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SUR LES PIERRES SIG1LLAIRES DES OCULISTES ROMAINS

141. — Cinq cachets inédits de médecins •oculistes romains. Paris, 1845,

22 pages in-8.

(D'abord publié dans la Gazette médicale de Paris, 1845. — Traduction allemande, par Leuthold : Journal de chirurgie de Waltber et Ammou, 1845, t. V, cah. 3.)

112. — Nouveau recueil de pierres sigillaires d 'oculistes romains, pour la plupart inédites, Paris, 1866, 119 pages in-8.

(Extrait des Annales cToculistique, septembre à décembre 1866.)

Il existait chez les anciens Romains des oculistes qui suivaient les armées dans les provinces, en Gaule, en Bretagne et en Germanie. Us débitaient eux-mêmes leurs collyres, qui étaient des espèces de pâles molles en forme de bâtonnets, sur le dessus desquels ils imprimaient des inscriptions indiquant d'ordinaire le nom de l'oculiste, celui du médicament et son mode d'emploi. Pour cet usage ils se servaient de tablettes, le plus souvent carrées, en pierre tendre, presque toujours en serpentine, tablettes dont les tranches portaient une ou deux inscriptions en lettres renversées de droite à gauche , évidemment destinées à former une empreinte dans une substance molle. Ce

sont là les pierres sigillaires ou cachets des oculistes romains, qu'on trouve de temps à autre, pendant les fouilles, dans les anciennes stations romaines, surtout en France, et dont la destination n'est plus douteuse aujourd'hui, puisque dans de pareilles fouilles, faites à Reims en 1855, on a découvert une quantité notable de ces bâtonnets de collyres, portant des inscriptions semblables à celles qu'on rencontre sur les cachets d'oculistes, mais en lettres droites, non renversées.

Les archéologues ont décrit un nombre assez considérable de ces pierres sigillaires. Walch, en 1772, et Tôchon d'Annecy, en 1816, en ont publié des monographies; mais les antiquaires, trop peu versés en médecine et dans la lecture des médecins de l'antiquité, ont souvent proposé, des inscriptions de ces cachets, des explications insuffisantes et quelquefois peu naturelles.

Dans le premier des opuscules ci-dessus indiqués, M. Sichel a publié cinq nouveaux cachets d'oculistes romains, dont il a donné la description, en y ajoutant, d'après les écrits des médecins grecs et latins et d'après la concordance de ces monuments épigraphiques eux-mêmes, l'explication des collyres nommés dans leurs inscriptions. Ces explications ont obtenu l'approbation à peu près générale du public médical et archéologique.

Le travail commencé dans cet opuscule a été repris, après vingt et un ans et avec plus d'étendue, dans le second. Celui-ci complète les recherches et les explications, publie une trentaine de pierres sigillaires inédites, et reproduit, avec des interprétations nouvelles, plusieurs cachets déjà publiés, mais qui, d'après l'auteur, n'avaient pas encore été suffisamment expliqués. La conclusion, p. 116, expose brièvement les généralités sur les pierres sigillaires d'oculistes romains.

C'est le premier ouvrage dans lequel on décrit les collyres eux-mêmes, trouvés à Reims, sous forme de bâtonnets desséchés, dont les inscriptions et l'analyse chimique prouvent clairement qu'il s'agit bien ici d'empreintes de cachets d'oculistes.

Ce dernier travail, à cause des exigences de la périodicité de la feuille médicale où il a d'abord paru, a été publié précipitamment et sur des manuscrits préparés en partie depuis plus de vingt ans, souvent même sur des transcriptions imparfaites. Par suite de ces conditions défavorables, il con-

tient quelques conjectures trop hasardées et plusieurs passages qui exigent . des modifications et des corrections.

Au moment de cette publication, Pauteur ne connaissait pas encore les importants travaux de M. Grotefend sur ce sujet, ce qui lui a valu, de la part de cet archéologue distingué, des reproches que celui-ci a rétractés de bonne grâce dans une lettre, après avoir été mieux renseigné sur l'état des choses par une communication de l'auteur.

