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Coupe horizontale. A Coupe sagittale

Fig. 4. — Ambassis Wolfii, épiue de la nageoire dorsale.

, (Gross. 14/1 environ).

fossiles des terrains tertiaires, les Smerdis, ce qui confirme l’idée que ces Percoïdes appartiennent au groupe des Apogonint, rapprochement déjà saisi par Blecker dès 1876.

74*. — Sur la structure au tégument chez le Synodontis schall, Bloch-Schneider.

(En collaboration avec M. Auguste Pettit.)

(Bull. Mmtm. Hist. Iiat., t. IV, p. 264. - Réunion du 28 juin 1898.)

Dans un travail général sur les Silures du genre Synodontis (n* 108), j’avais attiré l’attention sur la structure de la peau et les villosités qui recouvrent celle-ci chez certaines espèces. Mais les conditions dans lesquelles se trouvaient les exemplaires, dont je pouvais disposer, ne permettaient pas de poursuivre bien loin cette élude.

Grâce à l’obligeance de M. Chantre, sous-directeur du Musée de Lyon, et au concours que m’a prêté M. A. Pettit, si versé dans

la connaissance des ressources de la technique microscopique moderne, il a été possible d’ajouter plusieurs détails, non sans importance, à ce que j’avais pu voir précédemment. Les sujets recueillis à Assouan appartenaient tous à la même espèce, le Synodontis Schall, ils avaient été simplement plongés dans l’alcool. La peau ne paraissait pas villeuse mais plutôt tomenteuse, un examen plus attentif montre que cet aspect est dû à un feutrage épais, serré qui recouvre le tégument et dont les fibres ne sont libres qu’à leur extrémité terminale sur une petite longueur. La structure de ces fibres; que j’avais déjà reconnues comme étant des dépendances^ des prolongements, du derme, a pu être mieux étudiée dans sa structure, mais nous avons découvert de plus qu’elles limitaient dès espaces, sorte de cryptes, remplis de cellules ordinairement; fusiformes, de dimensions tout à fait inusitées, car elles ne mesurent pas moins de 300 p à 400 p parfois 500 p, égalant par suite ou dépassant même le volume de l’ovule ou cellule-oeuf (200 à 300 g, d’après Mathias Duval). Les prolongements dermiques formant les [villosités paraissent donc ne pas être des organes du tact, comme j’avais cru pouvoir l’admettre d’abord, mais servent plutôt de soutènement aux grosses cellules de nature épitheliales, qui doivent sécréter le mucus, dont est recouvert la peau de ces Poissons.

75. — Sur certains caractères différentiels de quelques genres appartenant au groupe des Serranina.

76. — Sur les écailles ae la ligne latérale chez différents Poissons Percoïdes.

(C. B. Ami. Se., t. LXX1V, p, 406 ; 10 août 1814.)

L’étude des écailles de la ligne latérale des Poissons avait jusqu’ici été négligée par les auteurs systématiques, ces deux notes ont pour but de montrer que ces organes peuvent cependant fournir des caractères d’une grande netteté pour la classification. Les

Percoïdes voisins de la Perche et du Serran (Percina et Serra,nim de M. Günther) ont été examinés à ce point de vue ; les préparations, au nombre d’environ cinq cents, déposées dans les collections du Muséum, ne représentent pas moins de quarante genres et environ trois cent cinquante espèces.

La structure réelle des écailles de la ligne latérale chez la Perche, prise comme type, est exposée en premier lieu. Trompés par une illusion d’optique, les zoologistes avaient admis jusqu’ici que le canal de ces écailles offrait deux ouvertures, l’une antérieure tournée vers la base de l’écaille, l’autre postérieure taillée en biseau à la limite intérieure de l’aire spinigère : cette dernière ouverture n’est qu’apparente. Outre le premier orifice, il y en a d’abord un second très petit, à l’extrémité d’un tube, qui traverse toute l’aire spinigère, puis un troisième largement ouvert au travers de la lamelle, lequel met en communication le canal avec l’extérieur par la face profonde. Ce type, le plus habituel, se rencontre chez plus d’une vingtaine de genres dansles groupes étudiés.

Deux autres types, l’un simplifié par l’absence du tube traversant l’aire spinigère, le second compliqué, le tube au lieu d’être simple étant ramifié, se rencontrent chez les Centropomus et les Polyprion d’une part, chez les Lutjanus, les DiacopelesElelis, les Apsilus, les Aprion d’autre part.

