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FAUNISTIQUE

Le très grand nombre d’individus et d’espèces de Céphalopodes que j’ai eu à déterminer et à étudier m’a mis en mesure de réunir diverses observations faunistiques. Sans parler des collections que je n’ai pu examiner que superficiellement en France ou à l’étranger, voici les éléments de travail où j’ai puisé

Collections recueillies par le Prince de Monaco pendant ses campagnes à bord de Vmrondelle et de la Prlmesse-Allce {188S à 1902 inclus), (Açores, Cap-Vert, Madère, Méditerranée, Manche, Spitzberg, Terre-Neuve).

Campagnes de la Afclite (Méditerranée, Sénégal, Cap-Vert, côtes de France).

Collection Eudel. Océan Indien. Principalement Céphalopodes pélagiques et Pléropodes.

Expédition hollandaise de l’aviso Siboga (mer des Céièbes, Java, Bornéo, mers de la Sonde et de Banda).

Expédition du Caudan (golfe de Gascogne).

Expédition Bedot-Pictet (Amboine).

Expédition de la Belgica (Antarctique).

Collections des Musées de Leyde et d’Utrecht (Céphalopodes de toutes provenances, mais plus particulièrement des colonies hollandaises de la province Indo-Malaise).

Enfin je me suis procuré ou j’ai recueilii moi-même un grand nombre de Céphalopodes des côtes de France, notamment dans les laboratoires de Roscoff, Banyuls, Arcachon, Villefranche.

Tous ces éléments qui représentent plusieurs milliers de Céphalopodes m’ont permis d’établir ou de compléter les faunes malacologiques de diverses provinces zoologiques et de préciser les relations de quelques-unes entre elles. En outre, depuis plusieurs années, je rassemble les éléments d’un atlas qui comprend une carte par espèce, sur laquelle je pointe toutes les localités citées dans les travaux qui paraissent sur les Céphalopodes. La réunion de tous ces documents me donnera plus tard un aperçu systématique de la Faune teuthologique générale.

Voici maintenant un très rapide résumé des mémoires ou notes que j’ai publiés relatifs à la faunistique des Céphalopodes.

ma (32) comprennent actuellemei ement la plus intéressante. C'est u opode appartenant à un genre pe Yemoctopus microstoma. Plusieu)

forme ordinairement côtière, par 1 2G2 mètres ; Sepia sp. ?, 2 230 mètres ; Heleroteuihis dispar, 1 385 mètres; Ocloptts levis, l 692 mètres; Clrroteuthis umbellata, 4360 mètres ; Oclopu^ granulatus, 1260 mètres.

E) Faune spéciale de la région de l’Atlantique comprise entre la région des Açores et la région Arctique.

J’ai fait un relevé de 15 espèces de cette région intermédiaire entre les zones équatoriale et arctique. On y trouve quelques Céphalopodes intéressants : Bledonelta diaphana, bathypélagique recueilli par 4 360 mètres ; TeleoteulMs Caroli ; Taonius pavo, etc.

F) Céphalopodes d’Amboine (37-46). Chargé par mes amis Pictet et Bedot de décrire les Céphalopodes recueillis pendant leur expédition à Amboine, j’ai établi d’après les travaux des auteurs précédents et les miens, la faune teuthologique de la province Indo-Malaise, dont cette île dépend. Un tableau contient la liste des espèces actuellement oonnites, au nombre de 6b, avec les noms des auteurs et la série des localités correspondantes. Il résulte de cette étude que rindo-Malaisie doit être considérée comme la plus riche en Céphalopodes parmi les provinces actuellement connues sous ce rapport. Deux espèces-nouvelles ont été trouvées parmi ces Céphalopodes.

Je puis dire dès maintenant que cette faune très intéressante sera encore enrichie par les espèces récoltées pendant l’expédition hollandaise du Siioga, dont je poursuis l’étude fort longue étant donné le nombre considérable d’échantillons dont l’examen m’est confié.

6) Céphalopodes du Musée de Moscou (51). Quinze espèces m'ont été envoyées à étudier et déterminer par le professeur N. de Zograf ; j’en ai publié un catalogue qui ne contient pas, il est vrai, de description d’espèces nouvelles, mais des observations sur ces échantillons dont beaucoup sont rares et présentent un certain intérêt faunistique. Ces espèces se rattachent en effet à des régions peu connues, Kamtchatka, îles Aléouliennes, Alaska, nord du Japon, Philippines, ce qui donne une idée des relations de ces faunes avec leurs voisines.

U) Céphalopodes des Musées de Leyde et d'ütrecht. Les belles collections de Céphalopodes de ces musées contiennent des échantillons de provenances très diverses, mais principalement des colonies hollandaises de la

région Indo-Malaise. J’y ai puisé de nombreux renseignements utilisés dans les mémoires ci-dessus indiqués et m’ayant fourni les éléments de deux catalogues ayant un certain intérêt pour la distribution géographique des Céphalopodes.

1) Relevé de Céphalopodes recueillis dans l’estomac de 'Vertébrés divers, principalement de Cétacés et de Poissons. L’examen du contenu de l’estomac des Vertébrés recueillis à des profondeurs souvent très grandes, permet de se procurer des Céphalopodes qui, sans cette circonstance, ne seraient jamais pêchés ; ils sont en effet très agiles, et évitent facilement les engins divers, même les plus perfectionnés. C’est grâce à ce mode indirect de pêche que j’ai pu connaître un certain nombre de types curieux et complètement nouveaux. Je ne veux pas eu donner une liste; on en trouvera l’indication dans diverses parties de cette notice ; en voici seulement un résumé.

Dans l’estomac de Thons, Acanthias, Centrophores, etc., sept espèces, dont trois nouvelles et de nombreux débris. Dans i’estomao d’une Tortue marine, une espèce. Dans Testomao de Cétacés, Cachalot, Dauphins, Grampus, dix-sept espèces dont quatre nouvelles et des débris divers.

On voit de quel intérêt est la capture de ces gros Vertébrés pour la faunistique et la spécification des Céphalopodes bathypélagiques.

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