I. — Succession des chaînes de montagnes. Récurrences
M. Suessamontré que les grandes chaînes qui bordent la dégression méditerranéenne, les Alpes, le Caucase, l’Himalaya, ne forment en réalité qu’une même zone de plissements, et qu’elles se rattachent les unes aux autres par la continuité des lignes de plis et par celle des zones de sédimentation. Il a montré ensuite qu’une méthode semblable permettait, malgré les lacunes des observations, de définir une chaîne plus ancienne, qui, s’étendant du sud de l’Irlande à la Bohême, se retrouve en Asie dans le Thian Chan, et une troisième, plus ancienne encore, allant de l’Écosse à la Scandinavie. C’est là le point de départ des idées nouvelles, que j’ai cherché à développer, tant dans mon cours de l’École des Mines que dans mes diverses publications.
Zones circumpolaires. — J’ai établi d’abord [25] l’importance et la généralité de cet échelonnement des phénomènes du nord vers le sud, en montrant que l’histoire de l’Amérique du Nord, malgré les différences apparentes de structure et de direction, se rattache à un même plan d’ensemble que celle de l’Europe. Le trait essentiel est l’existence très ancienne d un continent polaire; sur les bords de ce continent, une première zone de plissements n’est plus reconnaissable que par quelques témoins espacés : c’est la chaîne huronienne, antérieure aux premiers organismes connus; puis les trois autres chaînes, en retrait l’une sur l’autre, sont venues s’ajouter par poussées successives sur les bords du continent primitif. La continuité entre les plissements de l’Europe et ceux de l’Amérique ne peut être qu’une hypothèse, puisque la mer les sépare; il est même probable que pour une partie d’entre eux elle n’a jamais existé. Mais la correspondance d’un bord à l’autre
mers met de ce côté obstacle ices. Mais, telle qu’elle est ci feste de tout arrangement g vec la rotation et Paplatissem
1, celle des phénomèr
J’ai montré qu’il fallait admettre autant de récurrences que de chaînes 'emplacement de chaque chaîne, le granité s’élève < ndant et traversant des couches d’autant plus récent st moins ancienne. Après la période d’ascension < e des phénomènes éruptifs : les roches acides alterne roches basiques, qui peu à peu dominent seules, nfin que par un petit nombre d’évents séparés, on de phénomènes semble favorable h l’hypothèse i s chaque chaîne, par le jeu même des plissements, i rnlites) ou réservoirs de matière fondue, susceptibl s une période d’éruptions. On peut suivre pour chact s phases d'évolution chimique, de morcellement us serions aujourd’hui dans la phase d’extinction <
ies de roches échappent, il est vrai, à ce groupemen [85] les roches basiques qui accompagnent le premi
Les ondulations de la craie dans le bassin de Paris ont été depuis longtemps l’objet de nombreuses recherches. En 1891, M. G. Dollfus a réuni et complété ce que l’on savait sur la question; la carte d’ensemble qu’il a publiée a mis en évidence une frappante ressemblance d’allures avec les régions plissées, et en même temps une remarquable correspondance de direction avec les plis anciens des provinces voisines, telles que la Bretagne et l’Ardenne.
Les ondulations moins accentuées résultent d’ailleurs, comme les plis des montagnes, soit d’un mouvement lent et continu, soit de la superposition de plusieurs mouvements distincts. J’ai montré [71] qu’on pouvait isoler et étudier à part certaines phases de ces mouvements, et j’ai trouvé que ces composantes du déplacement total se superposent exactement. De même [76], au-dessus du bassin houiller du Nord, les ondulations de la surface des terrains primaires reproduisent fidèlement l’emplacement et la direction des plis anciens. L’application des mêmes principes conduisait à étendre l’étude aux fonds marins; là encore j’ai trouvé que les ondulations de ces fonds continuent les directions des plis de la côte. Ces exemples nouveaux, joints aux coïncidences signalées depuis longtemps en Europe et en Amérique, mènent à la conclusion que les plis se reproduisent toujours aux mêmes places.
L’étude des différentes surfaces examinées montre de plus qu’aux ondulations principales.s’ajoute un second système, en général moins marqué, formé de lignes perpendiculaires. La loi devient alors la suivante : Le réseau de déformation reste fixe et se compose d’un double système de lignes orthogonales. Les unes, comme le montre l’étude des zones de montagnes, entourent grossièrement le pôle et forment un système de parallèles; les autres forment un système conjugué Aeméridiens. Ces méridiens et ces parallèles n’ont rien de géométrique dans leur allure; ils oscillent irrégulièrement autour de leur position moyenne, en dessinant la série de nœuds et de ventres dont j’ai parlé à propos des massifs amygdaloïdes. C’est dans les parties renflées que s’élèvent souvent les massifs granitiques et que se forment les dômes ellipsoïdaux soumis à des mouvements alternatifs de soulèvement et d’affaissement.
Théoriquement la règle énoncée s’explique par une décomposition
mes, les plis de la Provence se sont trouves écrasés cul-de-sac qui fait comprendre la cause de leur com[ mnelle.
encore que, le long des traits du second système le ués, se créent des arêtes de rebroussement dont, en di de l’Arve, les Alpes et le Plateau Central offrent de pies et qui introduisent des exceptions apparentes, i ■manence des directions, soit à celle de la perpendi
:e d’un réseau fixe de lignes de déformation, compo t de parallèles, semble, au point de vue mécanique, ition satisfaisante du problème de la déformation i iment refroidie. On peut dès maintenant affirmer qu réseau ne coïncident pas exactement avec ceux de la s. Quand l’étude combinée des continents et des fon jouti à sa connaissance complète, si les exception! atées ne se montrent pas plus nombreuses dans d'a peut espérer trouver dans cette voie un lien qui rat