Enfin les Grammistes, les Pypticus, montrent un type anormal d’écailles, celles du corps, plongées dans le tégument, offrant la structure qu’ont ces organes chez les Anguilles, celles de la ligne latérale étant réduites à de simples tubes libres. Ceci met en évidence l’indépendance morphologique des deux parties de l’écaille de la ligne latérale, la lamelle et le tube. L’étude de ces organes chez les Percarina en fournit une autre démonstration.

La structure des écailles de la ligne latérale'fait bien saisir, on le voit, les rapports qui unissent entre eux plusieurs groupes et la place réelle qu’il convient d’assigner à quelques espèces, elle peut montrer d’un autre côté la composition hétérogène de certains genres.

Les Serrans par exemple, sans parler des Anthias, présentent trois types nettement tranchés ; les uns, comme le Serranus scriba, Lin., ont ces écailles construites sur le modèle de celle de la Perche ;

d’autres, avec le Serranus gigas, Bl. Schn., ont ces mêmes écailles privées d'aire spinigère et profondément enfoncées dans la peau ; cette conformation se retrouve sur un nombre considérable d’espèces rapprochées déjà du Mérou; enfin chez le Serranus itaiara, Lichtenst., l’écaille de la ligne latérale, analogue à celle du Serranus gigas, Bl. Schn., est munie d’un tube ramifié traversant l’aire spinigère.

Le genre Pleotropome n’offre pas moins de variétés, puisqu’on y rencontre les dispositions signalées chez la Perche, le Mérou, les Lutjans, les Centropomes.

Ces différences, très nettes et constantes pour chaque groupé d’espèces, devront certainement fournir de bons caractères taxinomiques; il est toutefois probable, l’appareil auquel on les emprunte étant un appareil de sens spécial, qu’on n’établira ainsi que des divisions d’ordre inférieur.

77. — Remarques sur la valeur de certains caractères anatomiques employés pour la classification des Poissons.

'7 fîS (C. fi. Acad. Sc., t. LXXV, p. 1535 ; 2 décembre 1872.)

Les faits dont il est question dans ce travail, tout en se rapportant aux mêmes animaux, sont relatifs à des considérations d’un ordre plus général ; ils complètent et justifient sur certains points les déductions de la note précédente.

En examinant les écailles chez les Percina de la collection du Muséum, j’ai pu de nouveau montrer que le caractère employé par Agassiz pour ses grandes divisions des Poissons ordinaires et emprunté à la conformation cténoïde ou cycloïde des écailles, telle quel’admettait cet auteur, comporte de nombreuses exceptions. Les Percoïdes, tout en étant un des types les plus complets de la première de ces divisions, offrent cependant des faits anormaux à ce point de vue; en premier lieu, chez l 'Aspro vulgaris s’observent souvent, sur la ligne ventrale, des écailles entièrement cycloïdes ; elles sont toutes construites sur ce dernier type chez VÈnoplosus armatus de la Nouvelle-Hollande ; enfin il en es t de même chez les

Siniperca, qui par tous leurs autres caractères sont si rapprochés des Perches proprement dites.

Le revêtement squameux étudié sous le rapport du nombre des écailles estimé par les lignes latérale et transversale, conduit à des résultats singuliers. En comparant, d’une part, les Perça et les Lalrax. d’autre part les Siniperca et les Percalabrax , on remarque une différence très notable, les formules étant beaucoup plus élevées chez les seconds que chez les premiers. Si même on examine les Perça et les Labvax de l’un et l’autre Continent, on voit que les espèces européennes de ces deux genres ont des formules plus élevées que les espèces d’Amérique, en un mot il y a concordance avec la distribution géographique (n* 134).

Pour prévenir toute confusion, on trouve indiquées brièvement, à la fin de cette note, les raisons qui m’ont empêché d’admettre les genres nombreux établis par les zoologistes américains aux dépens des Labrax et fondés sur la disposition, trop peu importante, des dents linguales. On peut encore déduire de ces études que les espèces marines ont des caractères moins variables et plus tranchés que les espèces dulçaquicoles.

78. — Sur la présence décailles cténoïdes chez un Characinidée, le Nannæthiops unitæniatus, Günlher.

(Bull. Soc. philom. Pans,, 8“ série, t. V, p. 13, 1 flg. ; 22 octobre 1892.)

