K. - SYSTÉMATIQUE
A) Céphalopodes nouveaux.
L’étude des Céphalopodes provenant de plusieurs musées ou collections particulières, et surtout des produits de récentes expéditions scientifiques m’ont
des espèces qui n’offrent pas d’autre intérêt que d’être inédites, car elles ne diffèrent que par des détails secondaires des espèces voisines déjà connues. Je les laisse complètement de côté et elles ne figurent pas dans la liste qui suit. Les autres sont au contraire des Céphalopodes présentant quelque particularité importante au point de vue morphologique, par la nouveauté de leurs formes, par une disposition anatomique intéressante, par leur taille, etc. Cette catégorie constitue le plus grand nombre des Céphalopodes que j'ai décrits.
Il est à remarquer que, jusqu’à ces dernières années, on connaissait tout au plus trois cents espèces de Céphalopodes, et encore, sur ce nombre, il y en a beaucoup qui sont fort insuffisamment caractérisés. La liste ci-dessous permet de se rendre compte de l’importance des additions que j'ai faites à cette liste ; la faune
augmentée en espèces, genres et même familles, qui ont montré des variations tout à tait nouvelles du type général des Céphalopodes.
J’ai donné, dans mes divers mémoires, des descriptions aussi complètes que possible des caractères eénériques et speciliques de ces Céphalopodes ; à plusieurs reprises n’ayant eu qu’un seul échantillon destine à prendre place dans quelque musee. je n’ai pu en faire l’anatomie ; mais toutes les fois qu’il m’a été possible de constater les principaux caractères de la structure interne.
Mes descriptions sont toujours accompagnées de planches reproduisant mes aquarelles ou celles des dessinateurs des expéditions, ou les photographies que j’ai exécutées sur les échantillons, ou enfin mes dessins personnels. J’ai adopté dans mes travaux, le plus souvent que je l’ai pu, le système des figures dans le texte ; je les ai toutes dessinées à la plume. La présente notice contient quelques-uns de ces dessins.
. Céphalopode j que j’ai trouvé
Comme conséquence de ces études j’ai pu reconnaître le problématiques et leur attribuer une place dans la classiflci fiant la systématique teuthologique.
Cirroteuthls umbellata P. Fischer (58) Açores. ( a été trouvée pour la première fois " •
pris aux Açores par 4366 mètres de anatomiques, notamment sur la br de ses membranes interbrachiales. ' et plusieurs figures dans d'autres pl
nairement fort grâce à sa puissante musculature. Son bec et ses crochets en font un chasseur redoutable même pour des êtres plus gros que lui. On doit le considérer comme un animal pélagique mais non de surface. Sa force et la vitesse qu’il peut développer expliquent pourquoi on ne le capture jamais dans les engins de pêche, et que l’on ait été réduit à- en recueillir des fragments dans l’estomac des grands Cétacés qui les pourchassent entre deux eaux. Comme oes Céphalopodes se défendent en entourant de leurs bras la bouche du Cétacé, il arrive souvent que leur corps se brise au point de plus faible résistance, c’està-dire entre le corps et la tête ; c’est ce qui explique que la plupart du temps on le trouve brisé dans l’estomac des Cétacés ou même que l’on ne trouve que l’une des deux moitiés. Les Cétacés portent la trace des luttes qu'ils soutiennent pour s’en emparer, car leur bouche est entourée de cicatrices rondes dues aux ventouses coupantes de ces Céphalopodes (fig. 49).
Les rapports morphologiques de ce CncioteMtAfs sont intéressants ; ils forment une division particulière des OnychU.
C) Systématique et Classifications.
La famille des SeyioUdæ m’a fourni le sujet d’une révision complète des genres et espèces qui la composent. J’en ai fait un catalogue systématique accompagné des descriptions des auteurs, résumées pour u’ea donner que les traits indispensables, ou complétées lorsque j’ai eu des échantillons a ma disposition. J’en ai donné des figures originales ou celles extraites des auteurs. La critique de toutes les diagnoses et l’adoption d’une classification générale légèrement modifiée d’après Appellôf, m’a conduit à considérer la famille des SepioUdæ comme comprenant actuellement six genres : Sepiola huit espèces ; Inioteuthis sept espèces ; Mieroteulhis une espèce ; Stoloteuihis une espèce ; Promachoteuthis une espèce ; Heteroteuthls deux espèces ; Nectoteuthls une espèce ; Rossia onze espèces. Dans cette liste sont comprises deux espèces nouvelles (voir les n«» 63 et 69).
A chacune de ces espèces sont annexées les indications sur la répartition géographique, les profondeurs, la biologie en général et des figures dont quatorze sont originales.
Les divers représentants de la famille des TaonoteutMdæ que j’ai étudiés dans divers mémoires ou que j’ai pu examiner dans divers musées, et d’autre
alogues, m' mille (53).
Des lumineux et autres appareiis ana ficalion tout à fait nouvelle de cette fan ils, beaucoup trop techniques pour être introduits liguer que j’ai proposé de diviser cette famille en Chlroleuthlnæ sans organes lumineux ; la deues organes. La première de ces sections imalditeuthls. Je puis ajouter que des que confirmer cette manière de voir; des s et dont la place dans cette classification peau d’organes lumineux ont été observés s appareils.