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IX. Les vertèbrdb crâniennes

Le moment est venu maintenant de traiter à nouveau 1 ancien problème du squelette céphalique. Dans sa forme primitive la question n’était en effet posée que comme une théorie vertébrale du crâne. Elle renferme des erreurs techniques importantes que nous allons tenter de rectifier.

Jæs auteurs anciens ont eu le tort de grouper dans un même complexe vertébral des os qui n’ont pas tous la même valeur; les uns étant développés dans des cartilages profonds, les autres se formant tout près de la surface, à la manière des écailles, et ayant la valeur morphologique de celles-ci. Il y a donc lieu d’établir la distinction recommandée, et de mettre à l’écart les os dermiques, assurant un complément de fermeture d’une façon pour ainsi dire arbitraire par rapport au type métamérique fondamental.

L’ébauche cartilagineuse du crâne passait pour être une capsule cartilagineuse continue, résultat de l’extension latérale des trabécules et des paracordes décrits par Parker. Or, si l’on étudie de près les données de Parker, de Kôlliker et de Decker, on voit qu’il n’emest rien. La capsule cartilagineuse est interrompue par des incisions ou des perforations dont le décompte divise juste l’ébauche crânienne en 10 sections. C’est de celte fragmentation portant sur l’ébauche cartilagineuse qu’il faut se servir pour reconnaître la constitution vertébrale, et non, comme on l’a proposé, des perforations par les racines nerveuses. Nous avons dit en effet que par des cohalescences très précoces il y a beaucoup moins de racines que de ganglions, ou de segments; les vertèbres qui se développent tard ont dû modeler leurs perforations nerveuses sur les cohalescences déjà effectuées.

Chacun des dix segments crâniens possède son arc branchial osseux, et tous ceux-ci présentent même une liomotypie remarquable (fig. fi). A part les deux antérieurs, les plus réduits, chacun se subdivise en trois sections : un basibranchial, un cératobranchial et un épibrailchial. Sur certains arcs spéciaux, ces tronçons portent des noms particuliers. Sur

l’os hyoïde on les appelle : basi-, cérato- et épihyal; sur l’arc hyomandibulaire, ce sont les os : quadrale, symplectique, hyomandibulaire; sur , l’arc mandibulaire on les nomme : dentaire, angulaire, articulaire; sur l’arc palatin : palatin, jugal et quadrato-jugal.

Nous avons ramené à ce schéma les crânes de tous les vertébrés, en précisant le mode de condensation de plus en plus grande des os et la réduction de ceux de l’appareil branchial. Ces derniers se retrouvent toutefois dans l’os hyoïde, dans les osselets de l’oreille et dans les pièces de l’arcade sygomatique.

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