Bien qu’on ne doive plus attacher aujourd’hui à la considération des écailles l'importance capitale que L. Agassiz avait cru pouvoir leur attribuer dans la classification, cependant cés organes donnent d’utiles renseignements pour les divisions d’ordre inférieur. 11 n’est donc pas sans intérêt, dans une famille regardée comme typique, en quelque sorte, desCycloïdes, de signaler un Poisson ayant des écailles cténoïdes monostiques comparables à celles de certains Gobius. J’avais observé le fait sur des exemplaires recueillis dans l’Afrique occidentale par M. Dybowski et que je rapportais au Nannæthiops unitæniatus, les types mêmes du British Museüm, que j’ai pu examiner, grâce à l’obligeance de M. Günther, n’en diffèrent pas sous ce rapport.

J’ai cru devoir insister à cette occasion sur la distinction à établir entre les écailles réellement cténoïdes ( Gobius , Perça) et les écailles pseudo-cténoïdes (Myriprisiis), ainsi que sur la confusion trop souvent faite entre les écailles cténoïdes spanostiques, c’est-à-dire sans spinules ( Siniperca), et les écailles cycloïdes proprement dites ( Cyprinm).

79. — Sur le aéveloppement aes spinules dam les écailles du Gobius niger Lin.

(C. R. Acad. Sc t. LXXX1, p. 137; 0 décembre 1875.)

Deux opinions ont été émises quant à l’origine des spinules pour les écailles cténoïdes des Poissons : les uns les considèrent comme de simples prolongements, de la lamelle (L. Agassiz), les autres comme se développant à part et ne se soudant que plus tard à cellesci (Mandl). L’examen des écailles chez le Gobius niger, Linné, serait en faveur de cette dernière manière de voir.

Chez ce Poisson, à écailles cténoïdes monostiques, le bord postérieur libre de la lamelle porte une rangée de spinules, qui croissent comme taille du centre à chacune des extrémités de la série. En dehors des spinules complètes, sè trouvent deux de ces organes en voie de développement. On peut suivre le mode suivant lequel s’accomplit celui-ci. Parmi les cellules épithéliales, qui bordent l’écaille postérieurement, constituant une lamelle dans laquelle se trouvent comme noyées les spinules, un certain nombre vers chaque angle sont contenues dans un follicule creux, qui renferme une papille conique aux dépens de laquelle se forme la spinule, dont l’extrémité se développe d’abord; plus tard seulement, après destruction du follicule, la base se produit, amenant la disparition de la papille. C’est alors qu’elle se joint à la lamelle; mais dans le Gobius niger. cette union est toujours médiate et, par l’action de réactifs convenables, ùn peut s’assurer de l’absence de soudure réelle entre les parties. M. Carlet (1878) a contesté l’origine épidermique des spinules, les arguments sur lesquels il s’appuie ne paraissent pas à l’abri d'objections sérieuses, résultant de ce qu’il n’a peut-être pas tenu assez compte de l’évolution opérée parla spiiiule

pour gagner les parties profondes et arriver en contact avec la lamelle. Au reste, le point que j’ai tenu surtout à mettre en lumière, et qui me paraît le plus important, est l’indépendance primitive des deux parties constituantes principales des écailles cténoïdes.

Ce mode de développement rapproche les spinules des scutelles, qui revêtent le tégument des Plagiostomes, tandis que la lamelle, plus spéciale aux Téléostéens, paraît être une dépendance des parties profondes de la peau, c’est-à-dire du derme.

80. —Sur quelques particularités du squelette chez le Caranx carangus Bl.

Ce Poisson, qui, pendant quelques mois, fut apporté sur le marché de Paris par le navire le Frigorifique , a les hæmépines des troisième et quatrième vertèbres caudales dilatées en palette, offrant la forme d'un cœur renversé, et les quatre ou cinq côtes antérieures renflées en olive allongée, au point que leur diamètre peut atteindre H millimètres, tandis que, dans la portion voisine de la vertèbre, l’épaisseur est d’à peine 1”“,5. L’examen histologique montre que cette forme inusitée des côtes est en rapport avec le développement excessif du tissu spongieux central.

81. — Sur le mode de formation des Coprolithes hélicoïdes, d'après les faits observés à la Ménagerie des Reptiles sur les Protoptères.

(C. B. Acad. Se., t. CXXU, p. 742 ; 23 mars 1896.)

Bien que depuis les recherches de Buckland, tout le monde soit d’accord pour voir dans les Coprolithes hélicoïdes, si abondants à certains niveaux géologiques, les fèces de divers Vertébrés à sang froid, on ne s’est pas jusqu’ici préoccupé des conditions dans lesquelles les résidus alimentaires peuvent prendre cette forme particulière, car la présence d’une valvule spirale dans l’intestin n’est pas suffisante, puisque chez les Requins et les Raies rien de semblable ne se produit.

