‹ Notice sur les travaux scientifiques. Mai 1900Chapitre 17 sur 35 · Remarques sur le genre Etelis · texte numérisé non relu

Remarques sur le genre Etelis

(Bull. Soc. philom. Paris, 6' série, t. X, p. 67 ; 9 août 1873.)

Cette note, complémentaire de la précédente, a surtout pour objet de faire connaître les rapports et la composition du genre Etelis.

Pour le premier point, l’étude de la nageoire dorsale et des écailles de la ligne latérale montre que ce genre, rapproché ordinairement des Perches proprement dites, est plutôt voisin des Serrans et encore plus des Mésoprions (mieux Lutjans). La ligne du dos ne présente qu’une nageoire unique et non deux, comme on l’a admis jusqu’ici; on ne peut en elfet, dans les cas douteux, regarder comme seconde nageoire que celle commençant par une épine notablement plus longue que la dernière de la nageoire précédente, ce qui n’a pas lieu même dans l’espèce typique, XEtelis carbunculus, C. V. Les écailles de la ligne latérale sont à canal ramifié comme chez les Mésoprions. Dans un travail publié également en 1873, M. Bleeker de son côté est arrivé au même résultat touchant les rapports de ces Etelis.

Quant aux espèces qui composeraient ce genre, on peut citer les suivantes, réparties jusqu’ici dans différents groupes ; Etelis carbunculus, C. V. (y compris VEtelis coruscans, Val.), Etelis ( Serranus) oculatus, C. V., Etelis [Serranus) filamentosus, C. V., Etelis [Serranus) zonatus, C. V., Etelis [Serranus) argyrogrammicus, C.V., Etelis [Aprion) brevirostris, Val. Elles sont remarquablement voisines les unes des autres; toutefois la considération de la ligne latérale

permet de les répartir en deux groupes, suivant que le nombre des écailles est de 51 à 52 ou 60 à 64, écart assez notable pour mériter d’être pris en considération dans ce genre.

Quelques-uns de ces Poissons auraient une aire d’extension très étendue; ainsi les Etelis carbunculus, C. V. de l’océan Pacifique et Elelis oculalus , C. V. de la mer des Antilles ne forment sans doute qu’une seule espèce, ce qui explique comment Temminck et Schlegel ont pu signaler ce dernier animal au Japon. Quant à la présence de cet Etelis à la fois dans l’océan Atlantique et dans l’océan Pacifique, elle n’a rien qui doive surprendre. M. Günther a déjà signalé plusieurs Poissons présentant le même fait; le Serranus quinquefasciatus , Boct. (c’est le S. itaiara Lichtenst.), cité à la fin delà note, en est un nouvel exemple.

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