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Mémoire sur le staphylôme de la choroïde

(Archiv fur Ophthalmologie, von Àrlt, Dondersund Graefe, 1857, t. III, 2 e partie, p. 211 à 257. (En allemand.)— En extrait : Annales doculistique, 1860, t. XL1V, p. 128.)

Cette maladie a été, par la plupart des ophthalmologistes, appelée staphylôme de la sclérotique^ nom que quelques-uns d'entre eux conservent encore, bien qu'il soit inexact, car le point de départ de l'altération pathologique est dans la choroïde phlegmasiée; la sclérotique n'est que secondairement atteinte d'inflammation, d'adhérence, d'amincissement et de déformation.

D'après son siège, le staphylôme choroïdien, que l'auteur envisage cliniquement et anatomiquement, se divise en antérieur, dont le staphylôme du corps ciliaire n'est qu'une variété, et postérieur. Celui-ci, décrit d'abord par Scarpa, a été autrefois regardé comme très-rare. Les recherches faites par M. Sichel sur les nombreuses pièces pathologiques de sa collection, ainsi que plus lard la découverte de l'ophlhalmoscope qui a permis d'étudier sur

le vivant le staphylôme chor-oïdien postérieur, ont prouvé le peu de rareté de cette affection.

Dans son Iconographie ophthubnologique, p. 520, pi. LI à LIH, l'auteur a résumé cette monographie, en y ajoutant des Figures qui r par leur exécution soignée, donnent de l'altération anatomique une idée Irèa-nette.

98. — Matériaux pour servir à l'étude anatomique de tophthalmie périodique et de la cataracte du cheval.

(Annales d'oculittique, 1861, t. XLVT, p. 181 et suivantes.)

MM. Van Biervliet et J. Van Rooy ayant inséré, dans le tome XLVI des Annales d'oadistique, p. 125, des considérations pour établir théoriquement un parallèle entre la fluxion oculaire périodique des chevaufc et les affections gl au comateuses, M. Sichel, après avoir passé en revue les dissections nombreuses d'yeux de chevaux atteints d'ophthalmie périodique et de ses suites, qu'il avait faites dans les années 1837 àl8Al, en a publié douze, et de celles-ci, réunies: aux autres, a conclu que le résultat des recherches auatomiques n'est pas favorable à l'opinion émise par les auteurs cités. En effet, au lieu des altérations organiques qu'on trouve dans le glaucome, il a le plus souvent rencontré des épanehements sous-rétiniens séreux ou sanguins, etc. Il a ajouté des détails sur l'anatomie de l'œil sain, l'anatomie pathologique de la cataracte, etc., chez le cheval, et les opérations à opposer » lophlhalmie périodique et à ses suites.

99. — De tectropion^ de son opération et de la blépharoplastie.

(Anna/es cToculùtigue, 1858, t. XXXIX, p. 51.)

Ce sujet a été traité en détails et élucidé à l'aide de représentations graphiques dans l 1 Iconographie ophthalmologique.

\ 00. — De fa-ponction sclérienne ou paracentèse scléroticaledu globe oculaire, appliquée surtout à la guérism dm hydrophihalmies postérieure et fatal*.

(La Clinique européenne, 1859, n° 2, p. 13 et suivantes.)

De tout temps la., paracentèse du globe avait été employée dans les hydro-

pisîes de l'œil, mais on ne la pratiquait que par la cornée. Le premier, M. Sichel a proposé de faire, dans certains cas, la ponction dans la sclérotique, dans le but d'évacuer plus facilement et plus complètement les liquides épanchés dans la profondeur de la cavité oculaire. Il étaye cette manière de faire de considérations pratiques et de l'observation détaillée d'un cas d'hydrophlhalmie complète et ancienne dans lequel cette méthode a été suivie de succès.

101. — Remarques et observations cliniques sur la curabilité du décollement de la rétine.

{La Clinique européenne, 1859, n° 29, p. 228 et suivantes. — Allgemeine wiener mediziniscke Zeitung, 1859, n° 33 et 35, p. 250 et suivantes, 265 et suivantes.)