Dans cette note j’établis que chez les Poissons à respiration exclusivement branchiale, l’intestin étant plein d’eau et non distendu par des gaz, il ne peut y avoir de fèces moulées. La présence de Coprolithes hélicoïdes implique nécessairement une respiration, au moins en partie, aérienne, pulmonaire, aussi ne rencontre-t-on jusqu’ici quelque chose de semblable chez les animaux actuels que chez les Dipnoïques, lesquels présentent à la fois cette respiration et une valvule spirale dans 1 intestin : c’est ce qu’ont montré les observations faites sur le Protopterus annectens, à la Ménagerie des Reptiles. Inversement, tout Vertébré qui produit des Coprolithes hélicoïdes, doit pouvoir respirer l’air en nature. On comprend l’importance du fait dans certaines recherches paléontologiques.

82. — Sur les habitudes terrkoles d'un Siluroïde africain (Clarias lazera, Cuvier et Valenciennes).

(Bull. Muséum Bist. nat., 1.1, 271. - Réunion du 26 novembre 1898.)

Les Silures du genre Clarias sont, on le sait, pourvus d’un appareil suprabranchial, formé de ramifications compliquées, qu’on regarde comme suppléant, dans certaines circonstances, à la respiration normalement branchiale de ces Poissons. Une observation faite à Nioro, dans nos possessions sénégalaises, par M. le docteur Suard, médecin de la marine, vient de nous apporter à ce sujet d’intéressants détails. En ce point du Soudan français, la saison pluvieuse ne dure que deux mois, tout le reste de l’année la sécheresse est absolue. Le Clarias lazera , lors de cette période d’assèchement, se retire dans des sortes de trous, de terriers, pendant le jour et en sort la nuit pour ramper à terre dans les champs, à la recherche du millet dont il fait sa nourriture. Un certain nombre de sujets ont été, pendant plusieurs mois, conservés dans une caisse en captivité et amenés par le D' Suard jusqu’au port d’embarquement, où un accident les a malheureusement fait périr. 11 n’est pas douteux que l’appareil suprabranchial ne permette à ces Poissons dans ces circonstances de respirer Pair atmosphérique en nature.

83. — Remarques sur la construction dit nid de I’Antennariüs marmoratus, Lesson et Oamot, dam la mer des Sargasses.

i ' ’\c. fl. séances Soc. Biol.,.» série, t. IV, p. 732, 1887.)

Ayant eu l’occasion de disséquer, si l’on peut dire, plusieurs de ces nids, signalés pour la première fois par Agassiz dans la mer des Sargasses, je suis arrivé sur la construction de ces corps singuliers à une conclusion un peu différente de celle qu’émet ce savant auteur, car il les regarde comme formés de fragments de plantes marines. C’est, au contraire, avec une Sargasse unique, que le Poisson établit cette espèce de radeau en commençant par relier, au moyen d’un fil soyeux, les différents ramuscules à partir du centre, d’où ils divergent d’une façon plus ou moins régulièrement dichomotique. On peut, en brisant méthodiquement les fils, développer la plante dans son entier et lui rendre sa forme primitive.

84. — Remarques sur la disposition fonaamentaje des teintes chez

un Écheneis cirant.

(Bull. Soc. phitom. Paris, 7* série, t. VIII, p. 8 ; 27 octobre 1883.)

Un fait bien connu, c’est que chez les animaux en général, et les Poissons ne font pas exception à la règle, les parties supérieures du corps sont plus ou moins colorées, tandis que les inférieures restent pâles; celte différence est attribuée à l’influence de la lumière, qui frappe les premières plus directement que les secondes. La disposition singulière des teintes chez les Pleuronectes confirme cette idée, puisqu’on voit le côté qui porte les yeux et se trouve dirigé en haut, coloré, le côté opposé était normalement blanchâtre.

Les Écheneis en donneraient une nouvelle preuve. Fixés aux corps submergés par leur, ventouse supracéphalique, c’est le dos de l’animal qui se trouve à l’abri de la lumière, le ventre y étant au contraire exposé; aussi, observe-t-on une sorte. ,de renversement dans la distribution des teintes, celui-ci étant plus fortement coloré que celui-là.

Cette observation a été faite à bord du Talisman sur un Rémora trouvé adhérent à la peau d’un Requin (Carcharias glaucus).

