‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 7 sur 10 · Description d’ossements de Felis spelæa (i · texte numérisé non relu

Description d’ossements de Felis spelæa (i

En 1891, M. Filhol a publié en collaboration avec son père, M. E. Filhol, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse, une étude très étendue sur un squelette de grand Lion des cavernes, qu’ils avaient découvert dans l’Ariège. Ils

Ils ont établi un parallèle entre le Lion des cavernes et le Lion actuel, en même temps qu’avec le Tigre, et ils ont démontré que le Felis spelæa était une

animaux. Ainsi, le grand Chat des cavernes présente, dans certaines parties de son squelette, des caractères absolument semblables il ceux du Lion actuel, alors qu’il possède, dans d’antres, des caractères le rapprochant indiscutablement du Tigre.

Ils ont indiqué avec grand soin, après des comparaisons très multipliées, les points de ressemblance et les différences existant entre la tôte du F élis spelœa et celle des grands Felis de l’époque actuelle. Il ressort de leurs études, que par la face, la tête du grand Chat des cavernes se rapprochait du Lion, alors qu’elle avait des analogies avec le Tigre par le crâne.

Les os des membres ressemblaient plus, par leur forme et l’ensemble de leurs caractères, à ceux du Lion qu’à ceux du Tigre ; mais ils étaient plus gros que ceux de nos Lions, et ils avaient des analogies avec ceux du Tigre, par le volume relativement plus grand de leurs extrémités. Le rapport entre la longueur des os et la largeur île leurs extrémités était analogue a celui que l’on constate pour les Tigres.

3j. — Sur nue portion (le mâchoire inférieure (le l’ells trouvée dans la caverne du (iros-Itoc, près de Saintes.

En 1890, M. Clouet a exploré la caverne du Gros-Roc, près de Saintes, et y a découvert de nombreux restes de Mammifères associés à divers débris de l’industrie humaine. Les ossements furent communiqués à M. Filhol, qui reconnut qu'ils provenaient de l’Ours des cavernes, du Loup, de XEléphas primigenins, du Rhinocéros Tichorinus, du Renne, du Cerf élaphe, animaux caractéristiques du limon des cavernes. Toutes ces pièces ne révélaient rien de nouveau sur les animaux du quaternaire ancien, mais il n’en était pas de même d’une portion de mâchoire inférieure d’un grand Felis, qui a paru à M. Filhol indiquer l'existence d’un Lion, plus rapproché du Lion actuel que ne l’était le Felis spelœa.

Si 011 ne considérait que la forme du bord inferieur du maxillaire, trouvé dans la caverne du Gros-Roc, il semblerait qu’on dût rapporter cette pièce à un Tigre; « mais, a dit è ce sujet M. Filhol, en présence de la brièveté de la mâchoire, de la barre si peu étendue, de la hauteur du corps de l’os si considérable, je ne crois pas qu’on doive accepter cette première supposition. En écrivant ce mémoire, j’ai sous les yeux le maxillaire inférieur de la tête de Tigre, trouvée par M. Bourguignat dans la caVernc de Vence et je note des caractères tout à fait opposés. Aussi je crois, que nous devons considérer le Felis de la caverne du Gros-Roc comme une race du Felis spelœa tendant à acquérir les particularités distinctives du Felis leo actuel. Les caractères particuliers du Felis spelœa, si accusés‘sur les animaux de cette espèce découverts dans l’Ariège

Gros-Roc,

s forme de passage entre eux et le Felis spelœa.

38. — Sur la présence d’ossements de Cuon dans les cavernes des Pyrénées ariégeoises (i).

M. Bourguignat, dans un mémoire paru en 18^5, a pour la première fois

cavernes du Midi de la France. C’est en 1868, qu’il découvrit, en explorant la caverne de Mars, près de Yence, les premiers débris d’une espèce de Cuon, qu’il considéra comme distincte de celle habitant aujourd’hui l’Himalaya. Il la signala sous la dénomination de Cuon europœus. Les recherches bibliographiques, qu’il dut entreprendre pour discuter les caractères du Carnassier dont il annonçait la découverte, le conduisirent à signaler la présence d’une seconde espèce de Cuon fossile dans une autre caverne du Midi de la France, celle de Lunel- Vieil, près Montpellier, où elle avait été rencontrée par MM. Marcel de Serres, Dubreuil et Jeanjean. Quelques dents recueillies, dans la caverne de Vence, parurent à M. Bourguignat devoir être rapportées à cette seconde forme animale, qu’il appela du nom de Cuon Edwardsianus .

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