Les épanchements entre la choroïde et la rétine (hydropisie s<ms-*choroidienne, épanchements sous-chordidiens, épanchements sous-rétiniens, décollement de la rétine) sont connus depuis longtemps, mais leur diagnostic est resté obscur, tant que leur principal symptôme pathognomonique était inconnu. Ce symptôme, que l'auteur a fait connaître dans son Mémoire sur le glaucome, p. 34, et Annales ctoculistique, 1842, t. V, p. -243 (voy. cidessus, n° 15, p. 13), et sur lequel fl a rappelé l'attention dans l'Iconographie ophthalmologique, p. 499, § 635, consiste dans la fluctuation d'un liquide, le plus souvent opalin, qui imprime à la rétine soulevée, bosselée, devenue plus ou moins convexe, d66 mouvements oscillatoires, ondulatoires, visibles à l'œil nu et à la lumière naturelle, après te dilatation artificielle de la pupille, ou lorsque cette ouverture est dilatée par suite de la .maladie oculaire. Depuis la découverte de l'ophthalmoseope, l'observation de ces épanchements sous-rétiniens est devenue beaucoup plus facile, et on les reconnaît même dans leurs états initiaux des leur première période, et lors même qu'à l'œil nu et a ki lumière naturelle ils ne sont pas encore visibles.

La fluctuation du liquide, quand il est séreux, sanguinolent ou puriforrne, mais à l'état fluide, est toujours plus ou moins manifeste. (1 en est autrement quand la matière épanchée est plus consistante (hydropisie sous- chordidienne gélatiniforme ou enkystée y voy. Iconographie ophthalmologique , p. 501,

§ 640, et p. 811, § 920), espèce dont les autres ouvrages ne parlent pas, ou que la rétine, décollée dans une trop grande étendue et trop fortement distendue par l'épanchement, ne peut plus être ébranlée et plissée par le liquide. Dans ces deux cas l'affection est plus facile h reconnaître à l'œil nu qu'à l'ophthalmoscope, et pour la bien reconnaître à l'aide de celui-ci, il faut se servir de Y éclairage latéral ou oblique, qui fait voir l'épanchement comme corps opaque.

Le décollement de la rétine a été généralement regardé comme absolument incurable. Guidé par une thérapeutique rationnelle et par l'expérience, l'auteur n'a pu partager cette opinion. Il expose la méthode par laquelle il a réussi x\ guérir cette maladie. A l'appui de ses assertions, il apporte deux observations détaillées de guérison complète, dont l'une a eu pour témoin un ophthalmologiste distingué.

Dans les cas rebelles à ce traitement rationnel, il a le premier proposé et exécuté une opération, la ponction sclérienne, inventée el érigée en méthode par lui (voy. ci-dessus n° 100, p.5ft), qui a plusieurs fois réussi entre ses mains. Le docteur Kitlel, de Vienne, a été le premier à le suivre, avec un plein succès, dans cette voie chirurgicale (Allgemeine wiener medizinische Zeitung, 1860, n 0B 22 et 23). Depuis lors cette opération, passée dans le domaine public, est pratiquée fréquemment contre le décollement de la rétine.

102. — Note sur un procédé mécanique simple el facile de remédier à une espèce fréquente cPentropion.

(Bulletin de thérapeutique, juillet 1860, p. 59, et Annales d'oculistique, 1860, t. XLIV, p. 146.)

Dans l'entropion causé par la contraction habituelle et piolongée des paupières, il suffit de l'abaissement fréquent de la paupière inférieure combiné à son abduction, pour triompher complètement et durablement de la maladie.

103. — Remarques pratiques sur T opération de la cataracte congéniale et sur le céphalostate, appareil servant à fixer la tête pendant les opérations quon pratique sur les enfants.

(Bulletin général de thérapeutique, 1860, t. LIX, p. 141 et suivantes.)

Cet appareil, qui est représenté par une gravure, sert à empêcher les mouvements delà tête, souvent très-violents et fort gênants chez les enfants, et à rendre superflue l'anesthésie par les inhalations d'éther ou de chloroforme.

