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CHAPITRE PREMIER

CYTOLOGIE

§ 1. — ia cellule nerveuse.

1® Les neurofibrilles (34). L’œil de la sangsue a été considéré par Apathy comme un objet excellent pour étudier la disposition des neuro-

J'ai pu démontrer que les anastomoses n’existent pas.

optique (fig. 1); chacune d’elles (fig. 2) possède un prolongement unique,

réfringente, de forme irrégulière chez la sangsue médicinale, limitée par une bordure de cils en brosse, qui joue le rôle d’un cristallin ; parmi ces cellules, les plus profondes sont petites et ne contiennent qu’une vacuole rudimentaire, tandis que les plus superficielles sont dilatées par une vacuole si grande qu’elles paraissent réduites à l’état d’une vésicule à parois minces. L’ensemble

des différentes

dispositio

irrégulières et très rapprochées les unes des autres, forment en bien des points un feutrage inextricable défiant toute analyse. Apathy croit pouvoir établir la réalité des anastomoses à l’aide de dessins sériés, mais ce moyen me parait

plans de la préparation, une fibre par le dessin -que par l'examen direct, surtout si les images sont compliquées. Pour trancher la question, j’ai dissocié des coupes dans une solution de potasse à 40 p. 100 qui n’altère pas l’imprégnation argentique, et j’ai constaté que les cellules se séparent aisément, sans trace de brisure dans le réseau, lorsque la préparation est réussie (fig. 2); d’où j’ai conclu que la notion des anastomoses des réseaux librillaires repose

beaucoup plus abondantes que pendant la vie embryonnaire et, contrairement aux mitochondries d’autres cellules, celles de la névroglie par exemple, elles ne semblent présenter aucune particularité que l’on puisse rattacher h l’évolution d’un cycle quelconque.

Les mitochondries des cellules nerveuses sont extrêmement fragiles et leurs modifications artificielles sont un des écueils qu’il faudra éviter lorsque l’on étudiera leurs variations physiologiques, si elies existent, ou leurs altérations

glions cancéreux. On peut donc tirer de ces faits la conclusion que les cellules multipolaires des ganglions rachidiens greifés proviennent des cellules unipolaires. C’est là une transformation inverse de celle qui s'observe chez l'embryon de poulet, dont les ganglions rachidiens contiennent des cellules munies de dendrites destinés à s'atrophier et à disparaître (Lenhossek).

Indépendamment de ces cellules étoilées, à prolongements minces, allongés et réguliers, il apparaît, dans les phases avancées de la greffe, des ceUules à pnlongemenls multiples de forme monstrueuse. Ces prolongements sont rendus très irréguliers par la présence de grosses nodosités protoplas-

Les polynucléaires, agents banals de l ce travail ; mais le point intéressant est •

autre nature appartenant à la catégorie des.macrophages, qui, jusqu’à un certain point, peuvent être considérés comme spécifiques (llg. 12).

Les cellules nerveuses mortes sont attaquées chacune par un petit nombre

parables à celles que les vers creusent dans le bois; aussi ai-je donné le nom de cellules vermoulues aux cellules nerveuses qui sont à ce stade de désintégration. Ce système compliqué de galeries communique avec l'extérieur par autant d'ouvertures qu’il est entré de neurophages dans la cellule morte, cinq à six environ (Bg. 13).

Puis, les neurophages, une fois installés, développent leurs expansions phagocytaires et morcellent la substance de la cellule nerveuse morte; on voit, à l’intérieur de leurs cavités digestives, des fragments découpés dans le

parfois dansl étoilées qui r

de savons, se produisent pendant la neurophagie et diffusent dans les tissus; ces substances échappent à l’analyse histologique, mais elles sont absorbées

elles sont concrétées en granulations visibles au microscope. Ce processus ne diffère guère de celui que l’on observe dans la digestion et l’absorption de toutes les substances grasses : entre le point de départ et le point d’arrivée,

il y a un stade oii la graisse devient invisible — ici le point de départ lui-même est invisible, puisque les cellules nerveuses mortes ne contiennent pas de graisse osmio-réductrice, mais il se fait une élaboration au point d’arrivée, grâce à laquelle la graisse devient accessible à l’observation.

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