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Structure histologique d’une cicatrice du ceneau

(Comptes rendus de la Société de biologie, p. 53 ; 1873.)

Complément des études précédemment signalées sur l’encéphalite cicairicielle.

Description d’une cicatrice celluleuse consécutive à une hémorrhagie datant de neuf mois.

Le tissu nouveau est composé de fibrilles et de cellules plates volumineuses, à prolongements multiples. Il est analogue au tissu conjonctif normal tel qu’il a été décrit par M. Rarivier et rappelle les caractères du tissu cellulaire sous-arachnoïdien.

— En 1866, MM. Charcot et Bouchard ont rattaché la production de l’hémorrhagie cérébrale à la rupture de petits anévrysmes développés

sur les artères de l’encéphale. J’ai, l’un des premiers, vérifié ce fait nouveau et important.

30. Anévrysme d’une branche de tartère sylvienne gauche^ ayant déterminé une hémorrhagie cérébrale.

{Comptes rendus de la Société de biologie, p. 85; 1866.)

Observation d’hémorrhagie survenue sur une malade âgée de vingt et un ans. Le foyer occupait la partie interne et supérieure des circonvolutions sphénoïdales vers la pointe de la corne d’Ammon ; son volume atteignait celui d’une noisette. Le sang avait pénétré dans le ventricule latéral et s’était fait jour jusque sous les méninges en contournant la partie latérale droite du bulbe, de la protubérance et en atteignant les deux lobes du cervelet. La cause de cette hémorrhagie résidait dans la rupture d’un petit-anévrysme de la grosseur d’un pois développé sur une des branches de la sylvienne. Les symptômes, en rapport d’ailleurs avec la pénétration du sang dans les ventricules et sous les méninges, ont été très-particuliers. Parmi eux nous signalerons le renversement de la tête en arrière, sorte d’opisthotouos limité aux muscles de la nuque, l’absence complète d’hémiplégie, les vomissements répétés. La mort n’est survenue que le onzième jour après le début des accidents.

31. Note SW un cas d'hémorrhagie cérébrale liée à l’artérite {artériosclérose) et à diverses espèces d anévrysmes du système vasculaire de dencéphale.

Il s’agit d’une hémorrhagie cérébrale survenue chez un homme de quarante-trois ans et se rattachant à une altération diffuse des artères de l’encéphale. La lésion vasculaire était étendue à la fois aux artères, aux artérioles et aux capillaires. En certains points il s’était produit des anévrysmes circonscrits (artériels), et en d’autres des anévrysmes diffus et disséquants. C’était donc une observation de plus à ajouter à celles que MM. Charcot et Bouchard venaient de communiquer à la même Société.

En comparant cette observation à la précédente, au point de vue

anatomo-pathologique, on voit que les anévrysmes dont la rupluye produit un foyer hémorrhagique dans l’encéphale sont liés, tantôt à une artérite parfaitement limitée, tantôt, an contraire, à une altération plus diffuse, ou même étendue à tout l’arbre vasculaire de l’encéphale.

32. Sur la thrombose par artérite du tronc basilaire comme cause de mort rapide.

(Archives de physiologie normale et pathologique, p. 270; 1868. Une planche.)

Les oblitérations vasculaires des artères de l’encéphale délerminentun ramollissement dont la durée dépasse, en général, plusieurs jours. Trois observations rapportéesdansce mémoire prouvent que dans le casoù l'oblitération a pour siège le tronc basilaire, la mort survient rapidement, soit de vingt à trente heures après le début des accidents, et avant qu’aucune des parties de l’encéphale n’ait eu le temps de se ramollir. Les symptômes consistent dans ces cas en une attaque brusque, apoplectiformç : les malades tombent rapidement dans un coma complet avec résolution des membres ou mouvements convulsifs. Dans un cas, on a noté une pâleur extrême de la liice. La respiration s’embarrasse rapidement; le pouls devient petit, les battementsdu coeur tumultueux, et la mort parait être le fait d’une asphyxie à marche rapide.

Celte terminaison rapide est due à l’ischémie presque instantanée do la protubérance, de la partie supérieure du bulbe et quelquefois du cervelet, lorsque la coagulation sanguine se prolonge jusque dans les artères cérébelleuses. Les recherches de M. Duretont fourni l’explication anatomique de ce fait, en établissant l’indépendance des diverses circonscriptions vasculaires du tronc basilaire et de ses rameaux efférents.

La lésion artérielle a consisté, dans ces cas, en une artérite trèsaiguë portant à la fois sur les trois tuniques ; elle revêtait une forme anatomique qne quelques auteurs ont voulu récemment rattacher à la syphilis.

M. Vulpian, en injectant des grains de tabac dans le tronc basilaire chez le chien, a vu également survenir une mort rapide, et depuis que 1 attention a été attirée sur ces faits, de nouvelles observations sont venues s’ajouter à celles que j’ai publiées.

33. Gliosarcomcs de la pie-mère. Comp'ession et oUitèraüon des artères sylmennes. Ramollissement cérébral consécutif. iÀrchim de physiologie normale et pathologique, p, 126; 1869.)

