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Notice sur les travaux scientifiques

Comptes Rendus annuels des travaux de la Société d’hydrologie médicale de Paris, 1877-1897

Annales d’hydrologie, tomes XXIII A XLII

Les Eaux minérales, employées à leur source, sont un des agents les plus puissants de l’hygiène et de la thérapeutique. Elles sont par excellence le médicament de la maladie chronique, héréditaire et personnelle.

Elles sont constituées de telle sorte que l’analyse de leurs éléments physico-chimiques et organiques peut faire pressentir, mais ne saurait spécifier le rôle qu’elles sont appelées à jouer dans l’organisme sain ou malade.

Que leur texture, leur composition intime soit l’œuvre d’une chimie sublime, comme le dit Bordeu ; que leur organisation soit si complexe et si subtile que pour la caractériser Gubler la rapproche du sérum sanguin, et la qualifie de lymphe minérale ; ou que Pidoux en fasse un liquide animé, presque vivant, il n’importe. Ces appellations, tout imagées et suggestives qu’elles soient, ne nous révèlent ni la nature vraie ni le mode d’action réel de l’Eau minérale, et ne donnent à la chimie ni le droit ni le pouvoir de déterminer les indications variées de la médication thermale. Ce droit et ce pouvoir appartiennent en propre à la Physiologie pathologique et à la Clinique, c’est-à-dire à l’état morbide et au malade.

Je dis le malade, et non la maladie, attendu qu’ici les indications individuelles prévalent sur l’indication causale.

maladie, qui n’appartiennent en réalité à aucun groupe d’affecle clinicien doit faire appel à tous les in qui sont en son pouvoir : analyses chitériologiques, etc.

des premiers désordres, qui modifient la i, qui altèrent les éléments anatomiques icherches expérimentales de divers ordres armi les recherches capables de dévoiler la

ée à la santé, les modifications passagères

De par leur tempérament primitif, de par les diathèses antérieures à la maladie, elles sont scrofuleuses, rhumatisantes,, ou goutteuses; de par leur métrite, elles ont acquis un tempérament morbide secondaire , tributaire de nouvelles indications hydro minérales.

Cette question des tempéraments morbides secondaires est des plus importantes. Que les métrites, comme beaucoup d’autres organopathies, n’obéissent [dus aux diathèses, comprises comme l’entendait Pidoux ; qu’en raison de leur origine, elles soient régies, pour un temps, par une force extrinsèque — poison ou virus, — elles n’en restent pas moins soumises, la phase aiguë d’infection terminée, le cycle microbien épuisé, à des altérations, à des perversions de la nutrition générale et locale, qui relèvent de l’individu. N'est-ce pas la malade, qui assigne aux anémies et aux névropathies, si rebelles et si fréquentes à la suite des métrites infectieuses, leur caractère propre, leur évolution particulière ? Et si l’anémiè ou la névropathie, qui succèdent à ces empoisonnements, ne sont pas les mêmes chez l’utérine goutteuse et chez l’utérine lymphatique,. n’est ce pas l’état général, la nutrition intime de l'individu, qui nous révèle ces différences, et qui nous guide dans le choix de la médication ?

Secondaires ou primitifs, dûs à un contage ou à l’hérédité, de cause toxémique ou de cause dyscrasique, les états constitutionnels sont toujours prépondérants dans l’évolution des maladies chroniques; ils représentent le malade, ils sont sa personnalité physiologique et pathologique ; et comme tels, ils président aux indications primordiales des cures hydro minérales.

En mettant une autre étiquette sur la plupart des maladies générales et chroniques, en remplaçant les déviations nutritives autonomes de la cellule par los dyscrasies parasitaires, par des infections et des fermentations microbiennes , on n’a rien changé à l’organisme, à ses conditions essentielles de vitalité, de résistance et de réceptivité. Les échanges dynamiques, physiques et

B. — Hydrologie spéciale

Le traitement externe, par les Bains généraux ou locaux, n’a jamais été abandonné aux Eaux-Bonnes. Sous le nom A'Eau d’Arquebusade, il a joui autrefois d’une très grande notoriété contre les plaies, les traumatismes invétérés de tout genre, et aussi contre les lésions externes de la scrofule.

L’action du bain est stimulante, et se porte principalement sur le système nerveux et sur la peau.

L’excitation déterminée par le bain sur le système nerveux est une excitation spéciale, qui conclut, avec la boisson, à la guérison des maladies, qui ont pour siège les membranes muqueuses de l’arbre respiratoire : angines pharyngo-laryngées, catarrhes broncho-pulmonaires, asthmes, certaines formes de phtisie pulmonaire.

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