I. — SYSTÈME NERVEUX
Dans Tencéphale, les maladies à début soudain, apoplecliforme, résultent presque invariablement, soit d’un arrêt subit du cours du sang, soit d’un raptus hémorrhagique. Dans la moelle, au contraire, les phénomènes apoplectiques sont à tel point l’expression de l’inflammation, que l’existence d’une maladie hémorrhagique de cet organe, indépendante de la myélite, reste encore à démontrer.
J’ai contribué, après Levier et M. Charcot, à mettre en évidence cette opposition entre la pathologie cérébrale et celle de la moelle, notamment dans mes recherches sur la myélite et sur les hémorrhagies intrarachidiennes.
Deux observations soigneusement étudiées de myélite aiguë centrale et diffuse m’ont donné l’occasion de mieux faire connaître cette maladie décrite par Mannkopt (1866) et Engelken (1867), et d’en préciser surtout les caractères anatomiques.