Sur le développement de la branchie des Céphalopodes
Le développement des branchies a été étudié'sur des embryons à tous les âges de divers Céphalopodes, principalement du genre Sepla. Ces organes apparaissent sur la membrane destinée à devenir la paroi viscérale de la cavité respiratoire, sous forme de deux petits bourgeons plats, dépourvus de cils vibraliles. Ils ne tardent pas à présenter une surface r^ulièrement ondulée, au moyeu de plis dont chacun, en s’allongeant, fournit une lame épithéliale. Un peu plus tard, son feuillet interne se creuse de plus en plus de lacunes bientôt vasculaires. Ces lames elles-mêmes se plissent par des ondulations de second ordre destinées à constituer des lamelles perpendiculaires à la première. Les bords du bourgeon branchial initial forment les vaisseaux atférent et eiférent de l'oigane ; il s’y développe en outre une bandelette musculaire et une masse glandulaire. Cette branchie est excessivement compliquée chez l’adulte, et c’est seulement l’étude de son développement qui a donné la clef de son organisation définitive.
2. Sur les organes digestifs et reproducteurs chez les Brachiopodes du genre Crania.
Les Brachiopodes Inarticulés sont représentés sur les côtes de France par une seule espèce appartenant au genre Crania. En raison de la difliciilté que l’on éprouve à trouver cet animal, qui est petit, fixé sur les rochers à une profondeur voisine de 50 mètres, et souvent recouvert d’incrustations diverses, ce Brachiopode était à peu près inconnu en ce qui concerne son anatomie et sa biologie. J’ai rencontré une localité près de Banyuls où, au moyen de dragages, on peut se procurer cet animal, et j’en ai fait une monographie à. peu près complète.
La présente note indique les points principaux de l’anatomie des organes digestifs et reproducteurs de ce Brachiopode Inarticulé. Le tube digestif a ses deux orifices sur le même plan médian, fait unique chez les Brachiopodes, et des glandes hépatiques très développées ; le tout est soutenu par un mésentère vertical qui divise le cœlôme en deux compartiments symétriques.
Ce mémoire se c Brachiopode inarticu
ticulé exotique, Disc- Ces deux types étal Unguia, le Iroisièm
sont précisés dans le chapitre suivant. Puis vient la description des bras, très complexe frangés d’une série de oirrhes, parcourus par des canaux à morphologie compliquée. L’anatomie et l'histologie de ces organes et leurs rapports avec
le tube digestif sont exposés chez Cranta et Discina.
Les muscles, formés de faisceaux différents, s’écartent de ceux des Brachiopodes articulés par l’absence de tendons. Leur morphologie s’en éloigne aussi beaucoup par suite de l’absence de charnière de la coquille. Un muscle nouveau
ainsi que chez Discina au double point de vue de la morphologie et de l’histologie.
L'appareil circulatoire est totalement absent, et la respiration s’effectue par divers organes.
Le système nerveux est indiqué dans ces deux types de Brachiopodes Inarticulés et comparé à celui des Articulés.
Les organes génitaux des deux sexes sont étudiés, dans leurs détails histologiques et dans leurs rapports anatomiques chez Crania et Discina, ainsi que les très curieux oviduotes ou organes segmentaires.
Les trois types de Brachiopodes Inarticulés sont comparés aux Articulés dans un chapitre spécial.
Le dernier chapitre traite enfin la question de savoir dans quelle classe du r^ne animal doivent prendre place les Brachiopodes. Cette question, extrêmement controversée depuis de longues années, a donné lieu à de nombreux débats ; pour les uns ce sont des Mollusques, pour les autres ce sont des 'Vers. A la suite dè
contiennent une glande déversant peut-être un poison spécialement destiné à cet
dans l'œil des poissons par la tête du crustacé qui s’insinue par perforation soit entre la choroïde et la sclérotique, soit dans l’épaisseur même de celle-ci qui s’épaissit beaucoup, soulève les membranes de l’œil et finit par former une grosse tumeur s’avançant jusqu’au cristallin; il y a décollement de la rétine et de la choroïde.
Enfin quelques points de la côte du Roussillon sont signalés pour l’abondance des sardines infestées, en particulier les environs de la Nouvelle.