104. — Tumeur sous-conjonctivale causée par deux cils logés sous > la conjonctive oculaire, après lavoir traversée.

(La France médicale, 1861, p. 8.)

Ce cas, d'après les recherches de Fauteur, est unique dans les fastes de la science. Les deux cils tombés dans l'œil avaient probablement été fixés dans la conjonctive, puis introduits entre elle et la sclérotique, pendant que le malade se frottait instinctivement l'œil. Leur séjour prolongé dans le tissu cellulaire sous-conjonctival avait produit la tumeur, qui enveloppait le cil le plus court en entier et l'autre dans sa partie inférieure seulement. L'extraction des cils par une double incision delà conjonctive, et un léger traitement antiphlogistique, amenèrent promptement la guérison.

105. — Sur une espèce particulière de délire sénile qui survient quelquefois après [opération de la cataracte.

(Union médicale, 1863, n° 1, et Annales dToculistique, 1863. t.XLIX, p. 154.)

L'auteur cherche la cause de ce délire dans l'occlusion des paupières, par suite de laquelle les malades île savent plus où ils se trouvent et sont pour ainsi dire dépaysés. En effet, le délire se dissipe dès qu'on leur permet d ouvrir les yeux et de s'exercer à regarder.

Depuis que l'auteur a signalé à l'attention du public médical cette singulière alfection, elle a été observée par plusieurs autres ophtalmologistes. sichbl. « 8

106. — Tumeur fibreuse cloisonnée (cystosarcôme de Virchow) frès-volumineuse de F orbite droite, ayant déplacé et atrophié le y lobe. Extirpation de celui-ci et de la tumeur. Guêrinn.

{Annales cToculùtique, 1865, t. LUI, p. 60.)

Cette espèce de tumeur est des plus rares. Son diagnostic est très difficile. L'opération, malgré ses difficultés, réussit parfaitement.

L'auteur ajoute quelques considérations pratiques, particulièrement sur le manuel opératoire, et les notes mîcrographiques de MM. Ch. Robin, Saemisch et Wecker.

107.— Lettre sur les indications de firidectomie et sa valeur thérapeutique.

w Dw*U thèse <hi docteur A. Sicfcei : Des indications dé fîrttfectomfr, Paris, 1866, in-8, p. 9 i 14.)

Court exposé des restrictions qu'il importe, selon l'auteur, d'apporter à la trop grande extension que donne à l'application de l'iridectomie la jeune école ophtalmologique.

108. — De Fênuclêo-extirpation du globe, méthode mixte.. ., avec une observation demélanose oculaire.

(Gazette médicale de Paris, 1857.)

Nouvelle méthode mixte d'énucléation du globe oculaire combinée avec la dissection partielle, proposée par l'auteur et exécutée dans un cas d'adhérence intime du muscle droit interne aux tissus de l'orbite.

Ce travail et les deux suivants sont rédigés par l'auteur avec la collaboration de son fils, le docteur A. Siebel.

109. — Considérations sur les kystes pierreux ou calcaires des sourcils.

(Annales docuHstique* 4867, t. LVII, p. 211, elGaiette dés hôpitaux, 1867.)

Les kystes du sourcil, et surtout les kystes pierreux de cette région, n'ont presque pas été mentionnés dans les ouvrages sur les maladies des yeux. L'auteur les décrit, indique les opérations qu'ils exigent, ajoute l'observation d'un kyste pierreux ou calcaire qu'il a extirpé de ia région

sourcillière , et expose le* résultat de l'examen analomique et chimique de cette concrétion.

1 1 0. — Du relâchement de la conjonctive.

{V Abeille médicale, 1867.)

Cette affection, qui est plus particulièrement l'apanage de l'âge avancé, a quelquefois été traitée par l'excision d'un pli de la conjonctive, opération que l'auteur ne croie pas indispensable. Il décrit la maladie et en indique la thérapeutique.

III» — Travaux relatifs & l'histoire de la médecine et a l'archéologie médicale et ophthalmologlque.

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