‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 9 sur 41 · Deux observations de tumeur de la dure-mire · texte numérisé non relu

Deux observations de tumeur de la dure-mire

(Bull, de la Soc. amt, p. 87 et m ; 1861.) •

Développées lentement, progressivement dans la cavité crânienne, ces tumeurs sarcomateuses ne révèlent parfois leur présence par aucun symptôme, et c’ost par hasard qu’on les rencontre à l’autopsie.

Ce n’est pas uniquement à cause de leur siège de prédilection à la con-, vexité du cerveau que ces tumeurs restent latentes; il en est de même quand elles occupent la base. Ainsi .dans la seconde observation (p. 442), une tumeur du volume d’une noix remplissant la fosse pituitaire et la selle turcique, renfermait dans son épaisseur l’artère carotide, le chiasma, les nerfs et les bandelettes optiques, et cependant la vue s’était conservée jusqu’aux derniers moments de la vie.

Mais il n’en est pas toujours ainsi, et la première observation (p. 87) prouve tiue ces tumeurs, après être restées latentes pendant un certain temps, peuvent déterminer tout à coup une attaque apoplectiforme.

39. Phlébite nippurée des sinus crâniens d la suite d'un érysipèle de la face.

IBüii. lie ta Soc. p. H ; 1871.)

Le pus qui avait pénétré dans les sinus provenait d’une phlébite suppurée des veines frontale, faciale et ophthalmique.

L’infection purulente consécutive à ces accidents était caractérisée par des infarctus purulents.

40. De la méningite comme complication de térysipèle de la face. Leçons

cliniques faites à la Charité, suppléance doM. le professeur Bouillaud.

(France médkaU, 1875, et brocli.)

Cas de pachyméningite suppurée survenant pendant la période de desquamation d’un érysipèle.

Ce fait, pour le moins Irès-rare, sert de point de départ à une discussion sur la pathogénie des symptômes cérébraux observés dans l’érysipèle facial. Une observation inédite de M. Charcot, rapportée dans ce travail, montre que l’érysipèle de la face peut se compliquer également de méningite cérébro-spinale suppurée.

Discussion, à propos de ce fait,delà nature spécifique des lésions érysipélateuses, et particulièrement du rôle des bactéries dans la pathogénie de ces lésions.

Le liquide purulent exsudé à la surface de la dure-mère contenait un nombre considérable de bactéries.

On fit à l’aide de ce liquide un certain nombre d’expériences chez des cochons d’Inde. En comparant les résultats presque tous négatifs de ces expériences avec les recherches faites dans ces derniers temps sur ta septicémie expérimentale, on en conclut que la prétendue infection érysipélateuse n’est qu’un cas particulier de l’intoxication déterminée

par tous les liquides contenant des bactéries, quelle que soit la provenance de ces organismes.

Toutefois on fait remarquer que pour trancher la question de la spécifleité de l’érysipèle, les expériences sur des animaux qui n’ont pas d’érysipèle spontané, analogue à celui de l’homme, ne peuvent avoir qu’une valeur fort discutable.

L’une des expériences a été consignée dans les Comptes rendus de la Société de biologie, p. 3 ; 1875.

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