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De la corectopie ou déplacement de la pupille

(La France médicale, 1850, n° 35, p. 275.)

Description d'une corectopie remarquable et congéniale, qui, selon

l'auteur, devait être considérée comme un colobome indien (iridoschisma) occupant une place exceptionnelle. Considérations sur la corectopie en général et sur les moyens d'améliorer la vue dans ce cas spécial.

40 à 41 . — Mélanges ophthalmologiques.

(Bruxelles, 1865, in- 8*, extrait des Annales cToculistiquc.)

Cet opuscule comprend deux mémoires.

40. — 1° Nouvelles recherches pratiques sur Famblyopie et l'amaurose causées par tabus du tabac à fumer \ avec des remarques sur famblyopie et l'amaurose des buveurs.

(Annales cToculistique, 1865, t. LUI, p. 122 et suivantes, et Événement médical, 1867, n" 37.)

Ce premier mémoire, à cause de son importance étiologique et de la fréquence des effets nuisibles du tabac à fumer qui y sont exposés, a eu quelque retentissement dans le monde médical et même au delà. L'auteur y appelle pour la seconde fois (il l'avait déjà fait avec moins de détails, en 1863, dans la première édition de ce mémoire) l'attention sur une forme de l'amaurose cérébrale peu connue auparavant, celle produite par l'abus du tabac à fumer, et sur une seconde espèce signalée par lui pour la première fois en 1837, dans son Traité de tophthalmie^ etc.

La première espèce, l'amaurose produite par l'abus du tabac à fumer, a des symptômes intermédiaires entre ceux des amauroses cérébrale congestive et asthénique. Elle ne guérit par aucun moyen thérapeutique, si la cause morbitique, l'abus du tabac, ne cesse d'agir.

A partir de la publication du premier mémoire de M. Sichel sur l'affaiblissement de la vision par le tabac à fumer, plusieurs ophtalmologistes ont fait connaître leur opinion sur ce sujet, presque toujours conforme à celle de l'auteur.

Quant à l'amaurose produite par Tabus des liqueurs spiritueuses, le cri d'alarme que l'auteur a jeté en 1837 semble avoir passé inaperçu ; car un seul travail, publié en 1850, contient des recherches sur ce sujet et ne mentionne pas celles de M. Sichel.

fti. — 2° De la coexistence de la cécité avec la surdité, et surtout avec

la surdi-mutité.

(Annales (Toculistique, 1865, t. LUI, p. 187, et Événement médical, 1867, n* 35.)

Ce mémoire réunit plusieurs observations qui offrent de l'intérêt au point de vue pathologique, thérapeutique et psychologique. Aussi le professeur Piorry l'a-t-il jugé digne d'être réimprimé (Événement médical, 1867, n° 35), Il contient les chapitres suivants : 1° De la coexistence de la cécité et de la surdi-mutité congéniales organiques; 2° de la coexistence de la cécité et de la surdité congéniales incomplètes : 3° de la coexistence de la cécité et de la surdi-mutité congéniales non organiques; 4° de la complication accidentelle de la surdi-mutité et de la cécité.

B. — CHIRURGIE OCULAIRE (PATHOLOGIE CHIRURGICALE DES MALADIES DES YEUX ET OPÉRATIONS QUELLES EXIGENT).

Outre les travaux dont Pénumération suit ici, il faut encore rappeler, £omme appartenant à la chirurgie, les cataractes et les pupilles artificielles avec leurs opérations, dont il a été question dans le n° 10, p. 8, d (Bévue trimestrielle), et le n° 11, p. 9 (Traité de Fopkthalmie et de la cataracte).

42. — Du chalazion et des glandes de Meibomius (follicules sébacés des

paupières).

(Gazette des hôpitaux, 1833, n° 55, p. 206, et n°* 53 et 57.)

A tort beaucoup de chirurgiens regardent encore aujourd'hui le chalazion comme un kyste, et comme incurable sans son extirpation. Cette tumeur n'est en réalité qu'une hypertro phie et une induration des follicules sébacés palpébraux, accompagnée d'obstruction de leurs orifices, et consécutive à leur phlegmasie tantôt subaiguë, tantôt et plus souvent chronique.

Ces follicules (glandes de Meibomius) ont été regardés par les anatomistes comme situés sous la conjonctive palpébrale, entre elle et le cartilage tarse. M. Sichel, le premier, a prouvé par des dissections qu'ils sont réellement

placés sur trois rangs, dans le cartilage tarse lui-même, dans lequel ils sont comme incrustés. Le même fait a été annoncé postérieurement parle professeur Zeis (de Dresde) qui* plus tard, a protesté de n'avoir pas commis de plagiat envers M. Sichel, dont l'article lui était resté inconnu. Cette protestation, mal comprise par un critique qui ne savait pas l'allemand, a fait dire à celui-ci que M. Zeis avait accusé M. Siebel de plagiat.

43. — Sur le canerdide épithêlial (epilhelioma), avec une observation de eanerdide épithêlial de la paupière inférieure droite, ayant exigé romputation de F hémisphère antérieur du globe et t ablation de la paupière inférieure.

{La France médicale, Journal des Écoles et des hôpitaux, 1836, n*9, 3 décembre.)

Cet article a été complété et augmenté de figures dans Y Iconographie ophthalmologique, p. 601 et suiv., pi. LIX, fig. 6 ; pi. LX, fig. 1-3.

44. — Méthode simple et facile défaire des cataractes artificielles.

(Gazette des hôpital, 1840, et Annales d'ocuHstique, 1840, L IV, p. 147.)

Pour ceux qui veulent s'exercer à pratiquer l'opération de la cataracte, il est important de pouvoir produire cette maladie à volonté sur des yeux d'animaux oa de cadavres humains. La méthode de l'auteur consiste à plonger les yeux alternativement dans de l'alcool et dans de l'eau, puis à enlever, par un léger frottement, l'épithélium delà cornée. Celle-ci, qui s'opacifie le plus souvent quand on emploie pour la production des cataractes artificielles des acides et des sels métalliques, reste transparente à la suite de la méthode de l'auteur, ce qui permet de suivre les mouvements de l'instrument et d'observer le résultat de l'opération. De plus, l'alcool n'oxyde pas, comme les acides, les instruments dont on se sert.

45. — Leucomm central adhérent de la cornée droite. Iridectomie latérale externe pratiquée avec succès.

( Bultietm général de thérapeutique, 1841, mars.)

Dans cette observation, l'auteur a pour la première fois décrit la méthode

d'iridectomie de son mitre le professeur F. de Jaeger (de Vienne), méthode qu'H a vulgarisée dans son enseignement clinique, et exposée dans tous ses détails dans son Iconographie ophthalmologique (voy. ci-dessous, n° 86), Aujourd'hui elle est devenue la méthode d'élection, généralement acceptée par les chirurgiens et les ophtalmologistes.

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