et qui est produit par l’excitation du sympathique abdominal. Ainsi un nerf de sensibilité organique, comme on disait autrefois, peut donner lieu à la production de ce réflexe, tout comme l’excitation d’un nerf de sensibilité générale.
XXVII. — SÉCRÉTION PÉRIODIQUE SOUS L’INFLUENCE D’UNE EXCITATION NERVEUSE CONTINUE
{Soc. de Biol., 26 mai 1894.)
Par l’excitation continue pendant plusieurs heures de la corde du tympan, sur des chiens h bulbe sectionné, on voit à certains moments se produire une sécrétion périodique, dont j’ai déterminé le rythme.
XXVIII. — RECHERCHES SUR LES RELATIONS QUI EXISTENT ENTRE LES PHÉNOMÈNES PHYSIOLOGIQUES ET L’ACTIVITÉ PSYCHIQUE
(Ces recherches, y compris celles qui concernent ia physiologie des nerfs et des appareils nerveux terminaux, inscrites sous les n“ V, VI, VIII (conséquences physiologiques), XXVI
1. Élude expérimentale sur l’état du pouls carotidien pendant le travail intellectuel (rhèse de doctorat, mi).
2. Essai critique sur les condilions physiologiques de la pensée. Etat du pouls carotidien pendant le Iravail intellectuel {Arch. de Physiol., septembre 1881).
3. De l’influence du travail intellectuel sur la température générale {Soc. de Biol., 26 avril 1884).
4. Sur les mouvements musculaires inconscients en rapport avec les images ou représentations mentales (Ibid., 5 juillet 1884).
ment d’une augmentation dans la production de chaleur, liée à l’exercice même de la pensée, ou comme tenant simplement à des actions vaso-motrices de provenance centrale et périphérique.
A côté de ces travaux où la physiologie du cerveau est intéressée ù l’égal de la psychologie, j’en placerai d’autres qui relèvent davantage de cette dernière
Des recherches de Chevreul, publiées en 1833 et 1854, sat la baguette divinatoire, le pendule dit explorateur et les telles tournantes au poirU de vue de thistoire, de la critigue et de la méthode expérimentale, et bien connues des psychologues, ont montré que, parmi les mouvements musculaires, il en est un grand nombre qui ne sont ni connus ni voulus de celui qui lès exécute. Ce sont ces mouvements que l’on appelle aujourd’hui inconscients. Le fait, annoncé en 1833 par Chevreul, a été
miques.
La fonction gustative n’avait fait en France l’objet d’aucune monographie, quand j’ai donné dans le Dictionnaire encyclopédique une étude d’ensemble, aussi complète qu’il m’a été possible, sur cette importante question. Malgré l’étendue de ce travail et la quantité assez considérable de documents qu’il renferme, je ne crois pas devoir en présenter ici une analyse détaillée, puisque c’est surtout une œuvre de critique. Un exposé sommaire du plan suivi et l’indication de quelques
rôle du système nerveux. Cette dernière question des nerfs du goût et des phénomènes gustatifs centraux a été l’objet d’une étude approfondie.
XXX. — LA SENSIBILITÉ THERMIQUE Leçon faite à la Fac. de méd. le 22 novembre 1889 {Médecine moderne, 27 février 1890).
Il n’exislait point en France d’étude d’ensemble sur celte question, qui s’était complètement renouvelée depuis plusieurs années; j’ai profité de l’occasion qui m’était offerte par l’enseignement dont j’étais chargé en 1889-90 à la Faculté, pour
t, d’autre part, au pouvoir moteur des images.