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Notice sur les travaux scientifiques

L’œuvre scientifique de M. Vasseur comprend, indépendamment d’un enseignement géologique dans les Facultés (Sorbonne et Faculté des sciences de Marseille), des travaux de stratigraphie et de paléontologie.

Né à Paris en 1855, M. Gaston Vasseur s’adonna de bonne heure à l’étude de la géologie.

Dès l’année 1872, ses recherches sur les vertébrés du gypse des environs de Paris lui donnèrent l’occasion de fréquenter assidûment les galeries et les laboratoires du Muséum ; il devint ainsi élève de Paul Gervais et publia quelques notes sous ia direction de Déminent

I. — En 1873, il découvrit dans les plâtrières souterraines de Vitrysur-Seine, un squëlette entier de Palœothmum magnum, Cuv.

On ne connaissait alors d’autre pièce pouvant donner une idée des proportions du corps des paléothériums, et indiquer quelles étaient les allures de ces animaux, qu’une portion de squelette dii Palosotherium minus de Cuvier, ayant conservé la région occipitale du crâne, le cou

et une portion dü trône, mais manquant du train de derrière, et dont les membres étaient fort incomplets.

Cuvier avait conclu de la forme du Palœotherium minus, espèce à peu près égale par la taille à un agneau, à celle du Palœolherium magnum dont il ne possédait que des parties séparées, et il disait du second de ces paléothériums, qu’il devait avoir quatre pieds et demi de hauteur au garrot, qu’il était moins élevé qu’un grand cheval, mais plus trapu; que sa tête était plus massive, et qu’il avait les extrémités plus grosses et plus courtes. Cüvier avait d’ailleurs démontré que lés paléothériums se distinguent des chevaux parce qu’ils ont trois doigts à chaque pied au lieu d’un seul, et il avait indiqué que les dents de ces animaux diffèrent par les détails de leur forme aussi bien que par leur disposition, de celles des chevaux, des tapirs et des rhinocéros.

Le squelette trouvé à Yitry apportait une confirmation rigoureuse de ces caractères; il montrait en outre que les paléothériums, moins trapus que les rhinocéros et les tapirs, devaient être assez agiles, et qu’ils présentaient un cou plus allonge que ne l’ont en general les jumentés.

Ce remarquable fossile a été décrit par P. Gervais* et placé par ses soins dans les galeries du Muséum où il figure parmi les plus beaux spécimens de la collection.

II. — L’année suivante, M. Vasseur fit connaître la constitution du pied de derrière de l'Hyœnodm parisiense', d’après une pièce presque complète, provenant des plâtrières de Rosny. « La forme générale de ce pied assez robuste, et sa structure n’excluent pas la possibilité que l’animal dont il provient ait eu des habitudes aqua-

III- — Les observations du même auteur, relatives aux vertébrés du gypse des environs de Paris, font encore l'objet d’une notice insérée dans le Bulletin de la Société géologique de France 1 .

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