Études sur ï anatomie pathologique de la cataracte
(L'Esculape, Gazette des médecins praticiens, 1841, n°* 9 et 10.)
Dissections de cataractes de la collection de l'auteur, avec des considérations sur l'anatomie pathologique de la cataracte, et surtout de la cataracte capsulai re. C'est ici le commencement de la discussion mentionnée dans le numéro suivant.
47. — Discussion avec M. Malgaigne, sur la nature et le siège
de la cataracte.
(Gazette des hôpitaux, 1841, n° 2d, 1848 , n # 145, et Annales (Toculistique, t. VI, p. 62 et suit.)
M. Malgaigne avait contesté l'existence de la cataracte capsulaire et entraîné dans son opinion presque tous les chirurgiens et ophtalmologistes, si bien que, pendant longtemps, M. Sichel resta seul à défendre l'existence de cette espèce de cataracte. Après la première discussion dans les journaux ci-dessus cités, un examen des pièces pathologiques de M. Sichel, institué en commun par M. Malgaigne et lui, ainsi que des recherches micrographiques faites par M. Ch. Robin, sur des cataractes capsulaires fournies comme telles par M. Sichel, qui les avait extraites sur le vivant, vint donner raison aux assertions de celui-ci. Des recherches micrographiques, faites et publiées à peu près à la même époque et avec le même résultat par M. Broca, concoururent à ramener tout le monde définitivement à l'opinion que M. Sichel n'avait pas cessé de défendre.
Pendant plusieurs années, cette discussion a vivement passionné le public chirurgical et ophthalmologique. Le résultat final, dans le sens de l'affirma* tive, se trouve exposé dans les travaux suivants:
ftroca, Mémoire sur la cataracte capsulaire, Paris* 1854.
Malgaigne, Gazette des hôpitaux, 1841, n 0- 26 et 31; 1843, n* 7; 1848, n b 140; Annales doculisûque, t. VI, p. 62; Bévue médico-chirurgicale* par Malgaigne, 1855, p. 18, 85.
Ad. Richard, Des diverses espèces de cataractes, Paris, 1853; et Gazette hebdomadaire de médecine, 1854, n° 65, p. 1129.
Ch. Robin, Anatomie pathologique des cataractes. (D'abord dans Y Iconographie ophthalmo logique de Sichel et sur les matériaux fournis par celui-ci, puis tiré à part et augmenté, Paris, 1856.)
Sichel, FEsculape, Gazette des médecins praticiens, 1841 (voyez le n° 46 ci-dessus). — Iconographie ophthalmologique f p. 204 à 250, 320 à 338 (pi. XXIII, XXIV, XXV), où le fond de la question, ainsi que l'historique, est traité tout au long, et où sont rapportées de nombreuses dissections de cataractes faites par M. Sichel. Ces dissections ont été vérifiées par M. Malgaigne, qui a enfin reconnu lui-même l'existence de la cataracte capsulaire et l'exactitude des recherches anatomiques de M. Sichel. {Bévue médico^chirurgicale, par Malgaigne, février 1855, p. 89.)
Le résultat final de cette polémique prolongée et animée a été de prouver que la cataracte capsulaire existe réellement; qu'elle est plus rare que la plupart des auteurs ne l'avaient pensé ; qu'elle se dislingue par des caractères anatomiques non douteux, reconnaissables sur le vivant et déjà établis antérieurement par M. Sichel.
48. — Opération d'iridodialysie (décollement de F iris), pratiquée avec succès, dans un cas d'oblitération complète de la pupille par une fausse membranç et un staphylôme indien.
(Bulletin général de thérapeutique, 1841, 4 mars, et Iconographie ophtalmologique t p. 480,
pi. XLIII, fig. 2.)
C'est bien à tort qu'on abandonne aujourd'hui l'iridodialysie (Iconogra* , phie, p. 475 à 493, pi. XLIII à XLV), praticable dans certaines conditions-,
comme, par exemple, lors de l'existence d'adhérences trop fortes et trop étendues, où l'iridectomie échoue souvent.
&9. — Mémoire sur le staphylôme pellucide conique de la cornée {conicité de la cornée), et particulièrement sur sa pathogénie et son traitement, avec quelques remarques sur les stapkylômes en général.
{Bulletin de thérapeutique, 1842, t. XXIII, p. 181-190, 269-276, 364-373, et Annales d'oculistique, 2 e vol. supplémentaire, 1843, p. 125-167.)
Dans le staphylôme pellucide, ou conicité, de la cornée, cette membrane est uniquement amincie, distendue, transformée en une espèce de cône, de forme et de volume très- variables; mais elle ne présente aucune des altérations anatomiques qu'on trouve dans ses cicatrices et dans les slaphylômes irido-cornéens. Il existe de cette maladie deux espèces radicalement différentes, dont la première, la seule exposée dans ce mémoire, est toute locale et le produit de causes qui résident dans le globe oculaire même. L'auteur, se basant sur de nombreux faits qui prouvent que la distension de la cornée, à la suite d'une ulcération incomplètement cicatrisée, constitue l'essence de cette première espèce, indique une nouvelle méthode de traitement par la cautérisation, à l'aide du crayon d'azotate d'argent, du sommet de la tumeur d'ordinaire occupé par une petite opacité), méthode qui, entre ses mains, a amené la guérison complète.
Dans son Iconographie ophthalmologique, p. Û02 et suiv., pi. XXXII, fig. 5, 6, XXXHI, fig. 1-6, il a résumé ce travail, en le complétant par des figures, des observations et l'établissement d'une seconde espèce de la conicité cornéenne, due à une sorte de ramollissement de la cornée sans ulcération ni opacité, mais accompagnée de congestion cérébrale et de douleurs céphalalgiques, d'ordinaire violentes; espèce dont la guérison ïexige la méthode antiphlogistique et les collyres astringents.
50. — Etudes cliniques et anatomiques sur quelques espèces peu connues
de la cataracte lenticulaire.
Gazette des hôpitaux, 1842, décembre, n" 148, 156 ; 1848, janvier et mers, n* ft, 13, 28 et 84 ; et Annote* foctt&tiqiÊe, 4*42 et 1848, t. VIII, p. Iî7, IW, lit, 2ftt, 28t.)
Première partie : De la cataracte lenticulaire déhiscente; des caractères qui la distinguent de la cataracte capsulaire, et de F opération quelle exige.
L'auteur donne de celle espèce de cataracte, qui n'avait pas été décrite avant lui, une description complète, d'après des observations cliniques nombreuses, et d'après la dissection d'un grand nombre de cataractes qu'il a extraites §ur le vivant ou étudiées sur le cadavre. Après avoir rapporté la première observation clinique de cette forme particulière de cataracte à son maître, le professeur F. de Jaeger (de Vienne), il établit le diagnostic entre elle et la cataracte capsulaire à trois ou à plusieurs branches, dont les branches sont plus ou moins élevées au-dessus de la surface antérieure de la capsule ou d'une couleur blanche très-claire, comme crayeuse, tandis que les lignes entrecroisées de la cataracte lenticulaire déhiscente sont d'une teinte blancgrisâtre, comme aqueuse, et affectent une position profonde, qui permet, dès le premier regard, de la localiser derrière l'enveloppe du cristallin et dans le corps même de celui-ci, à sa surface. Il discute la méthode opératoire applicable à cette espèce de cataracte et en fait l'historique. Dans son Iconographie ophthalmologique (p. 167 et suivantes, pi. XIV, XV, XIX, XXII), il a résumé ce sujet, en le complétant par des figures.