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ORDRE DES RECHERCHES

Mon attention s’est portée tout d’abord sur le tabes dorsalis, la maladie la plus intéressante du système nerveux, dont l’étiologie paraissait déjà claire, mais dont la pathogénie était à créer.

En 1894, j’ai supposé l’existence d’une série ie. foyers inflammatoires primitifs^ situés hors de la moelle et capables de provoquer secondairement la dégénération des racines postérieures; je partais de ces données longuement méditées : que le tabes, affection systématique.

üustav Uetzius*, DogielS l{ielschowsUy^ Marinesco*.

J’ai montré tout d’abord que, dans le tabes, les cellules des gan-

nées par des boides de croissance qtii se dirigent toutes vers la racine lésée, comme si elles étaient destinées à la régénérer. L’origine de ces iibrcs pathologiques au niveau de la cellule nerveuse ou de son prolongement, la forme qu’elles affectent et tous les détails de leur slruclure les font apparaître identiques à certaines libres que Cujal venait de décrire dans les ganglions à l’état normal, au moment où j’ai

peu, dans le tabes, au contraire, elles existent en nombre énorme et certaines cellules en possèdent plusieurs.

Ainsi se trouve élucidée la signification de ces féres, gui n'ont pas de fonction physiologique strictement nécessaire, mais qui traduisent, à l’état normal, une tendance permanente des neurones à bourgeonner-, cette tendance s’exagère énormément à l’état pathologique, quelle que soit d’ailleurs la nature intime du stimulus qui provoque l’apparition des bourgeons.

Ces fibres, je les ai retrouvées dans les cornes antérieures de la moelle au voisinage des cellules motrices, et j’ai ainsi prouvé qu’elles

Parlant du point de vue anatomo-pathologique, observant que l’exagération de ce processus se produit dans des circonstances analogues à celles ou se produit la reeénération. et m’appuyant sur le tropisme qui pousse les fibres nouvellement formées vers les points

ceux qui n’ont qu’une existence contingente et accessoire, les paraphytes. Les greffes de ganglions m'ont appris que, parmi ces derniers, les uns sont plulOt en rapport avec des phénomènes nulritifs, trophoparaphytes, tandis que les autres évoluent dans le sens d’une régénération véritable, neuroparaphyles. De ces notions nouvelles il résulte, entre autres, que la conception d’une croissance illimitée des fibres nerveuses, basée sur l’observation des terminaisons intra-épithéliales, doit être considérablement étendue, et s’applique, en réalité, au neurone tout

Les greffes de ganglions, lorsque je les ai réalisées pour la première fois, constituaient, je le croyais du moins, un objet d’étude entièrement neuf; depuis lors, j’ai su que Marinesco avait pratiqué avant moi des transplantations de ces organes; mais il avait observé simplement

dans l’onsemble, confirme mes recherches’.

Les pelotons péricellulaires de Dogiel ne sont pas, comme on l’admettait, des articulations intemeuronales, mais bien le résultat d'un phénomène de bourgeonnement ; ils ne signifient pas que les fibres du sympathique viennent agir sur les neurones sensibles, mais ils traduisent les tropismes qui guident certains paraphytes vers les

exempte constaté de neurophaqie véritable, c'est-à-dire de phagocytose des fragments de la cellule nerveuse morte, à l’intérieur des vacuoles digestives de macrophages.

Schwann n’est pas en réalité, comme on le croit, un élément isolé; c’est une portion d'un txthe syncytial étendu d'un bout à tautre de la fibre à myéline sans discontinuité, ainsi que j’en al fait la démonstration. La membrane de Schwan est une simple cuticule cellulaire qui renforce ce tube syncytial.

portion étroile et exactement cylindrique de l’axone, auquel chacune de ses lamelles se fixe : l’adhérence de la Iranche feuilletée de ta gaine au cylindraxe se fait à l’aide d’une formation singulière qui n’avait pas été vue avant moi, le double bracelet épineux. Tous ces fails ont été contrdlés par l’emploi de plusieurs techniques différentes, et sur bien des points, ce qui est plus important, par l’étude pratiquée à l’état vivant; les photographies reproduites plus loin prouvent leur exacti-

Cette conception nouvelle de la fibre à myéline offre sur l’ancienne de sérieux avantages; elle supprime la difficulté considérable que présenlait l'interprétation de la gaine de myéline dans les fibres du

ses noyaux; mais ce n’est pas à lui qu’incombe la plus grosse part du travail considérable nécessité par la phagocytose de ce corps étranger; d’autres éléments, provenant du mésoderme, envahissent la fibre nerveuse à partir du quatrième jour et s’attaquent aux ovoïdes formés par la myéline préalablement segmentée; ainsi se constituent des corps granuleux d origine exogène qui, une fois le neurite résorbé, émigrent et deviennent «ires dans les espaces conjonctifs du nerf dégénéré. Pendant ce temps, le syncytium de Schwann se réduit, résorbe le plus

Münckeberg et Belhe, dans un mémoire célèbre, avaient observé que les premières phases de la dégénération wallérienne peuvent évoluer sur un animal mort; mais ils n’avaient pas réussi è constater les mêmes phénomènes dans les nerfs détachés et conservés dans un milieu artificiel. J’ai montré que cet insuccès tient uniquement à ce

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