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IV. — Sur le cubitus du Coryphodon Oweni

Le fossile décrit provient du conglomérat de Meudon (èocène inférieur) ; il montre que le Coryphodon possédait dans ses membres antérieurs une certaine liberté de mouvements latéraux, mais la largeur de la partie supérieure du radius et sa surface articulaire cubitale, beaucoup moins arrondie que chez les carnassiers, devaient singulièrement restreindre l’étendue de ces mouvements.

L’indépendance entière du radius et du cubitus n’en reste pas moins un trait qui caractérise d'une manière générale les membres antérieurs de ce pachyderme. La liberté de mouvements qu’ils pouvaient avoir est en rapport avec le régime omnivore que l’on a attribué au Coryphodon; elle semble indiquer aussi que cet animal devait

V. — Sur la couche à lépidoslées de l’argile de Neaufles-Saint-Ufartin,

L’auteur a découvert dans l’argile plastique (éocène inférieur) de Neaufles un véritable bone-bed ou lit à ossements de poissons et de

Cette couche, dont la position stratigraphique a été indiquée dans une coupe, renferme en très grande abondance les restes du Lepidosteus Maximiliani, Ag. sp.

La présence dans lé bassin de Paris de ce genre de ganoïde si curieux, confiné actuellement dans l’Amérique du Nord, est un fait assurément remarquable. La découverte d’écailles et de dents de ces animaux, dans les sables et les lignites de l’éocène inférieur, n’avait pu permettre jusqu’ici d’affirmer que ces restes, appartenaient à des lépidostées véritables.

La présence de vertèbres eonvexo-concaves et de nombreux os dans

l’argile de Naufles dissipe tous les doutes que l’on pouvait avoir encore surda détermination générique de cés vertébrés fossiles.

VI. — Coupe géologique de la terrasse de la Seine à la Fretle, sous

Comeilles-en-Parisis'.

En 1876, un chemin de fer établi depuis la Seine jusqu’au plateau de Montigny-les-Cormeilles, pour la construction d’un nouveau fort, avait mis à jour dans les tranchées de la Frette une belle succession de sédiments tertiaires. M. Vasseur a décrit en détail la série de ces couches qui comprenait la partie supérieure du calcaire grossier, les divers horizons des sables de Beauchamp, le calcaire de Saint-Ouen et les premières assises de l’étage du gypse.

Un tel ensemble de terrains est rarement visible dans le bassin de Paris. La coupe de la Frette offrait encore l’intérêt spécial de montrer l’horizon marin à cérites (C. Cordieri, C. pleurotomoides, C. tricarinatum) qui forme au-dessus du calcaire de Saint-Ouen la véritable base de la formation gypseuse.

VII. — Dans une note sur les dépôts éocènes de Campbon ( Loire-Inf l’auteur décrit le bassin tertiaire qui s’étendait au nord et au pied du Sillon de Bretagne et communiquait avec l’Océan par la dépression de la Grande-Brière et par l’embouchure de la Loire. Il fait connaître la succession des couches exploitées dans les carrières de Pancaud, à 7 kilomètres de Savenay, et publie une liste des fossiles marins éocènes recueillis dans les sables de Campbon.

Ce travail renferme les conclusions suivantes :

« I” L’étage du calcaire grossier paraît être entièrement représenté dans la Loire-Inférieure, à Machecoul, Arthon et Chéméré, pour les divisions inferieure et moyenne, a Campbon pour la division supérieure et les caillasses.

2“ Les calcaires saumâtres de Campbon qui renferment les fossiles

i (15’Janvier 1876)

de Gentilly indiquent un exhaussement de la contrée qui correspond peut-être au soulèvement du bassin de Paris pendant la formation du calcaire grossier supérieur. ,

« 3° Enfin la similitude des faunes de Campbon et de Hauteville dans le Cotentin semble prouver l’existence, vers la même époque, d'une communication marine entre ces deux points; c’est ce bras dé mer qu’il importe de retrouver et qui occupait peut-être la grande dépression de la Manche. »

VIII. — Sur un nouveau fades des marnes à Limnea strigosa observé

d Essonnes près Corbeil'.

M. Vasseur signale aux tuileries d’Essonnes la présence d’un calcaire siliceux, fossilifère, compris entre le calcaire de Champigny et les marnes vertes à cyrènes, et par conséquent synchronique des marnes à Limnea strigosa des environs de Paris.

Les mollusques de cette couche sont eii silice èt peuvent être facilement dégagés de la gangue calcaire; ils n’ont pas subi de déformations, contrairement à ce qui existe d’ordinaire pour les fossiles de ce niveau, et sont par suite susceptibles de déterminations rigoureuses.

Cette note renferme la coupe de l’exploitation de la tuilerie et une liste des fossiles reconniis dans le gisement.

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