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ZOOLOGIE ET ANATOMIE COMPARÉE

PROTISTA.

Sur le Litbocystis Schneideri , nouvelle espèce de Psorospermie parasite de I’Echinocardium cordatum (Deux mémoires).

Si l’on ouvre suivant le plan équatorial le test d’un Ëchinocardium, on rencontre d’une façon constante dans la cavité générale et surtout dans certaines régions spéciales de cette cavité, une production parasite consistant en masses irrégulières d’tin noir luisant dont le volume varie depuis celui d’un point à peine perceptible à l’oeil nu jusqu’à des amas mesurant en longueur plus de 1 centimètre et en largeur 4 à 6 millimètres. A la surface des amas se remarquent en nombre variable des vésicules byalines dans l’intérieur desquelles il existe un ou rarement plusieurs points d’un blanc mat. Ces points sont des amas de cristaux d’oxalate de chaux renfermés dans une trame organique et sont entourés par des spores (psorospermies des auteurs). Chaque spore est de forme ellipsoïdale et soutenue par deux filaments tangents auxextrémités de son petit axe; l’on croirait, à première vue, qu’elle termine un tube à l’intérieur duquel elle est contenue.

Chacune de ces spores donne naissance à des corpuscules faXciforms qui se transforment en flagellâtes, lesquels reproduisent de nouvelles plasmodies. On ne voit rien qui ressemble à des grégarines.

L’eiisemble de ces particularités rattache ces organismes aux végétaux. L’auteur croit que les spores analogues trouvées dans des kystes de grégarines ou même d’infusoires ( Stentors, etc.) doivent être considérées comme appar-

tenant à des parasites de ces grégarines ou de ces infusoires et ne peuvent entrer dans le cycle évolutif de ces animaux. Il y a là une confusion analogue à celle qu’ont commise naguère les botanistes qui mêlaient au développement des Saprolégniées celui de Chytridinées parasites.

De même queles Chytridinées, les Psorospermies peuvent vivre en parasites, soit dans des êtres monocellulaires,: soit dans des cellules spéciales d’animaux pluricellulaires. C’est ainsi que certaines Psorospermies vivent dans les cellules endotheliales de la cavité générale des spatangues, d’autres dans les épithéliums des vers à soie (corpuscules de la pébrine), d’autres encore dans le péritoine du rein des mollusques; beaucoup sont parasites des kystes de gregarines, de même qu’on voit une belle Chytridinée vivre en parasite dans les kystes à'Muglma viridis et d’autres dans les tubes des saprolegniées dans les sporanges d 'Œdogonium, etc.

{Complet-Rendus de VAcadémie des Sciences, 22 mai 1876. — Congrès de botanique d'Amsterdam , avril 1877 .—Bulletin scientifique du département du Nord, 1878). . :H

COELENTERATA N° 2

Sur la Morphologie des Spongiaires.

Chez ces animaux, l’individu n’est pas indiqué par l’oscule, comme l’ont admis O. Schmidt et Hœckel, mais bien plutôt par les corbeilles ou chambres : vibratiles. Chaque corbeille représente l’endoderme d’un individu, le syncitium -est formé par l’exoderme et le mésoderme des divers individus du cormus. Les oscules sont des cloaqiiès communs. C’est ce qui est très-visible chez les Sycons, ou les personnes sont disposées radiairement autour de l’oscule, comme Chez les Tuniciers du genre Pyrosoma ou encore chez les Ealisarca , qui, par la disposition de leurs individus, rappellent tout à fait ce qu’on voit chez les Botrylles parmi les ascidies composées.

La théorie de James Clark et de Saville Kent, qui considèrent les éponges ; comme des colonies de Flagellâtes, n’a aucune valeur scientifique. En raisonnant comme le font ces naturalistes, il faudrait considérer comme des colonies

d’infusoires ciliés les animaux composés, tels que les coralliaires dont l’endoderme est formé de cellùies vibratiles.

Les prétendus embryons normaux de Sycandra , figurés par Saville-Kent etformés d’une coucbe de cellules flagellées à collerette sont des lambeauxd’endoderme des corbeilles qui se sont arrondis. La dilacération des synascidies, des bryozoaires etc., donne souvent comme celle des éponges de semblables pseüdoembryons ciliés formés aux dépens des épithéliums ciliés décès animaux.

Les véritables bouches de l’individu éponge, sont les petites ouvertures appelées pores par lesquelles l’eau entre dans le cormus. Il peut y avoir plusieurs bouches pour un seul individu, à peu près comme cela a lieu chez les méduses du genre Rhizostome. Mais les bouches des épongespolystomes se forment par un processus bien différent.

( Congru ie l'Association Française 1874. — Bulletin scientifique du département du Nord 1878):

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