85. — Remarques sur l’orientation des œufs dans l'oviducte chez les

PoUsons Élasmobranches ovipares.

(Bull. Soc. philom. Paris, 7' série, t. VIII, p. 178; 28 juin 188*.)

La reproduction ovipare chez les Élasmobranches a été jusqu’ici presque exclusivement rencontrée chez les différents genres des Scyllidées et chez les Raies. Un caractère commun aux œufs de ces Poissons, c’est que l’enveloppe cornée protectrice, présente à l’une de ses extrémités une fente, dont les bords sont simplement accolés par l’élasticité propre de la paroi, sorte d’orifice, qui livre passage au petit arrivé à la fin de son développement. .

11 résulte d’observations faites d’abord sur plusieurs Pristiurus melanostomas, puis les deux Roussettes de nos côtes, Scyllium canicula, S. catuJus, que chez ces Squales, cet orifice de sortie se trouve, pendant la descente dans l’oviducte, tourné vers les parties profondes. Chez les Ràia c/avuta et R. bâtis la position est inverse, l’orifice étant tourné vers le cloaque. L’examen à porté, dans l’un et l’autre cas, sur d’assez nombreux exemplaires, sans que j’aie trouvé d’exception à ce fait, très singulier si l’on se rappelle que la glande nidamenteuse, sécrétant la coque cornée, et que les canaux vecteurs ne paraissent pas différer sensiblement dans ces deux groupes, pour ce qui est au moins de la disposition générale des organes.

86. — Sur les dimensions comparatives des adultes et des jeunes chez

un Poisson Élasmobranche /’Alopias vulpes.

(Bull. Soc. philom. Paris, 7* série, t. X; 12 décembre 188S.)

87. — Note sur un fœtus gigantesque e/’Oxyrhina Spallanzanii, Bonaparte.

(Bull Soc. philom. Paris, 8" série, 1.1, p. 38;3 décembre 1888.)

D’après ces observations, la taille que peuvent atteindre les

jeunes Squales avant leur naissance, dans les espèces vivipares, paraît pouvoir varier dans des limites assez étendues. Les dimensions étant jusqu’à un certain point, en rapport avec celles de la mère, sur les individus très développés, le petit serait proportionnellement plus grand.

Un Alopias vulpes , pêché à Cette en présence de M. E. Moreau, etatteignant 4",70, portait dans l’utérus quatre petits, longs chacun de 1“,55; on trouve sur nos côtes des exemplaires de cette même espèce, déjà d’un certain âge, qui cependant mesurent à peine 1“,20 à 1“,30, moins grands par conséquent que ne l’auraient été ces petits au moment de la naissance.

Le second fait est sans doute du même ordre. La Collection du Muséum possède un foetus d 'Oxyrhma Sapallanzanü depuis 1832, fœtus, qui mesure près de 50 centimètres de long, et portant encore une vésicule ombilicale volumineuse, de 24 centimètres de grand diamètre, 14 de petit, le poids total est de 3 k ,250 dans l’état de conservation où se trouve la pièce.

Cette observation ne doit-elle pas faire penser que la mère, qui portait cet œuf gigantesque, devait avoir une taille proportionnée, l’espèce, dit-on, peut atteindre 3 mètres, mais les individus pris habituellement sur nos côtes, bien qu’ils soient en état de se reproduire, sont de dimensions beaucoup moindres 1“,50 à 2 mètres. 11 est supposable que, chez ces derniers, l’œuf atteint un moindre volume.

88. — Sur l'œuf d'un Poisson au groupe des Squales, Stegostoma tigrinum, Broussonet.

(C. il. Acad. Sc., t. LXXXVI, p. 1379; 20 mai 1878.)

On ne peut que rarement rapporter à une espèce précise les œufs que pondent les Squales, appartenant à la Famille des Scyllidæ. 11 faut pour arriver à cette détermination, soit capturer un individu femelle à un moment voisin de la ponte et prendre l’oeuf tout formé dans l’oviducte, ou avoir un de ces œufs dans lequel le développement du petit soit assez avancé pour qu’on puisse en reconnaître les caractères spécifiques.

Cette dernière circonstance s’est rencontrée sur un exemplaire, rapporté au Muséum d’histoire naturelle par M. Édouard Thierry. C’est, sans aucun doute, d’un Stegostoma tigrinum, Broussonet, que provient cet œuf. Il présente dans sa forme des caractères intermédiaires à ceux des Scyllium et des Ginglymostoma ayant la forme quadrilatérale des premiers et l’absence de prolongements aux angles des seconds.

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