OPERCULE ET GLANDES DU PIED DES GASTÉROPODES
1. Note sur la structure de l'opercule chez les gastéropodes (C. R. Ae. Sc., 1884).
2. Recherchés sur l'opercule et les glartdes du pied des gastéropodes (Arch. de ZooL exjiér. et gâtée., 1884).
Les travaux analysés sous ce titre ont été présentés comme thèse de doctorat. Nous allons brièvement en indiquer le sens.
L’opercule a été étudié h divers points de vue. Quelle que soit sa forme : spiré, h nucléus marginal ou central, quelle que soit la substance dont il est formé, calcaire ou chitine, un opercule est toujours composé des mêmes couches produites par des parties localisées de l’épithélium du pied.
Ce sont les différences dans l’importance relative des diverses couches formatrices qui constituent la différence entre les opercules.
Pour des raisons d'anatomie comparée, l’opercule ne peut être homologue ni à la seconde valve d’une coquille d’acéphale, ni, comme on l’a également proposé, au byssus de certains acéphales.
Cette seconde homologie était plus difficile à rejeter; elle séduisait par ce que les productions mises en parallèle, formées l’une et l’autre par le pied, pouvant être l’une ou l’autre soit cornée, soit calcaire, semblaient bien se correspondre.
J’ai montre que le byssus, étant la sécrétion d’une glande profonde, ne peut équivaloir à l’opercule, production épithéliale. De plus, la glande
à byssus et l’épithélium producteur d’opercule ne sont pas dans la même région du pied : la première est en avant des muscles rétracteurs du pied homologues du muscle columellaire des gastéropodes, et l’épithélium operculigère est en arrière de ce même muscle.
Enfin, pour conclure, la glande à byssus des acéphales trouve dans le pied des gastéropodes un homologue d’autre sorte. 11 s'agit des glandes pédieuses, dont j’ai été amené à faire une étude assez complète, afin de préciser l’homologie que je proposais.
Cette'homologie, aujourd’hui complètement'admise, 'a même été utilisée par Eisig dans sa belle monographie des capitellidés, pour faire voir un rapport de plus entre les mollusques et les annélides.
Les recherches qui m’ont conduit aux conclusions précédentes ont été rassemblées en un mémoire de H 8 pages, accompagné de 8 planches.
L’opercule des gastéropodes est une production de grande importance anatomique. Il apparaît en effet de très bonne heure chez l’embryon et un certain nombre de types qui en sont dépourvus à l’état adulte en possèdent pendant la période embryonnaire et pendant le jeune âge. Ces considérations, jointes à la diversité d’opinions qui régnait alors parmi les auteurs sur les homologies de cette-pièce et à l’ignorance où l’on était aussi de sa structure et de sa formation, légitimaient une étude approfon-
Je réduisis d’abord à un seul les trois types : spiré, à nucléus marginal, è nucléus central par l’étude des espèces suivantes :
■1“ Opercules spirés : littorind liltoraln, Cerithium mlgatum, Turbo argyrostomm, Cyclostoma elegans, Trochus cinerarm,Neritina jlumatiln, Natica ampullaria;
2“ Opercules à. nucléus non central : Purpura lapillm, Purpura hæmasloma. Concliolepas peruvmnm. Ptsania maculosa. Buectnum undaP'm Triton nodiferus, Triton culaceus, Murex brandaris, Murex infalm;
5" Opercules à nucléus central : Paludina vivipara, Ampullaria polila, Bytliinia tenlaculata;
4” Opercules fixés : Capulus, Hipponyx, Calyplræa.
Dans tous les cas on trouve deux couches fondamentales de chitine ou de calcaire : l’une, produite à la partie postérieure du pied, sur l’épithélium
surface libre ou.enfermées dans un sillon ; .llautre, déposée par-dessus la première, : au bord externe de l’opercule, dans la région où celui-ci n’est pas. fixé et po.ur le renforcer...
Parmi les opercules, de quelque typejue.ee soit, il peut s’en trouverqui possèdent une troisième, couche déposée entre les deux premières. Comme elle n’exis.te pas toujours, je l’ai nommée adventice. Elle est formée de plusieurs, strates ou d’un seul, et produite par des. cellules chitinogènes épithéliajeSj, disposées de façon à dessiner, des lignes sur la surface par laquelle s’attache le muscle columellaire sur l’opercule.
„ Pour, repousser l’homologie de l’opercule avec le byssus des acéphales, opinion qui avait pour elle l'appui de. Lôwen et d’Huxley, j’ai dû serrer la question d’assez près, et prouver que le byssus des acéphales avait autre part son homologue.chez les gastéropodes; pour cela j’ai été amené à étudier les glandes du pied, que. j’ai divisées en deux catégories :
, .1° Glandes suprapédieuses : Succinea pulris, Oncidhm celticum, Hélix nenwralis, Hélix aspersa, Vermetm triqueter, Cyclostoma elegans.
.2° Glandes pédieuses : Conus meditmmeàs-, Clienopus pespelicani, Nassa reticulala, Pyruld tuba, Trivia europm, Purpura lapillus, Pomaths obscurum, Bythinia tentaculata, Bythinia impura.
•les glandes de cette.dernière catégorie.sont les homologues précis de la glande byssogène,.et il. faut y faire rentrer, comme l'avait déjà soupçonné Gray, les .flotteurs,.auxquels suspendent leurs,.œufs les Janthines et les Macgillivragia, ainsi que les fils suspenseurs des Pomatias, Liliopes, Plçt-