Contemporanéité de l'Homme et de l’Ursns spelæus (i
que l’on connaisse. Il a vu alors que la pièce provenant de Malarnaud se rapprochait surtout d’un maxillaire trouvé en Belgique dans le trou de la Naulette. Elle possédait toutes les particularités distinctives de cette dernière, et môme exagérait certaines d’entre elles. Aussi doit-on la considérer comme ayant appartenu à l'homme le plus dégradé que l'on ait encore retrouvé à l'état fossile.
M. Filhol a appelé, d’autre part, l’attention sur l’intérêt qu’il y avait à de la période quaternaire, de la Belgique jusqu’au pied des Pyrénées.
4i. — Age de la pierre polie dans les eavernes des Pyrénées ariégeoises (i).
M. Filhol a entrepris en 1860, avec M. F. Garrigou, une série de recherches dans les cavernes des Pyrénées ariégeoises.
Les nombreuses cavernes explorées par ces observateurs ont fourni deux faunes complètement distinctes : l’une contemporaine de l’Ours des cavernes ; l’autre d’apparence plus récente, ne comprenant ni le Renne, ni l’Aurochs.
Il a paru raisonnable à MM. Garrigou et Filhol de classer la dernière de ces faunes au même niveau que celles des habitations lacustres de la Suisse, et de placer aussi la civilisation dont ils retrouvaient les débris au même rang que celle des Pfahlbauten.
« Il y a eu dans les Pyrénées Ariégeoises, ont dit ces auteurs (et sans doute aussi dans le reste de la chaîne), une population anté-historique dont les moeurs et la (1) Age de la pierre polie, 1867, 9 pl.
civilisation étaient semblables à celles des populations de l’âge dë la pierre eh Suisse.
se nourrissaient de la chair des animaux qui abondaient dans le pays, faisant des armes de leurs os les plus résistants ainsi que des roches les plus dures. Ils cultivèrent probablement le froment comme leurs frères de la Suisse, et c’est à sa trituration qu’étaient sans doute destinées les nombreuses meules que nous avons découvertes. Les métaux leur furent inconnus. »
En 1864, dans une note communiquée à l’Institut par MM. Lartet et Çhristy, ces savants observateurs disaient : « MM. F. Garrigou et Filhol n’ont pas égale-
polie, aux plus anciennes habitations lacustres de la Suisse. » A la même époque M. d’Archiac écrivait dans sa Paléontologie stratigraphique (p. 106) : « Enfin nous rappellerons que, plus récemment encore, MM. Garrigou et H. Filhol ont cons-
l’Ariège et de ses affluents, des restes de l’existence de l’Homme, qui doivent être rapportés à l’époque des habitations lacustres de la Suisse, ou antéhistorique,
antédiluviens. »
Le savant membre de l’Académie des sciences ajoutait que MM. Filhol et Garrigou étaient les seuls qui eussent jusqu’à cette époque découvert en France les traces de pierre polie et montré ainsi l’extension de cette civilisation encore primitive.
rentes notes communiquées à l’Académie des sciences et dans un travail important