Le ramollissement cérébral est le plus souvent lié à l'endartérite oblitérante. Dans lecas actuel la cause de l’oblitération a été toute différente ; elle s’est produite de dehors en dedans, pour ainsi dire, par suite de la production de petites tumeurs qui ont comprimé et irrité les artères sylviennes. Ces tumeurs, dont le volume variait de la grosseur d’un pois environ à celui d’une petite noisette, avaient une consistance assez ferme, semi-élastique, et une structure permettant de les faire entrer dans le groupe des glio-sarcomes de Virchow. Elles s’étaient développées dans le tissu conjonctif de la pie-mère, placé immédiatement autour des branches artérielles, circonstance assez rare dans l’histoire de ces productions morbides. Les artères comprimées contenaient des caillots qui en remplissaient entièrement la lumière. 11 existait en outre dans le bulbe une petite tumeur .sans rapport avec les vaisseaux et qui paraissait s’être développée également dans le tissu de la pie-mère. La malade, âgée de cinquante-quatre ans, était atteinte d’une hémiplégie ancienne,.et les accidents auxquels elle a succombé ont été ceux qui caractérisent habituellement le ramollissement cérébral à forme progressive, sans début apoplectiforme.

34. Deux observations de ramollissement cérébral par thrombose.

Dans un de ces faits, le corps strié était converti en un kyste à contenu sirupeux blanchâtre, simulant un abcès.

35. Ramollissement cérébral dCi à de nombreuses embolies, dont le point de départ était une concrétion polypiforme très - volumineuse, implantée sur une ulcération athéromateuse du tronc brachiocéphalique. ■

centrales que dans les parties superficielles, ramollissement blanc au milieu duquel se trouvaient de petites extravasations sanguines siégeant surtout dans les circonvolutions. Le cervelet était également ramolli du même côté. Toutes les artères correspondantes, à partir des gros troncs jusqu’aux plus fines ramifieations, étaient remplies et comme injectées par une substance jaunâtre, puriforme, composée, au microscope, d’une matière granulo-graisseuse. Les artères encéphaliques étaient d’ailleurs

La seule lésion artérielle consistait en une lar^e ulcération athéromateuse siégeant dans le tronc brachio-oéphalique, ulcération à la surface de laquelle venait s’implanter une masse polypeuse à moitié ramollie, se prolongeant dans les artères sous-clavière, carotide et vertébrale..

C’est là un bel exemple d’embolies cérébrales, ayant eu pour point de départ une lésion limitée à une partie du système artériel.

Le sujet de cette observation était atteint de tuberculisation pulmonaire, lorsqu’il fut pris subitement d’hémiplégie gauche complète avec contracture et délire. La mort est survenue vingt-six heures après le début des accidents.

36. Tubercules du cerveau et du cervelet chez un enfant scrofuleux, par M. Obédénare. — Examen microscopique des tumeurs cérébrales, par M. Hayem.

37. Note sur un cas de névrorm médullaire développé dans tépaisseur du cerveau.

{Mémoires de la Société de biologie, p. 107; 1866.)

Tumeur non encore décrite et dont il n’existe jusqu’à présent, je crois, aucun autre exemple.

Cette production morbide, du volume d’une orange, bien circonscrite, facilement énucléable, siégeait au centre même du noyau blanc d’un des hémisphères. Elle était entourée partout de substance cérébrale ayant conservé ses caractères normaux, et n’affeotait’de rapport intime avec aucune des parties mêmes de l’encéphale ; enveloppée d’une fine mem-

brane vasculaire, offrant à sa surface des sortes de circonvolutions séparées par de petits sillons, colorée k la façon des centres nerveux et creusée à l’intérieur de deux poches, cette tumeur présentait en réalité, rien qu’à l’œil nu, un aspect médullaire que l’examen microscopique est venu pleinement confirmer. Elle était formée, en effet, par de jeunes éléments nerveux incomplètement développés, cellules et tubes, qui sans être disposés d’une manière très-régulière, étaient cellulaires à la périphérie et fibreux dans les parties cenfrales. Nous avons proposé de désigner cette variété de névrome sous le nom de cérébrome (l’expression d’encéphalome serait plus correcte).

Cette production morbide nettement .circonscrite, formant véritablement tumeur, était différente à tous égards des néoplasies de substance gri.se, décrites par plusieurs auteurs, en particulier par Virchow et Lambdl, néoplasies qui se développent habituellement dans la paroi des ventricules et qui proviennent de l’hyperplasie simple des centres gris.

Le malade, âgé de trente-cinq ans, offrait des signes caractéristiques de tumeur cérébrale. Ces signes étaient particulièrement l’hémiplégie lente, incomplète, progressive, sans perte de connaissance; la céphalalgie intense, frontale; les vomissements répétés. La maladie a eu une marche assez rapide, progressive, sans rémissions; elle a duré deux mois et demi depuis l’apparition des premiers symptômes ; il n’y a eu à aucun moment de phénomènes épileptiformes ou apoplectiformes.

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