II. - FAUNISTIQUE ET SYSTÉMATIQUE
Le nombre des espèces de Brachiopodcs actuellement vivants est extrêmement restreint et le catalogue en est à peu près complètement connu. Les grandes expéditions de dragages l’enrichissent de temps à autre de quelques unités mais sans grand intérêt morphologique.
Je n’ai pas eu d’autre occasion d’étudier les Brachiopodcs au point de vue faunistique que par l’examen des échantillons récoltés par l’expédition de la Belglca dans l’Antarctique. Cette région tout à fait inexplorée m’a fourni des formes assez intéressantes et inédites.
Ce qui caractérise l’ensemble des Braohiopodes de l’Antarctique, c’est leur petite taille beaucoup d’entre eux, il est vrai, sont des jeunes et par conséquent n’ont pas atteint leur dimension définitive, mais d'autres sont adultes, contiennent des glandes génitales développées, et sont arrivés ou à peu près à leur taille complète. Si ce caractère est réellement propre aux Brachiopodcs de l’Antarctique il n’est pas dû simplement à, l’insuffisance des documents qu’il m’a été possible d’examiner ; il est d’un grand intérêt, car à lui seul il suffit pour séparer nettement la faune des Brachiopodes antarctiques de celle des Brachiopodes magellaniques qui sont au contraire caractérisés par leurs grandes dimensions. Ce con-
Les Rhynchonelles dominent dans cette collection, et j’en ai trouvé deux espèces nouvelles.
Bhynohonella Raoovltzæ, à laquelle j'ai donné le nom démon ami Racovitza, le zoologiste de l’expédition. Cette espèce, draguée à 500 mètres, diffère par divers détails des autres espèces du même genre ; elle présente un certain intérêt à cause du très petit nombre d’espèces connues dans ce genre à morphologie si particulière.