Histoire naturelle des Annelés marins et d’eau douce
(T. Ul, en deux parties, 766 pages, PI. XXI à XXIX, Paris 1889-1890. - Suites à Buffon.)
Ces deux volumes complètent l’ouvrage commencé par A. de Quatrefages sur les Annelés, ouvrage auquel ce regretté maître avait bien voulu m’associer, lorsque ses occupations le forcèrent de renoncer à achever lui-même ce long, travail.
Les trois premiers volumes ayant fait connaître les Annélides Polychètes et les Géphyriens, d’un autre côté Dujardin ayant publié dans ces mêmes Suites à Buffon, les Rotateurs, les Nématoïdes, les Trématodes et les Cestoïdes, il restait, pour terminer l’ensemble, ù traiter des Lombriciens, des Hirudiniens, des Bdellomorphes, des Nemertes et des Planaires.
Les nécessités de la publication ont contraint à ne donner de développement qu’au premier de ces Ordres, qui occupe tout le premier volume et l|i moitié du second.
Dans un tel ouvrage destiné à faire connaître les animaux au point de vue spécialement de la zoologie, les parties historique et synonymique tiennent une très large part, on a cherché à les donner avec tous les développements voulus, espérant ainsi facililer aux naturalistes les recherches bibliographiques et les faire profiter, d„n=, toute lu mesure du possible, des matériaux rassemblés
On a dù se contenter pour les autres Ordres d’un résumé de ce qui est connu de chacun d’eux, tant au point de vue anatomo-phy-
siologique et éthologique qu’au point de vue de la taxinomie. Il y a cependant exception à faire pour les Bdellomorphes, groupe peu nombreux en espèce et ne comprenant qu’une coupe générique, sur lequel il a paru utile d'insister davantage, pour montrer comment la place de ces êtres dans la série avait été si longtemps méconnue, bien que, depuis nombre d’années, elle eût été en France indiquée avec une extrême précision dès le début des études réellement scientifiques sur le Malacobdella par E. Blanchard, et comment, à notre époque, les travaux des savants allemands et anglais n’ont fait que confirmer sur ce point, ce qui avait été très clairement exprimé plus de trente ans auparavant.
Un appendice renferme l’histoire des Orthonectides et des Entéropneutes ou Balanoglosses, groupes dont les affinités avec les Annelés sont plus douteuses.
182. — Note sur un cas nouveau de reproduction par bourgeonnement observé sur un Annélide de la rade de Suez.
(Ami. Si. Mt; t* série, t. Ut, p. 243,1863. - Rapport de M. Blanchard sur le prix Savigny.)
(C. R. Acad. Sc., t. LX, p. 441 ; 27 février 1865.)
L’examen de ce fait conduit aux trois hypothèses suivantes : les prolongements oculifères, qui chargent la tête de l’animal, sont ou des bourgeons, ou des tentacules spéciaux, ou des parasites. La dernière n’étantguère admissible, la discussion m’a porté à admettre, soüs toute réserve, la première hypothèse, qui a été également adoptée par A. de Quatrefages ( Histoire naturelle des Annelés, t. 11, p. 672). Des observations plus suivies montreront ce qu’il peut y avoir de fondé dans cette interprétation.