DES YEUX
5. — 1831. Lettre adressée au docteur Canstatl, sur le fongus médullaire (Fencépkaloïdé) et le fongus hématode de la rétine , le glaucome et la cataracte verte opérable. — En allemand, aux pages 62 à 93 de la thèse (allemande) de Canstatt : Sur le fongus médullaire de F œil et F œil de chat amaurotique.
( Wurtzbourg, 4831, in-8.)
Cette lettre contient la base, et pour ainsi dire le germe, des recherches faites plus tard par M. Sichel, sur Yencéphaloïde (glioma, Virchow) de la rétine.
Plusieurs points de doctrine, établis pour la première fois dans cette lettre, ont été confirmés depuis lors par tous ceux qui se sont occupés des mêmes questions. Tels sont, par exemple, le3 suivants :
La teinte verte du fond de l'œil, dans le glaucome, ne tient pas à une coloration verte du corps vitré (p. 87). (C'est aussi l'opinion émise par Canstatt dans sa thèse.}
Il existe une cataracte lenticulaire verte, simple et opérable (p. 92). Jusqu'alors le nom de cataracte verte avait toujours été regardé comme synonyme de glaucome et comme désignant une maladie incurable. La cataracte
verte opérable a été décrite, pour la première fois, comme une cataracte lenticulaire simple et dure, ici et dans : Sichel, Traité de tophthalmie et de ta cataracte, etc., Paris, 1837, ainsi que dans son Mémoire sur le glaucome, p. 32, x.
6. — Leçons orales de clinique des maladies des yeux, faites à l'hôpital Saint- Antoine, dans le service d Auguste Bérard, pendant les années 1833 et 1834, à partir du 9 février 1833, et publiées dans la Gazette des hôpitaux, à partir du n° 22, 19 février 1833, p. 85.
Ce sont les premières leçons qui aient été faites à Paris dans une clinique ophthalmologique spéciale. Celles du professeur Sanson, commencées à l'Hôtel-Dieu la même année, ont été publiées pour la première fois dans le même journal {Gaz. des hôpit. 9 1833, n° 31, p, 122), le 12 mars.
Dupuytren avait déjà pris quelques maladies des yeux pour sujet de ses célèbres leçons de clinique chirurgicale ; mais aucune clinique scientifique, spécialement ophthalmologique, n'existait antérieurement à Paris.
7. — Propositions générales sur Fophthalmologie, suivies de l'histoire de l'ophthalmie rhumatismale.
(Paris, 1833. — 49 pages in-8.)
Traduction allemande, par le docteur P. J. Philipp : Allgemeine Grundsœtze, die Augenheilkunde betreffend, nebst einer Geschkhte der rheumatischen Augenentzundung.
(Berlin, 183A, in-8.)
Dans la première partie, l'auteur établit les principes rationnels qui doivent guider la théorie et la pratique de Tophthalmologie, ainsi que des spécialités en général, afin de relier celles-ci à la science mère et de les empêcher de dégénérer en routine. Le traducteur (p. v) dit : « Sichel a appris à envisager les spécialités en médecine de ce point de vue élevé qui, tout en cherchant dans les détails la clef de l'ensemble, ne cesse pas de tourner le regard vers la loi fondamentale, qui seule, dans notre science, est en état de poser des bornes à un arbitraire sans limites. »
La seconde partie contient la description de Yophthalmie rhumatismale, plus complète qu'elle n'avait clé faite jusqu'alors, et rédigée d'après l'expérience propre de Fauteur et un plan tout différent de celui qu'on avait suivi jusqu'alors.
Ce petit travail a été réimprimé en 1837, avec des additions et des changements considérables, surtout pour sa seconde partie, dans le Traité de Fophthalmie, etc., p. 1 à 22, et p. 254 à 293. (Voyez ci-dessous, n° 11, p. 8.)