La monographie complète des pierres sigillaires des oculistes romains, promise dans cet opuscule (p. 119), sera désormais publiée par les recherches réunies de MM. L. Renier, de l'Académie des inscriptions, et Sichel.

113. — Poëme grec inédit attribué au médecin Aglaïas, publié d'après un manuscrit de la Bibliothèque royale de France. Paris, 1846.

(Publié d'abord dans la Revue de philologie, 1846.)

Ce poëme inédit grec, en vers élégiaques , est attribué à Aglaïas de Byzance, médecin du milieu du premier siècle après Jésus-Christ, et peutêtre le même qu'Aglaïdes, dont Aetius (Tetrab. II, serm. III, p. 99) nous a conservé une recette contre la cataracte commençante. En effet, le poëme contient une formule identique ou très-semblable d'un remède contre la même maladie. Cette formule est écrite en distiques, et déguisée sous une forme bizarre que nous appellerions aujourd'hui un rébus. Au lieu d'indiquer chacun des ingrédients médicamenteux par son nom, le poëte le paraphrase d'une manière métaphorique et le plus souvent mythologique, qui serait difficile à comprendre Bans les scholies, qu'il a eu la sage précaution d'ajouter lui-même.

Ce poëme est sans doute une imitation de celui par lequel Philon de Tarse, médecin de la secte des méthodiques, qui a également vécu dans le premier siècle de l'ère chrélienne, a célébré les vertus de son Antidote, composition pharmaceutique contre les affections douloureuses, devenue célèbre sous le nom de Philonium.

M. Sichel donne le texte du poëme, ses conjectures et celles de MM. Dùbner et Miller sur plusieurs passages en apparence corrompus, les

général i lés sur le poëte et son œuvre, les âcliolies, lu traduction française, un commentaire médico-philologique, le texte du poëine de Philon de Tarse, conserve par Gatien, et les schoties dont celui-ci l'a accompagné; enfin, une lettre fort intéressante du savant helléniste, M. Dubner, sur le poëoae d'Aglaïas.

114. — Compte rendu et analyse, par M. Sichel, de f opuscule suivant: Àu« Bbn-Isa Moîsitobii ocglariorum specimen, edidit Car.-Aug. HHle, m.-d. Dresde, 1845.

{Journal asiatique, août 1867, et Annales (focu/istique, 1847, t. XV1IÏ, p. 230.)

A cette analyse d'un travail important pour l'histoire de l'oplithalmologie chez les Arabes, M. Siebel a ajouté :

1° Un spécimen arabe d'un manuscrit, de la Bibliothèque impériale de Paris, du Traité des maladies des yeux à 1 Isa Ben- Ali (Jésus Hali), comparé au manuscrit de la bibliothèque de Dresde et suivi d'une traduction française;

2* Une note sur le mot arabe mikatt, espèce d'aiguille à cataracte ;

3° Quelques considérations sur la meilleure manière de traduire les ouvrages des médecins arabes et d'y appliquer les principes de la critique littéraire.

115. — Recherches historiques sur t opération de la cataracte par succion

ou aspiration.

(Annales tfoculistiqise, 1847, t. XVII, p. 10d et suivantes.)

Aboul-Kasim (Albucasis), dans sa chirurgie, tait le premier mention de l'opération de la cataracte par la succion, méthode que M. Laugier a de nos jours essaye de réhabiliter. Dans ses Recherches historiques, M. Siehel, se fondant sur une traduction exacte du texte original, cherche à rétablir le véritable sens des paroles du célèbre chirurgien arabe. Réunissant tous les passages des anciens qui se rapportent à cette méthode, ou plutôt à pe procédé, il en donne l'historique complet jusqu'à nos jours.

iW. — Du traitement chirurgical des granulations palpÇbrales exposé dans un des livres kippocratipees.

(Annales (Tocutotiqne, 18W, t. XLII, p. 219, extrait du tome IX de l'édition è' Hippocrate de Littré.)

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