‹ Notice sur les travaux scientifiques. Mai 1900Chapitre 30 sur 35 · Sur une monstruosité du Tænia de /’ homme · texte numérisé non relu

Sur une monstruosité du Tænia de /’ homme

( 6' sérié, ‘t’vî, p.Vjm’ mai WM.)" 11 ^

Ce curieux exemplaire, recueilli par M. J. Chatin à l’Hôtel-Dieu, offre un nouvel exemple de monstruosité chez les Vers cestoïdes à rapprocher de ceux cités par M. Küchenmeister.

201. — Remarques à Toccasion d'une observation de Tænia multiple chez l'homme.

Cette observation, communiquée par M. Donnadieu, alors professeur à l’Ecole normale supérieure de Cluny, cOntirme l’opinion

que les strobiles du Tamia solium , d’une longueur extraordinaire, on en a cité de 40 mètres, résultent de ce qu’on a rapporté à un seul, des fragments provenant de plusieurs individus distincts.

202. — Expériences sur l'infection des Moutons par le Taenia cœnurus.

1 (Soc. philom Paris : Extrait des Procès-verbaux, p. 63 ; 6 juin 1863.)

Ces expériences ont été faites en collaboration avec M. Alph. Milne-Edwards au moyen de strobiles du Tænia cœnurus de l’intestin du Chien, envoyés par M. Küchenmeister. Elles ont été exécutées au Muséum d’histoire naturelle, où deux agneaux avaient été mis à notre disposition. Les Taenias furent administrés à Ges animaux le 30 avril. L’un deux, sacrifié le 8 mai, ne présentait aucun signe d’infection. Le second, après avoir manifesté, le 15 de ce même mois, des symptômes non équivoques d’une affection cérébrale, succombait le 16, c’est-à-dire dix-sept jours après l’ingestion des strobiles. L’autopsie démontra que la mort était le résultat d’une méningite, due à la présence de corps ayant produit à la surface du cerveau des sillons, tout à fait analogues à ceux que M. Baillet a décrits et qu’il regarde comme le résultat du passage d’embryons de Tæniadées en migration.

Cette expérience tire un intérêt particulier de ce que M. Küchenmeister ayant envoyé des fragments de ces mêmes strobiles à différents observateurs, résidant en des points éloignés, les résultats ont été partout affirmatifs; cette concordance peut être regardée comme l’une des preuves les plus décisives de la réalité de l’infection ccenurique des races ovines par les Tænia du Chien, opinion qui d’ailleurs est aujourd’hui hors de doute.

§ lîl. — SPONGIAIRES.

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