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III. — APPAREIL CIRCULATOIRE

A l’époque où l’endocardite ulcéreuse n’était pas encore vulgairement connue, on confondait souvent sous cette dénomination toutes les lésions aiguës de l’endocarde, capables de produire des embolies multiples et des .symptômes généraux graves.

J’ai publié divers faits qui mettent en évidence la distinction admise aujourd’hui par tous entre l’endocardite ulcéreuse proprement dite et l’endocardite aiguë végétante.

La première est une maladie infectieuse; la seconde doit être considérée comme une forme grave de l’inflammation commune, non spécifique.

51. Note sur un cas dendopéricardite ulcéreuse à forme typhoïde, (.Comptes rendus de la SociéU de biologie, 1865.)

Observation avec examen microscopique du cœur et des principaux viscères. — Réflexions sur la pathogénie de cette maladie. L’idée qui s’en dégagée,St celle-ci:

L’endocardite ulcéreuse est une maladie générale, devant être comptée parmi les maladies infectieuses.

52. Endartérite aortique; réirécmement et insuffisance aortiques; embolies pulmonaires.

(B»H. de la Soc. anat., p. 146, juillet 1869.)

L’altération de l’orifice aortique paraissait liée à l’endartérite.

La description anatomique contient des détails intéressants, parmi lesquels nous noterons la présence de caillots pariétaux dans l’auricule, une endartérite des artères coronaires et des infarctus multiples du cœur; des infarctus pulmonaires volumineux, à diverses phases de leur évolution.

53. Endocardite aiguë entée sur une endocardite ancienne, ctorigine rhumatismale.

(Bull, de la Soc. ami., p. 1B9, juillet 1869.)

L’endocardite récente, à évolution très-rapide, revêtait la forme végétante et avait déterminé dans une des sigmoïdes la lésion connue sous le nom d’anévrysme valvulaire. Le rein et la rate présentaient des cicatrices fibreuses, traces d’infarctus anciens, guéris, qui s’étaient produits probablement à l’époque d’une première atteinte d’endocardite.

54. Endocardite oégMante; embolies spléniques et cérébrales; infarctus viscéraux multiples ; ramollissement cérébral.

Exemple de lésions viscérales multiples, dues au transport par le sang de végétations organisées ou fibrineuses appendues aux valvules.

55. Endocardite mitrale et aortique; vêgétatiom calcifiées des signuiides aortiques ; arrêt brusque et mécanique de la circulation.tra commun avec M. le docteur Cazalis {Bull, de la Soc. anat., p. 263 ; 1869). — Rapport sur la candidature de M. Cazalis (Ibid., p. 61 ; 1873).

Celte maladie est survenue chez un jeune homme de dix-sepl ans, non rhumatisant. En atteignant particulièrement l’orifice aortique, elle a déterminé un rétrécissement tellement prononcé que la mort parait avoir été causée par un arrêt subit et mécanique de la circulation, produit comme par une ligature placée au niveau de l’origine de l’aorte.

Ce cas très-rare est un exemple d’endocardite primitive ou protopathique. 11 a attiré mon attention sur cette forme particulière de maladie du cœur, et depuis j’ai recueilli plusieurs observations analogues qui m’ont fait admettre fexistence d’une endocardite aigue ou subaigue végétante, protopathique, affection dont l’évolution présente quelques particularités que j’ai fait ressortir dans des leçons cliniques restées inédites (Cours de 1874-75).

56. Mort subite par rupture incomplète de l'oreillette gauche.

(Comptes rendus de la Soc. de Moi, p. 308; 1873.)

La rupture s’était produite au-dessus de. la valve postérieure de la valvule mitrale et se présentait sous la forme d’une boutonnière longue d’environ 6 centimètres,

Le cœur était énorme, du poids de 645 grammes; l’hypertrophie portait particulièrement sur le ventricule gauche.

Cette rupture, très-analogue à celles qui ont été décrites sous le nom de ruptures spontanées de taorte, était tout à fait récente et paraissait être la cause de la mort subite.

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