‹ Notice sur les travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 7 sur 9 · CLINIQUE · texte numérisé non relu

CLINIQUE

vu.

De la chorée.

(Mémoire couronné par l’Académie de médecine en 1850.)

Démonstration de la coïncidence du rhumatisme avec la chorée»

Thérapeutique de la chorée. — Pour instituer la thérapeutique de la chorée et apprécier les moyens qu’on appelle curatifs, il importe de con-

nailre trois circonstances fondamentales, dont il faut tenir le plus grand compte. La première est l’évolution naturelle de la maladie ; on peut évaluer sa durée à soixante-dix jours en moyenne (et cette donnée ressort de l’interrogatoire précis de 117 malades); au bout de ce temps, elle marche vers la résolution, quel que soit le traitement employé.

La deuxième condition qu’il faut prendre en considération, c’est l’influence des maladies fébriles intercurrentes ; chaque fois que la chorée au début est traversée par une fièvre accidentelle, loin de s’apaiser elle s’exaspère au moins pendant quelques jours; mais quand un mouvement fébrile survient à un choréique qui a dépassé la 5® ou 6® semaine de sa maladie, la fièvre jugera le spasme.

La troisième circonstance qui influe sur l’issue de la maladie et l’action des remèdes, c’est l’état anémique qui suit la chorée ; un grand nombre d’enfants ont des palpitations nerveuses avec impulsion exagérée du cœur, ou même un retentissement métallique avec ou sans irrégularité dans le rhythme des pulsations ; parfois ces divers troubles dépendent d’une lésion du cœur ; enfin, le plus souvent, il s’agit d’un état anémique consécutif aux troubles digestifs.

D’après ces données diverses, on ne saurait accorder de vertus curatives aux remèdes qui ne font cesser les accidents choréiques qu’au bout de 6 à 8 semaines, c’est-à-dire après un laps de temps qui équivaut à une guérison spontanée; dans la période de décroissance naturelle, qui est d’ailleurs plus rapide dans les récidives, les remèdes ont beau jeu, car leur action se confond avec le décours de la maladie. Il en est de même lorsqu’ils viennent après une fièvre intercurrente qui hâte naturellement la guérison.

Cela étant posé, un médicament ne doit être considéré comme réellement efficace que s’il opère au début du mal. Or, parmi les moyens usités, j’en distingue trois espèces ; les uns, comme la gymnastique, les bains sulfureux, 1 hydrothérapie, l’électricité, sont destinés à agir sur les muscles par action directe ou réflexe; ils amoindrissent ainsi le désordre des mouvements. Les autres sont les moyens d’activer la nutrition ; tels sont le fer, l iodure de potassium et l’arsenic à doses modérées; cette deuxième catégorie présente une très-grande utilité et combat efficacement l’anémie consécutive qui se manifeste souvent dès la troisième ou la quatrième semaine de la chorée. Enfin, la troisième catégorie de médications comprend les poisons des nerfs ou du cœur qui semblent destinés à produire directe-

ment ou indirectement une sédation de tout le système nervo-musculaire* tels sont le tartre stibié à haute dose, la belladone, le sulfate de quinine et enfin le bromure d’ammonium, vanté récemment. Or ces divers moyens sont en réalité des poisons dépressifs du cœur; ils peuvent bien temporairement, en faisant contracter les vaisseaux, diminuer l’afflux du sang dans les muscles ; mais, pour obtenir un elïèt persistant, il faudrait produire pour ainsi dire un empoisonnement graduel et continu pendant plusieurs semaines. Ils ne me paraissent donc indiqués qu’autant que les mouvements sont assez intenses pour compromettre la vie, et dans ce cas, j’aurais plutôt recours au chloroforme qu’à tout autre poison cardiaque ou vasculaire dont les effets sont aussi douteux que lents à se produire.

De la coqueluche.

(Mémoire lu à la Société médicale des hôpitaux en 1854.)

Analogies de la coqueluche avec la rougeole.

De ralbuminurie croupale.

Siicupüons scarlatiniformes dans la diplitliérie.

(Mémoire lu à la Société médicale des hôpitaux en 1858.)

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